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"L'autonomie au Sahara, une solution réaliste à un conflit artificiel", thème d'une conférence académique à Buenos Aires

Rédigé le 24/10/2018
MAP


La Faculté de la défense de la capitale argentine, Buenos Aires, a abrité une conférence académique ayant mis la lumière sur la pertinence de la proposition d'autonomie, présentée par le Royaume en tant que solution réaliste au différend régional autour du Sahara marocain. Intervenant devant un parterre d'académiciens, de responsables du ministère de la Défense dont relève cette faculté, d'experts en politique internationale et d'étudiants-chercheurs, le conférencier Adalberto Carlos Agozino a mis l'accent sur droits justes et incontestables du Maroc sur ses provinces du Sud. Le problème du Sahara est un produit de la guerre froide, entretenu exclusivement par l’Algérie, mue par le mythe du leadership dans la région du Maghreb et en Afrique, a ajouté cet expert en relations internationales et directeur de l'Observatoire pour la paix et la sécurité en Afrique à la Faculté de la défense argentine, avant de souligner que l'initiative d'autonomie, proposée par le Royaume, est la "seule solution réaliste susceptible de régler ce différend artificiel". À cet égard, l’auteur de "Geopolítica del Sahara-Sahel" (Géopolitique du Sahara et du Sahel, 2013) a rappelé que Sa Majesté le Roi Mohammed VI avait souligné que l’initiative d’autonomie est le maximum que le Maroc puisse offrir dans le cadre de la négociation pour trouver une solution définitive à ce conflit régional qui a duré plus de quatre décennies. Dans le même contexte, Agozino s’est arrêté sur les activités criminelles et déstabilisatrices de la région auxquelles se livrent les séparatistes du polisario, évoquant les détournements systématiques par ces derniers et par ceux qui les soutiennent de l'aide humanitaire destinée aux séquestrés des camps de Tindouf. Cette "activité lucrative et illégale" constitue un "crime contre l'humanité" qui doit faire l'objet d'une enquête et dont les personnes impliquées doivent être punies par la Cour pénale internationale, a-t-il poursuivi. Et l’académicien argentin de dénoncer que cette aide humanitaire, destinée à alléger la situation tragique que vivent les séquestrés de Tindouf, en Algérie, "est constamment détournée par le front polisario et des responsables algériens" pour l’écouler sur le marché noir, en particulier au Sahel. Le conférencier, professeur à l'Université John F. Kennedy à Buenos Aires, a également fourni des preuves tangibles sur l'implication de ce mouvement séparatiste dans les activités terroristes visant à saboter la stabilité régionale, mettant l’accent, à travers des données et des documents convaincants, sur les liens et les relations qu’il entretient avec les éléments et groupes extrémistes actifs dans la région. Dans une déclaration à la MAP, Agozino a indiqué qu’en vue de mettre fin à un conflit qui n’a que trop duré, le Maroc a présenté l'initiative d'autonomie en tant que proposition "réaliste" pour mettre fin à ce conflit régional qui constitue un obstacle au développement de la région du Maghreb et hypothèque son progrès, tout en condamnant la séquestration à Tindouf des Sahraouis contre leur gré dans des conditions inhumaines. Au terme de cette conférence académique, le doyen de cette faculté, Julio Spota, a annoncé la mise en place d'un "cycle d’études permanent sur le Royaume du Maroc" au sein de cet établissement afin de promouvoir les études et les recherches sur le Maroc en Argentine.