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Experts: Le climat, nouveau déterminant d‘attractivité / répulsivité, d’un pays pour les IDE

Rédigé le 25/09/2018
Adam Sfali - LeMag

New-York : Les agences internationales de notation, classifieront désormais les pays, selon leurs événements climatiques.



Lorsque ces dernières années, les médias internationaux rapportent les images des inondations au Maroc, des feux de forêts en Ibérie ou des élévations de niveaux de mers dans des pays insulaires ou dans certaines zones d’Afrique, cela pouvait susciter l’émotion ou la solidarité de l’opinion publique. Mais de plus en plus, ces images alertent les sens d’une catégorie particulière de personnes, les investisseurs.

Le changement climatique, qui est loin d’être une problématique mondiale ésotérique, s’impose par ses dévastations, comme  un problème profondément local, avec des impacts aigus et chroniques.

Les individus, les familles, les communautés, les villages, les villes, les régions et les Etats le subissent. Et les coûts du changement climatique ne font pas que peser sur les budgets des pays à court terme, mais hypothèquent également leur avenir économique.

LE CLIMAT POUR DETERMINER L’ATTRACTIVITE D’UN PAYS POUR LES IDE

Dans des pays, dépourvus de ressources naturelles, comme le Maroc, l’avenir économique et social, est radicalement dépendant du développement de leur capacité productive, industrielles, services, agriculture, tourisme… ect.

Et le développement de ces secteurs créateurs d’emplois et assurant un avenir social pour des millions de gens, dépend à son tour, et c’est le cas au Maroc, quasi-majoritairement des investissements étrangers (IDE).

Or, indiquent deux experts américains, d’ores et déjà, les agences internationales de notation commencent à déclasser les pays en fonction de leurs événements climatiques, comme la chaleur extrême, l’élévation du niveau de la mer, les inondations ou le réchauffement des hivers.

Les investisseurs ne veulent plus aller dans les pays trop chaud où le rendement des mains d’œuvres peut être impacté par la chaleur extrême, et où l’on est obligé de travailler la nuit, induisant ainsi des surcouts en heures supplémentaires et en éclairage.

Les investisseurs ne veulent plus aller dans des pays où les inondations coupent les routes et détruisent les infrastructures, ce qui perturbent les chaines d’approvisionnements des entreprises et où les conditions climatiques extrêmes font fuir les touristes.

Kate Gordon avocate et analyste en énergie et Dr. Julio Friedmann, ancien sous-secrétaire d’Etat US à l'énergie fossile, qui ont signé à ce sujet, une tribune dans le magazine américain, Foreign Affairs, ont affirmé que les notations en fonction des événements climatiques, ont déjà commencé aux USA, et les agences Moody’s, Standard & Poor's ou Fitch Rating, classent les Etats et les villes américaines selon leur degré d’exposition aux aléas climatiques.

C’est pareil assurent-ils, pour les assurances, qui comment à noter les pays selon leurs événements climatiques. 

Kate Gordon avocate et Dr. Julio Friedmann ont dit que 

‘’Les impacts du changement climatique sont désormais une caractéristique permanente de notre monde.’’

Et pour que les pays ne voient pas leurs plans de développement économique, ruinés par le changement climatique et la fuite des IDE, ils devraient revoir leur mode de gouvernance, en y incluant le climat comme un facteur déterminant, au même titre que la sécurité, la loi et l’administration.