Revue de la presse quotidienne internationale africaine

Dakar – La presse africaine parue jeudi s’intéresse à moult sujets d’actualité, notamment le dialogue politique au Gabon, la situation économique au Sénégal, le Conseil des ministres au Burkina Faso, les préparatifs aux élections générales d’août prochain au Kenya et l’état d’urgence décrété au Mali.

Au Gabon, le quotidien +l’Union+ continue de focaliser sur le dialogue politique national, faisant savoir qu’au lendemain du coup d’envoi de la phase politique, représentants de la majorité et de l’opposition mettaient hier la dernière main à leurs travaux initiaux, en prévision de la plénière de vendredi, lors de laquelle ils présenteront leurs rapports respectifs.

‘’Dialogue national : Travaux en interne’’, affiche le journal à sa Une, soulignant que chaque camp, majorité comme opposition, s’attelait à la finalisation en interne de ses réflexions sur les différentes thématiques retenues pour cette phase politique.

Et d’ajouter que les participants sont à pied d’œuvre et ont jusqu’à aujourd’hui pour tout harmoniser avant d’ouvrir, dès demain, les travaux en commissions pour débattre notamment de la réforme des institutions et l’état de droit, la modernisation de la vie publique et la consolidation de la paix et de la cohésion nationale.

Par ailleurs, la publication se fait l’écho du lancement mercredi d’une campagne nationale de vaccination gratuite contre la rougeole (19-23 avril), avec l’implication personnelle de la Première Dame, Sylvia Bongo Ondimba.

Organisée à titre préventif, cette campagne, qui se tient sur l’ensemble du territoire et cible plus de 260.000 enfants âgés de 9 mois à moins de 5 ans, a pour objectif d’interrompre la chaîne de transmission de la rougeole et de réduire le risque de contagion dans les départements épargnés par la maladie, indique le journal.

Dans une allocution de circonstance, le ministre de la santé, Léon Nzouba, cité par le quotidien, a fait savoir qu’environ 290.000 doses de vaccin anti-rougeoleux ont été mises à disposition des équipes et que plus de 2.200 agents de santé, aidés par plus d’un millier de volontaires, ont été mobilisés pour cette opération.

Au Sénégal, le quotidien +Le Soleil+ se fait l’écho du rapport Pulse de la Banque mondiale (BM), dans lequel elle souligne que le Sénégal fait partie des sept pays d’Afrique subsaharienne à économie résiliente, à savoir la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Kenya, le Mali le Rwanda, le Sénégal et la Tanzanie.

Ce rapport semestriel qui analyse l’état des économies africaines, a été rendu public mercredi à Washington par Albert Zeufack, économiste en chef de la BM pour la région Afrique, note le journal, ajoutant que la croissance économique en Afrique subsaharienne est en train de rebondir en 2017 après avoir enregistré en 2016, son niveau le plus bas depuis plus de deux décennies.

La région montre des signes de reprise et la croissance devrait atteindre 2,6 pc en 2017, souligne le rapport, relevant que cette reprise reste néanmoins faible et la croissance économique ne devrait se situer que légèrement au-dessus de la croissance démographique, un rythme qui entrave les efforts en faveur de l’emploi et de la réduction de la pauvreté.

Son confrère +Vox Populi+ revient sur les principales décisions issues du conseil des ministres tenu mercredi, lors duquel le président de la République a insisté sur la nécessité de «ºprendre toutes les dispositions logistiques préventives, en vue d’un aménagement adéquat, d’une modernisation soutenue et d’une sécurisation optimale des lieux, installations et établissements de séjour des pèlerins du Daaka (retraite spirituelle) ainsi que du renforcement des dispositifs d’adduction en eau potable de Médina Gounass et des localités polarisésº».

Le quotidien +Enquête+ s’intéresse, de son côté, à la rencontre de communication tenue par la division de la communication de la Gendarmerie nationale, au cours de laquelle elle a rendu publiques les statistiques de sa mission de défense et de sécurité des biens et personnes pour l’année 2016.

D’après la même source, une baisse de la criminalité a été constatée l’année écoulée, mais également des arrestations, des saisies de drogue, de bois, entre autres, ajoutant qu’un total de 6007 délits ont été enregistrés pour 8142 personnes arrêtées.

Au Burkina Faso, le journal public +Sidwaya+ rapporte que l’hebdomadaire Conseil des ministres, tenu mercredi à Ouagadougou, a statué sur plusieurs dossiers dont la grogne des éléments de la Compagnie républicaine de sécurité. Le mouvement d’humeur des personnels de la police nationale s’est invité aux débats lors du Conseil des ministres d’hier, souligne la publication, notant que selon le ministre de la Communication porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance Dandjinou, le ministre d’Etat en charge de la sécurité, Simon Compaoré, a fait au Conseil le point de la situation et les démarches déjà entreprises, notamment un audit sur la gestion des fonds qui est en cours. «Le ministre de la Sécurité a eu une rencontre avec les policiers au cours de laquelle il leur a demandé de reprendre le travail en attendant les résultats de l’enquête. Le Conseil s’est donc gardé de prendre des décisions allant dans le sens de sanctions. Mais si la plainte des policiers est justifiée, réparation leur sera faite et des sanctions seront prises à l’encontre des fautifs. En attendant, le gouvernement demande aux mécontents d’avoir foi aux engagements du ministre de la Sécurité», a-t-il déclaré.

Le journal s’interroge à cet égard si un projet de décret serait en préparation pour réguler la question des services payés de la police nationale.

Au volet culturel, la presse locale révèle que le comité d’organisation du festival ‘’Jazz à Ouaga’’ a animé, mercredi à Ouagadougou, une conférence de presse sur les activités et le plateau artistique au programme de la XXVe édition de l’évènement. En déroulant le menu de cette édition, prévue du 28 avril au 6 mai 2017, ils ont noté la participation d’artistes de renommée internationale comme Larry Skoller des USA et Joss Stone du Royaume Uni, souligne-t-on.

Au Kenya, les principaux quotidiens de la place consacrent l’essentiel de leurs commentaires aux préparatifs des partis, des coalitions politiques et des différents organismes concernés pour les prochaines élections générales d’août prochain.

Les journaux s’attardent ainsi sur les préparatifs du Parti Jubilee (JP) au pouvoir, relevant que le JP a décidé de tenir ses primaires en deux jours (21 et 25 avril) au lieu d’une journée comme prévue initialement, en vue d’ »alléger la pression sur la logistique » et garantir « des résultats crédibles ».

Les primaires de Jubilee auront lieu le 21 avril dans 22 comtés perçus comme des bastions du parti, et le 25 du même mois dans 23 autres comtés, précise-t-on.

Dans le même sillage, les quotidiens rapportent que le Conseil des élections du JP a décidé de renvoyer 73 agents chargés de superviser les élections dans le comté de Nyeri pour « mauvaises pratiques électorales », soulignant que cette décision intervient sur la base d’informations faisant état d’une « réunion secrète », mardi soir, avec des candidats pour les primaires dans ce comté.

La presse revient, aussi, sur la question des divergences entre les composantes de la coalition de l’opposition, la « National Super Alliance » (NASA), sur le choix de son candidat pour la prochaine présidentielle.

Les journaux rapportent des déclarations de membres du Comité national de Coordination de la NASA dans lesquelles ils ont « laissé entendre » que les leaders de l’alliance « se rapprochent » d’une décision dans ce sens et qu’ils n’ont plus besoin d’une « retraite » pour trancher sur cette question.

Les dirigeants de la coalition devraient recevoir officiellement, ce jeudi, le nouveau venu au sein la coalition, le gouverneur du comté de Bomet et chef du parti « Chama Cha Mashinani », Isaac Ruto, relève-t-on.

Par ailleurs, le journal « Daily Nation » relève que six citoyens kényans ont saisi mercredi la justice pour contester l’attribution directe par la Commission électorale indépendante (IEBC) à la société française Safran du marché (3,8 milliards de shillings) de kits biométriques d’enregistrement, d’identification et de transmission des résultats de vote lors des prochains scrutins.

D’après la publication, les plaignants reprochent à l’IEBC d’avoir accordé directement le contrat à l’entreprise française, estimant que la commission électorale a ainsi enfreint les règles d’attribution des marchés publics.

Au Mali +L’essor+ écrit qu’un nouvel état d’urgence d’une durée de dix jours à compter de mercredi à minuit a été décrété sur toute l’étendue du territoire national. Le gouvernement justifie cette mesure par le fait que « la situation sécuritaire au Mali et dans la sous-région reste caractérisée par la persistance de la menace terroriste ainsi que des risques d’atteinte grave à la sécurité des personnes et de leurs biens », selon le journal qui cite un communiqué officiel publié à l’issue d’un conseil des ministres. Et de préciser que la déclaration de l’état d’urgence, indique le communiqué, « vise à renforcer les dispositifs de prévention et de lutte contre le terrorisme et d’accroître les capacités opérationnelles et les actions de contrôle des forces armées et de sécurité sur le territoire national ». L’état d’urgence déclaré précédemment sur le territoire national, le 30 mars dernier, pour une durée de dix jours, a expiré le 9 avril, rappelle la publication.

Son confrère +L’indicateur de renouveau+ rapporte qu’environ 150.000 enfants sont déscolarisés ou non-scolarisés du fait des fermetures d’écoles dans le nord du Mali, ajoutant que 1.630 enseignants sont absents dans les zones touchées par l’insécurité.

Malgré l’ampleur des besoins, la capacité de réponse des partenaires humanitaires est grandement limitée faute de ressources, note le journal, soulignant que l’appel de fonds de 35 millions de dollars pour soutenir les interventions humanitaires dans le secteur de l’éducation en 2017 n’a reçu aucun financement confirmé à ce jour.

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