Laâyoune: "Vie côtoyant la mort" du réalisateur Lahcen Majid remporte le Grand prix du 4-ème festival du film documentaire sur la culture, l’histoire et l’espace sahraoui hassani

Laâyoune: "Vie côtoyant la mort" du réalisateur Lahcen Majid remporte le Grand prix du 4-ème festival du film documentaire sur la culture, l’histoire et l’espace sahraoui hassani

Rédigé le 23/12/2018
MAP - LABIDI Nouamane


Laâyoune - Le film documentaire "Vie côtoyant la mort" du réalisateur Lahcen Majid a remporté, dimanche à Laâyoune, le Grand prix du 4-ème festival du film documentaire sur la culture, l'histoire et l’espace sahraoui hassani, organisé du 20 au 23 décembre par le Centre cinématographique marocain (CCM).

Le documentaire de 90 minutes rappelle l'histoire de six Marocains, cinq hommes et une femme ayant réussi à fuir les camps de Tindouf, où la direction du polisario impose une dictature terrible aux Sahraouis séquestrés dans des conditions inhumaines.

Le film explore, ainsi, ces faits dans des scènes soutenues par des témoignages terrifiants des victimes qui ont vécu dans des conditions inhumaines, sous une menace et une violence quotidiennes.

Le metteur en scène jette la lumière, dans cette réalisation cinématographique, sur le dénominateur commun de ces six héros de la patrie qui, après avoir réussi à fuir les camps de Tindouf et à regagner la mère patrie, ont décidé de poursuivre leur combat et de défendre le bien-fondé du projet d'autonomie du Sahara marocain.

Dans une déclaration à la MAP, Lahcen Majid a souligné l'impératif de hisser le niveau de la production cinématographique de manière à contribuer à la défense de l'intégrité territoriale du Royaume, mais aussi "de faire entendre la voix des victimes des exactions commises dans les camps de Tindouf".

Il s'agit également, selon le réalisateur, de continuer à encourager la production cinématographique dans les provinces du Sud du Royaume, de manière à démonter, par le biais de ces productions artistiques, les souffrances de ces séquestrés, le but étant de médiatiser leur calvaire et de promouvoir la justesse et le bien-fondé du plan d'autonomie sous souveraineté marocaine.

Le même film documentaire a remporté les prix du meilleur montage et de la meilleure réalisation. Il s'agit également du prix de la meilleure musique, qui est revenu à Malika Maalainine pour son film "Le plaisir du monde est dans sa misère".

Par ailleurs, le prix du jury n'a été décerné à aucun film parmi les sept documentaires qui étaient en lice pour la compétition officielle de ce festival.

Placée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, cette manifestation cinématographique se propose de promouvoir les productions documentaires traitant de l’histoire, de la culture et de l’espace sahraoui hassani.

Elle vise également à encourager les productions cinématographiques, de manière générale, et les films documentaires, en particulier, dans les provinces du sud, outre la création d’un espace de rencontre et d’échange entre les professionnels du cinéma dans le but de mettre en exergue les spécificités de l’identité marocaine et de renforcer le rayonnement de la civilisation, de la culture et de l’histoire du Maroc.

Le festival a été marqué également par la tenue d'ateliers relatifs au "Rôle de la production cinématographique et audiovisuelle dans la défense de l'intégrité territoriale" et "L'espace Sahraoui dans le cinéma", organisés à l'initiative du club des producteurs et professionnels de l’audio-visuel et du cinéma à Laâyoune et de l'Association marocaine des critiques de cinéma.

Les films documentaires qui étaient en lice pour la compétition officielle sont "Bienvenue en enfer" du réalisateur Farid Regragui, "Contes de l'eau et du sable" d'Ali Tahiri, "Echos du Sahara" de Rachid Kasmi, "L'artisanat au Maroc" du réalisateur Kouider Bennani, "Le plaisir du monde est dans sa misère" de Malika Maalainine, "L'Homme préhistorique saharien" de Rachid Zaki, ainsi que le film documentaire "Vie côtoyant la mort" du réalisateur Lahcen Majid.