Le renminbi, est-il la vraie origine de la crise du Qatar ?

Berlin : Selon un stratégiste américain, se serait en effet, la monnaie chinoise, le renminbi, qui est le véritable déclencheur de la crise du Qatar.

Renminbi – Monnaie chinoise

Le Qatar est, et depuis plusieurs semaines, mis en quarantaine par trois de ses voisins du Golfe : l’Arabie, le Bahreïn et les Emirats. Cette crise sans précédent dans la région du Golfe arabo-persique, serait une volonté américaine, exécutée par ses proxys locaux : les trois pays du Golfe suscités, en plus d’une flopée de suiveurs pauvres comme la Tunisie et l’Egypte.

C’est ce qu’affirme le stratégiste américain basé en Allemagne William Engdahl.

Dans une interview, publiée sur le site moscovite, the New Eastern Outlook, William Engdahl, qui est aussi économiste et professeur à l’Université de Wiesbaden, en Allemagne, a indiqué que le Qatar est en vrai, en train d’être puni par les américains, à cause de la monnaie chinoise, Le renminbi.

UNE GUERRE MONÉTAIRE

Le renminbi, qui est la monnaie réelle chinoise, alors que le Yuan n’est qu’une unité de compte, a été utilisée par le Qatar pour vendre à la Chine des quantités de gaz liquéfié. Ceci aurait provoqué l’ire des américains, qui se battent le plus violemment, pour préserver sa place au dollars, comme la monnaie unique du commerce international.

William Engdahl a dit :

‘’Des sources bien informées en Hollande, ont affirmé que Washington voulait punir le Qatar pour avoir accepté de vendre son gaz naturel à la Chine. Non pas en dollars américains, mais en renminbis. Cela a apparemment alarmé Washington, car le Qatar est le plus grand exportateur mondial de gaz liquéfié. Dont la plus grande partie part vers l’Asie.’’

LE PRINTEMPS ARABE – UNE RAISON MONÉTAIRE
William Engdahl

Par ailleurs, le stratégiste américain a souligné que le dollars est l’une des principales sources de la puissance américaine dans le monde. Et pour perpétuer son statut de monnaie internationale dominante, les USA n’hésitent pas à déclencher des guerres et des opérations de changement de régime, à chaque fois que le dollars est menacé.

Cela aurait été le cas, selon William Engdahl, du printemps arabe.

‘‘En 2010, sous l’initiative du libyen Kadhafi, du tunisien Ben Ali et de l’égyptien Moubarak, la Libye avaient l’intention d’émettre un Dinar d’or arabe et d’exiger le paiement de leurs exportations de pétrole en dinar d’or et non en dollars américains. Cela devait former l’embryon d’une banque pan-arabe. Les courriels publiés de la secrétaire d’État, Hillary Clinton confirment ce point comme étant la raison de l’urgence de Washington pour destituer ces trois là – Ben Ali, Moubarak et Kadhafi – au cours des soi-disant printemps arabes.’’

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