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Etats-Unis - Un rêve américain à reconstruire

Rédigé le 08/06/2018
AFP


Los Angeles - Alors que ses dirigeants la croyaient capable de viser rapidement le titre mondial, l'équipe des Etats-Unis, dernier adversaire de la France samedi à Lyon avant son envol pour la Russie, est en pleine reconstruction après son retentissant échec à se qualifier pour le Mondial-2018.

C'est peu dire que la défaite de "Team USA" le 10 octobre 2017 contre Trinité-et-Tobago (2-1) avec un but contre son camp d'Omar Gonzalez dès la 17e minute, a laissé des traces.

Depuis ce revers qui a privé les Etats-Unis de sa première phase finale de Coupe du monde depuis 1986, les Etats-Unis, dirigés de 2011 à 2016 par l'ancien international allemand Jürgen Klinsmann, n'ont toujours pas de sélectionneur.

Bruce Arena qui a démissionné trois jours après cette défaite humiliante, a bien été remplacé par son ancien adjoint, Dave Sarachan, mais celui-ci occupe ce poste à titre provisoire.

C'est toute la Fédération américaine qui a sombré dans une crise sans précédent, emportant au passage son emblématique président, le très influent Sunil Gulati qui était aussi vice-président de la Fédération internationale de football (Fifa) et qui a renoncé à briguer à un nouveau mandat à la tête d'US Soccer.

Carlos Cordeiro lui a succédé en avril et il a fallu attendre cette semaine pour voir sa première mesure à destination de "Team USA", la création d'un nouveau poste de manageur général pour superviser l'équipe et le travail du futur sélectionneur.

C'est l'ancien international Earnie Stewart, sélectionné à 101 reprises en équipe des Etats-Unis et vétéran de trois phases finales de Coupe du monde (1994, 1998, 2002), actuellement directeur sportif de l'équipe du Championnat nord-américain (MLS) de Philadelphie, qui a été choisi.

Dès sa nomination, il a prévenu que "son but ultime était que la sélection américaine soit championne du monde dans le futur" alors que le meilleur résultat des Etats-Unis en Coupe du monde est un quart de finale, perdu contre l'Allemagne (1-0) lors du Mondial-2002, co-organisé par la Corée du Sud et le Japon.

Son premier objectif, à son entrée en fonction le 1er août prochain, sera de nommer un sélectionneur qui sera américain ou étranger, a-t-il précisé.

"Nous sommes quasiment dans une phase de reconstruction (...) mais c'est l'échec d'un cycle, plus que qu'un système, il y a beaucoup de talents aux Etats-Unis, il faut travailler sur notre jeunesse pour être sûr qu'elle atteigne tout son potentiel", a espéré Stewart.

Et ces talents que Dave Sarachan, le sélectionneur intérimaire, a lancé sur la scène international lors des cinq matches amicaux (deux victoires, deux défaites et un nul) disputés depuis la déroute contre Trinité-et-Tobago.

Contre la France contre laquelle les Etats-Unis se sont toujours inclinés en trois confrontations, il alignera un groupe d'une moyenne d'âge de 23 ans et 102 jours avec 19 joueurs affichant sept sélections ou moins.

Parmi eux, Timothy Weah, fils de la légende du Paris SG et nouveau président du Liberia George Weah: dès sa première titularisation fin mai contre la Bolivie (victoire 3-0), l'attaquant du Paris SG a marqué à 18 ans son premier but sous le maillot de "Team USA".

C'est donc une équipe inexpérimentée sans ses cadres et grands noms qu'on ne verra peut-être plus sous le maillot de "Team USA" comme Michael Bradley, Tim Howard ou Jozy Altidore, tandis que le prodige de Dortmund Christian Pulisic a été laissé au repos, qui défiera les Bleus.

"Nous sommes encore dans une phase d'apprentissage avec ces jeunes joueurs, comme faire attention à des petits détails et ne pas laisser échapper le résultat en fin de match", a souligné Sarachan, après la défaite (2-1) contre l'Eire à Dublin samedi dernier.

"Il y a tant de choses qu'on pourrait dire sur l'équipe de France, mais je sais que nos joueurs seront prêts pour ce match", a-t-il prévenu