lemag

Pourquoi le milliardaire russe, Andrey Guryev, mène-t- il guerre contre le Maroc, eu UE ?

Rédigé le 26/10/2017
Larbi Amine - LeMag

Bruxelles : Selon le site du magazine hebdomadaire germano-américain, Politico, l’oligarque russe veut arracher au Maroc, son marché européen de phosphate.



Andrey Guryev, 35 ans, est un oligarque russe, possédant des parts de majorité dans un groupe russe de phosphate, pesant quelque 5 milliards de dollars.

Depuis 2013 et jusqu’à aujourd’hui, ce milliardaire russe, associé avec un ancien directeur de campagne de Poutine, mène guerre contre le Maroc eu UE.

Selon le site du magazine hebdomadaire germano-américain, Politico, Andrey Guryev, qui a hérité de son père, de la société russe d'exploitation des phosphates, Phosagro, fréquente, ces derniers jours, assidument, le siège du parlement européen à Strasbourg, où, à l’aide de sociétés de lobbying grassement payées, il mène une véritable guerre économique contre le royaume.

Il incite, par son lobbying, les eurodéputés à voter une nouvelle réglementation sur les fertilisants phosphatés eu Europe, qui désavantagerait gravement, les phosphates marocains et serait, selon la même source, par contre juste à l’avantage du groupe russe.

Il s’agit, indique Politico, d’une règle qui fixerait les niveaux dans les phosphates, d’un métal lourd qui s’appelle le cadmium, de 60mg / kg à 40mg / kg après trois ans et à 20mg / kg après 12 ans.

Cette mesure exigerait du Maroc d’opérer de lourds investissements, dans de nouvelles technologies, pour répondre aux nouvelles exigences européennes. Ceci bien évidement augmenterait le cout de production des phosphates marocains et réduirait leur compétitive sur le marché européen. 

De son côté, le milliardaire russe affirme que son phosphate, au contraire de celui du Maroc, serait ‘pur’ et répondrait parfaitement, aux normes environnementales et sanitaires européennes.

Selon Politico, l’Office Chérifien des Phosphates – OCP, contestant la justification scientifique de cette règle sur le cadmium, a recruté pour la défense des intérêts du royaume auprès des instances européennes, un cabinet d'avocats basé à Londres, Dechert LLP, et un cabinet de relations publiques du nom d’Edelman.