lemag

Mondial-2018 - Serbie-Brésil: Neymar et Coutinho, duo d'enfer

Rédigé le 28/06/2018
AFP


Moscou - Décisif en ouvrant le score contre la Suisse et le Costa Rica, c'est d'une ouverture sublime que Philippe Coutinho a mis le Brésil dans le bon sens, mercredi contre la Serbie (2-0), épaulant un Neymar lui aussi passeur décisif après la pause.

La frappe enroulée du joueur de Barcelone contre la Suisse, qui avait heurté le poteau avant de faire trembler les filets helvètes, est toujours en tête du top 5 des plus beaux buts choisis par la Fifa et diffusés sur les écrans géants des stade du Mondial-2018 avant chaque match.

Son "pointu" face au Costa Rica, pour le 1-0, ne connaîtra jamais de tels honneurs, mais a retiré une belle épine du pied auriverde en les mettant dans une position avantageuse avant la dernière journée.

Jeudi, c'est d'une ouverture lumineuse que l'ancien de Liverpool a éclairé le jeu, bien aidé, il est vrai, par un appel tranchant et plein de détermination de Paulinho qui a devancé du bout du pied un Vladimir Stojkovic pas forcément à son avantage sur le coup (1-0, 36e).

Positionné en pointe haute du triangle brésilien au milieu de terrain, Coutinho sait parfaitement prendre en main les destinées de la Seleçao quand Neymar tâtonne un peu.

Leader offensif du milieu et au coeur du jeu, quand "Ney" est celui de l'attaque et aime partir des ailes, la complémentarité entre les deux est flagrante et leurs qualités techniques en font des sources de danger permanentes.

Dès la 2e minute, après sa première percée plein axe, c'est Coutinho que Neymar trouvait à niveau, même si la frappe du milieu polyvalent aux seize mètres était contrée par Gabriel Jesus.

À la 57e, Coutinho lui rendait la pareil en lançant idéalement le joueur du Paris SG sur la gauche, mais la frappe de "Ney" ne surprenait pas Stojkovic, vigilant.

L'attaquant parisien a pourtant beaucoup tenté, "raté" peu de choses, ne s'est pas trompé dans ses choix non plus, mais la réussite l'a encore fui longtemps.

D'abord sur un tir de près déviée par Stojkovic (25e) ou sur une frappe bien enroulée mais trop haute juste avant la pause, il avait aussi vu Gabriel Jesus tergiverser et se faire contrer sur une superbe passe de l'extérieur (29).

Comme avec le deuxième but contre le Costa Rica au bout du bout du temps additionnel, Neymar a fini par être récompensé de ses efforts en voyant Thiago Silva couper au premier poteau un de ses corners et doubler la mise (2-0, 68) pour un but 100% PSG.

Coutinho est ensuite sorti à une dizaine de minutes de la fin, alors que Neymar, qui a besoin de temps de jeu et d'accumuler de la confiance - le public jaune et vert l'a bien compris, scandant son nom à 5 minutes de la fin après une nouvelle occasion ratée en face-à-face avec Stojkovic - a joué tout le match.

Après le coup de sifflet final, il s'est d'ailleurs montré très souriant, envoyant des baisers vers les tribunes, aux antipodes des larmes versées à la fin de match contre le Costa Rica et très commentées.

Pour les folles chevauchées ou les combinaisons à une touche de balle, on repassera encore, mais avec ces deux joueurs le Brésil dispose de deux merveilleuses rampes de lancement qui savent aussi se trouver à la conclusion des actions.

De quoi véritablement donner des nuits blanches aux défenseurs de leurs futurs adversaires. A commencer par les Mexicains, lundi en huitième de finale.