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CCNUCC : Malgré ‘La Niña’, 2017 a été l'année la plus chaude jamais constatée

Rédigé le 25/01/2018
Larbi Amine - LeMag

New York : L’organisation onusienne s’alarme que le danger est réel et qu’ils en découleraient des catastrophes aussi environnementales que socio-économiques, pour les populations des pays fragiles, notamment en Afrique.



N’en déplaise aux climato-sceptiques, le réchauffement climatique est une calamité globale, de plus en plus, prononcément et inquiétement observable sur le long-terme.

C’est ce qu’affirme l’ONU dans un communiqué, publié sur le portail web officiel de la ‘CCNUCC - La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques’.

Citant des responsables et présentant des données statistiques de l’OMM -  Organisation météorologique mondiale, la CCNUCC a indiqué que le phénomène de réchauffement climatique, engendré par une forte concentration atmosphérique de gaz à effet de serre, est de plus en plus, dangereusement, ressenti et clairement observé, au point que l’année 2017 a été l'année la plus chaude jamais constatée, en dépit d’un phénomène climatique, sensé en avoir fait une année froide : Un épisode ‘La Niña’.



2017 TRES CHAUDE SANS EL NIÑO ET MALGRE LA NIÑA

Selon les observations de l’OMM, qui compilent des données fournies par les plus puissantes agences climatologiques du monde, aux USA, en UE et au Japon, ‘La Niña’, qui est un phénomène climatique caractérisé par une température anormalement basse, et qui a été observé durant l’année 2017, n’a finalement pas pu freiner l’augmentation des températures durant cette année, et que celle-ci a été l’année la plus chaude jamais observée.

2017 est la plus chaude aussi malgré avoir été sans ‘El Niño’ qui est un phénomène connu pour pousser à la hausse, la moyenne mondiale des températures.

Donc, là ou elle avait toutes les conditions pour être une année froide, 2017 a décroché le record de l'année de la plus chaude jamais constatée.



DES CATASTROPHES NATURELLES ET DES DRAMES HUMAINS

Le Secrétaire général de l'OMM, Petteri Taalas, cité dans le communiqué de la CCNUCC, a déclaré :

‘’Le rythme du réchauffement constaté ces trois dernières années [2015, 2016, 1017] est exceptionnel. Ce dernier a été particulièrement marqué dans l'Arctique, ce qui aura des répercussions durables et de grande ampleur sur le niveau de la mer et les régimes météorologiques dans d'autres régions du monde.’’

Selon Taalas, les pays et les populations dans les régions les plus fragilisées géo-économiquement, auront à souffrir de calamités liées à des pénuries d'eau, d'énergie et de produits agro-alimentaires, ainsi que des problèmes de santé publique.

Ces pays, spécialement en Afrique, verraient leurs économies régresser à cause de la hausse du niveau de la mer, les inondations, les sécheresses, et de l'acidification des océans.