Aimer son propre corps !

Aimer son propre corps !

Rédigé le 29/07/2019
Adam Sfali

Londres : Les personnes qui ont une mauvaise image de leurs propres corps risquent de se faire du mal avec des comportements alimentaires et sexuels potentiellement dangereux.



On n’aime pas ses bourrelets, on se trouve gras(sse) et gros(sse). On n’aime pas sa calvitie. On n’aime pas ses cheveux trop raides. On n’aime pas sa couleur de peau. On n’aime pas sa petite taille. On n’aime pas ses seins. On n’aime pas  son organe génital et la liste peut s’allonger encore et encore.

Avoir des inquiétudes quant à son apparence est un comportement qui peut nous accompagner depuis la petite enfance. Mais les signaux que nous envoie la société de consommation et d’exhibition font que l’image de son propre corps peut devenir le déclencheur de toute une gamme de problèmes.

Selon la fondation britannique ‘the Mental Health Foundation - MHF’, une mauvaise image de soi peut affecter tous les âges, pas seulement les jeunes, et  les réactions qu’elle peut déclencher peuvent aller de l’anxiété et le dégoût de soi à des pensées suicidaires.

De plus en plus d’enfants, d’hommes, de femmes, de l’âge de 5 ans à plus de 65 ans, se mettent à haïr leur corps à cause des éléments perturbateurs  que représentent les images de corps (parfaits) des stars sur les réseaux sociaux, dans les publicités et dans les autres médias. Un sondage réalisé en Grande Bretagne a indiqué que 57% des 18-24 ans admettent s'être sentis anxieux à cause de leur image corporelle, contre 30% des 45-50 ans et 20% des plus de 55 ans.

Nombreuses industries très lucratives comme la publicité, le cinéma, la pornographie, la cosmétique ect, créent des référentiels de la beauté masculine et féminine, et quand on s’en trouve loin, on se met à détester son propre corps, à douter de la normalité de sa masculinité ou de sa féminité et les conséquences, indiquent les experts de la MHF, peuvent être des troubles mentaux graves comme la dépression, le suicide, les troubles de l’alimentation ou avoir des comportements sexuels pervertis. 

C’est un problème de santé publique s’alarme la MHF, qu’il faut prévenir par des campagnes de sensibilisation.

Détester son corps est une détresse psychologique qui nécessite une prise en charge médicale professionnelle. Les personnes à risque, comme les adolescents, les personnes âgées ou les malades qui prennent des médicaments qui agissent sur le poids par exemple, devraient être, étroitement, objets d’attentions particulières.