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Festival du film documentaire de la culture hassanie à Laayoune: Projection de deux documentaires dénonçant les graves violations des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf en territoire algérien

Rédigé le 22/12/2018
MAP - LABIDI Nouamane


Laâyoune - Les films documentaires "Vie côtoyant la mort" et "Bienvenue en enfer" de leurs réalisateurs respectifs Lahcen Majid et Farid Regragui racontent l'histoire de six Marocains ayant réussi à fuir les camps de Tindouf, au sud-ouest de l'Algérie, où sont commises de graves violations des droits de l'homme.

Ces deux films projetés dans le cadre de la compétition officielle du 4è Festival du film documentaire sur la culture, l'histoire et l'espace sahraoui hassani dénoncent les violations systématiques des droits humains par le polisario et le calvaire vécu au quotidien par les Sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf, en territoire algérien.

Ainsi, le film "Vie côtoyant la mort" rappelle l'histoire de six Marocains, cinq hommes et une femme ayant réussi à fuir les camps de Tindouf, où la direction du polisario impose une dictature terrible aux Sahraouis séquestrés dans des conditions inhumaines. Le film de 90 minutes explore ainsi ces faits dans des scènes soutenues par des témoignages terrifiants des victimes qui ont vécu dans des conditions inhumaines sous une menace et une violence quotidiennes.

Le metteur en scène jette la lumière sur le dénominateur commun de ces six héros de la patrie, qui après avoir réussi à fuir les camps de Tindouf et à regagner la mère patrie, ont décidé de poursuivre leur combat et de défendre le bien-fondé du projet d'autonomie du Sahara marocain. 

Dans une déclaration à la MAP, le réalisateur a souligné l'impératif de hisser le niveau de la production cinématographique de manière à contribuer à la défense de l'intégrité territoriale du Royaume mais aussi "de faire entendre la voix des victimes des exactions commises dans les camps de Tindouf.

Il s'agit également, selon M. Majid, de continuer à encourager la production cinématographique dans les provinces du Sud du Royaume, de manière à démonter par le biais de ces productions artistiques les souffrances de ces séquestrés, le but étant de médiatiser leur souffrance et de promouvoir la justesse et le bien-fondé du plan d'autonomie sous souveraineté marocaine.

Le deuxième film projeté "Bienvenue en enfer" met en lumière un segment oublié de la communauté sahraouie marocaine, à savoir les séquestrés du front Polisario des années 1970 et 1980. A travers ce film, le réalisateur traite de l'expérience de familles marocaines victimes d'enlèvement, de disparition forcée, de travail forcé et de violations des droits de l'Homme dans les camps de la honte. 

Les différentes scènes du film de 90 minutes rappellent scrupuleusement les souffrances des prisonniers marocains qui croupissaient dans les geôles de Tindouf ainsi que les conditions inhumaines de détention dans lesquelles ils vivaient.

Dans une allocution de circonstance, Farid Regragui a affirmé dans une allocution lue en son nom, que le but ultime de cette production consiste à sensibiliser la communauté internationale à intervenir pour mettre fin aux crimes perpétrés par le Polisario dans ces camps.

Organisé par le Centre cinématographique marocain (CCM), du 20 au 23 décembre, en collaboration avec la région de Laâyoune Sakia-El Hamra, le club des producteurs et professionnels de l'audio-visuel et du cinéma à Laâyoune, la wilaya de la région de Laâyoune-Sakia El Hamra, ainsi que la commune urbaine de Laâyoune, cette grande rencontre cinématographique de quatre jours ambitionne d'encourager les films documentaires et les productions cinématographiques dans les provinces du Sud.

Le festival vise aussi à promouvoir et faire connaître les productions documentaires traitant des différentes composantes du patrimoine culturel hassani, en tant que composante indispensable de l’identité nationale marocaine.

Il a également pour objectif de créer un espace de rencontre et d’échange entre les professionnels du cinéma dans cette région du Royaume, le but étant de renforcer le rayonnement de la civilisation, de la culture et de l’histoire du Maroc et de mettre en exergue les spécificités de l’identité marocaine.

Dix films traitant de la thématique de la culture, de l’histoire et de l’espace sahraoui hassani sont en lice pour la compétition officielle de ce festival. Ces films, qui ont bénéficié du soutien à la production d’œuvres cinématographiques, concourent pour le Grand Prix et les Prix du jury, de la meilleure réalisation, meilleur montage et meilleure musique.