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Xiaomi 17 : L’offensive européenne se précise avec un prix agressif et un retour au ludique

Xiaomi ne fait pas les choses à moitié. En septembre dernier, le géant chinois officialisait sa nouvelle génération de smartphones haut de gamme, les Xiaomi 17. Le saut générationnel est marqué, jusque dans la nomenclature : en passant directement du 15 au 17, la marque gomme l’écart numéraire avec l’iPhone, affichant sans détour son ambition de rivaliser avec la firme de Cupertino. Si les fiches techniques chinoises promettaient déjà des performances de haute volée, les spécificités du lancement européen restaient floues. Grâce à une fuite provenant d’un grand revendeur allemand, nous avons désormais une idée précise de ce qui attend le Vieux Continent.

Une politique tarifaire revue à la baisse ?

C’est la surprise de cette fuite : le positionnement prix semble plus doux que prévu. Alors que les tarifs chinois — oscillant entre 540 et 600 euros hors taxes — ne sont jamais représentatifs du marché européen, la capture d’écran relayée par nos confrères de Notebookcheck est explicite. Le Xiaomi 17, dans sa configuration 12 Go de RAM et 512 Go de stockage, y est affiché à 1 099 €.

Pour mettre ce chiffre en perspective, il faut se rappeler que son prédécesseur, le Xiaomi 15 à configuration égale, affichait un prix de vente conseillé de 1 103 € sur le site officiel. D’autres bruits de couloir évoquent même un prix de départ sous la barre symbolique des 1 000 €, fixant le modèle 256 Go à 999 €. Contrairement aux visuels qui circulent, le smartphone devrait être décliné en trois coloris lors de son arrivée.

Quelques concessions techniques pour l’Europe

Si le prix est attractif, le modèle européen ne sera pas la copie conforme de son jumeau asiatique. Le revendeur allemand dévoile une différence de taille concernant l’autonomie. Là où la version chinoise bombarde avec une batterie de 7 000 mAh, l’édition internationale devrait se contenter de 6 330 mAh.

Il convient toutefois de nuancer cette baisse. Même avec cette capacité « réduite », cela représente une augmentation substantielle de 20 % par rapport aux 5 240 mAh du Xiaomi 15 actuellement vendu en France. Les utilisateurs devront patienter jusqu’au Mobile World Congress de Barcelone, prévu du 2 au 5 mars 2026, pour confirmer ces données lors du lancement officiel.

L’écran secondaire : gadget ou véritable atout ?

Au-delà des chiffres bruts, c’est sur le design et l’ergonomie que le Xiaomi 17 Pro, en particulier, tente de se démarquer avec l’intégration d’un écran secondaire au dos. Cette approche rappelle la philosophie des smartphones pliants à clapet, dont l’attrait principal réside souvent dans cet affichage externe. L’idée est séduisante : disposer d’une interface miniature, un peu comme une smartwatch intégrée au téléphone, permet de consulter l’heure ou ses notifications d’un simple coup d’œil sans avoir à manipuler l’appareil.

Pour ceux qui passent leurs journées à un bureau, c’est un confort indéniable qui évite d’être constamment happé par son écran principal. En déplacement, la gestion de la musique devient fluide, et lors d’événements sociaux, ce petit écran se transforme en miroir de retour pour des photos parfaites, un détail qui suscite souvent l’enthousiasme. Bien sûr, l’expérience n’est pas toujours parfaite sur ce type de format, comme l’ont prouvé certains modèles concurrents type Motorola Razr où la réalité d’usage rattrape parfois les espérances.

Cependant, Xiaomi semble vouloir pousser le concept plus loin pour éviter l’écueil du gadget inutile. Le constructeur propose des options de personnalisation poussées, allant du fond d’écran aux widgets météo ou agenda. Plus surprenant encore, la marque joue la carte de la nostalgie et du divertissement : il est possible de jouer à de petits jeux sur cet écran dorsal. Xiaomi commercialise même une coque officielle dotée de boutons physiques rappelant la Nintendo Game Boy, facilitant le contrôle de ces mini-défis.

Dans un marché saturé de dalles noires uniformes et de designs génériques de plus en plus fins, voir un constructeur tenter de rendre le smartphone à nouveau « amusant » est une bouffée d’air frais. Reste à voir si cette fantaisie ergonomique, couplée à une tarification agressive, suffira à faire de l’ombre à Apple et Samsung sur le sol européen.