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Campagne électorale en Italie - Les insolites

Rédigé le 02/03/2018
AFP


Rome - La compétition sur les réseaux sociaux, les candidats qui dérangent, les élus qui changent de casaque et des Italiens un peu trop blonds: voici quelques faits saillants de la campagne électorale en Italie. - Les Slovaques d'abord - La Ligue de Matteo Salvini (extrême droite) s'est attiré les railleries de tous ses opposants avec des affiches "Les Italiens d'abord" illustrées par des photos de familles blondes comme les blés... qui se sont révélés être des mannequins slovaques et tchèques. M. Salvini s'est défendu en assurant que pour lui, les 5 millions d'étrangers légalement installés en Italie étaient comme des Italiens. Même s'il s'oppose avec virulence à l'idée d'accorder la nationalité italienne à leurs enfants. - Course sur les réseaux - Les principaux candidats ont joué à fond la carte des réseaux sociaux, pressant pour multiplier les abonnés. A ce petit jeu, l'ancien chef du gouvernement Matteo Renzi partait gagnant sur Twitter avec 3,3 millions d'abonnés. Matteo Salvini (600.000) et Luigi Di Maio (290.000) sont loin derrière, tandis que Silvio Berlusconi (26.000) semble ridicule, mais il vient d'arriver. Sur Facebook, la course s'équilibre: Salvini prend la tête avec plus de 2 millions d'abonnés, devant Di Maio (1,2 million), Renzi (1,1 million) et Berlusconi (1 million). - Quinté Plus - En Italie, la publication des sondages est interdite 15 jours avant le scrutin. Certains sites internet ont tenté la première semaine du black out de détourner la règles en décrivant une course sur l'hippodrome "du Papier Carbone", où l'on voit "Louis le subjonctif" (Luigi Di Maio, connu pour ses fautes de grammaire assumées) damer le pion à "Fan Fàron" (Matteo Renzi) et talonner les pur-sangs de l'écurie "Burlesque" (la coalition droite/extrême droite). - Paris perdus - Pas de campagne électorale en Italie sans les classiques polémiques sur les "imprésentables", ces candidats qui se révèlent impliqués dans des enquêtes mineures ou mouillés jusqu'au cou dans de grosses magouilles, mais que les partis maintiennent en général au nom de la présomption d'innocence. Cette année encore, tous les partis ont été concernés, y compris le Mouvement 5 étoiles (M5S, populistes), pourtant né en opposition aux affaires de la vieille classe politique. Et même si le M5S a +exclu+ plus d'une douzaine de candidats, les listes ne sont pas modifiables et rien n'empêche qu'ils soient élus. - Changements de casaques - La législature qui s'achève a été la plus mouvante de l'histoire de la République italienne: 347 députés ou sénateurs élus en 2013, soit 35% des parlementaires, ont changé de groupe au cours des cinq années, certains même plusieurs fois, selon les calculs du site OpenPolis à partir des données publiques des deux chambres. Le Mouvement 5 étoiles a perdu ou exclu 39 élus, qui ont rejoint d'autres groupes... La palme revient au sénateur Luigi Compagna, élu sur la liste de Popolo della Libertà (centre droit), qui a multiplié les navettes et changé neuf fois de groupe.