Le documentaire, un genre cinématographique indispensable pour la promotion et l’épanouissent de la culture saharo-hassanie (critique de cinéma)

Le documentaire, un genre cinématographique indispensable pour la promotion et l’épanouissent de la culture saharo-hassanie (critique de cinéma)

Rédigé le 22/12/2018
MAP - LABIDI Nouamane


Laâyoune - Le documentaire constitue un genre cinématographique indispensable pour la promotion et l'épanouissent du patrimoine et de la culture saharo-hassanis, a affirmé, vendredi à Laâyoune, le critique de cinéma Omar Belkhamar.

Le documentaire présente une alternative à la création cinématographique classique à même de mettre en valeur la culture sahraouie dans ses diverses composantes, à la lumière de l'important essor de développement que connaissent les provinces du sud du Royaume, a souligné M. Belkhamar, dans une déclaration à la MAP à l'occasion de la tenue d'une table ronde sur "L'espace sahraoui dans le cinéma", en marge du 4è festival du film documentaire sur la culture, l'histoire et l'espace sahraoui hassani.

La création par le Centre cinématographique marocain du festival du film documentaire sur la culture, l'histoire et l'espace sahraoui hassani, en tant que véritable offre culturelle pour les professionnels du cinéma dans les provinces du sud du Royaume constitue le prélude à la création d'autres festivals dédiés à la protection de cette culture en tant que composante indispensable de l'identité culturelle du Royaume, a soutenu, M. Belkhamar.

Il s'agit également de mettre en évidence et de promouvoir le développement économique et social de ces régions du Royaume, a-t-il relevé, rappelant que ce festival constitue une véritable vitrine pour la défense de l'intégrité territoriale du Maroc.

Pour sa part, Rachid Naim, enseignant et critique de cinéma a souligné que l'espace sahraoui constitue un espace authentique pour hisser le niveau de la production cinématographique en général, citant dans ce sens le film d'aventure historique de la décennie écoulée "Lawrence d'Arabie" tourné dans une variété de paysages désertiques.

Le désert constitue une source d'inspiration pour les cinéastes, les producteurs, les décorateurs-scénographes et les techniciens en éclairage, a-t-il souligné, précisant dans ce sens le succès de divers œuvres cinématographiques légendaires grâce au choix de l'espace qui environne non seulement l'action des personnages mais qui participe également à la diffusion et la mise en valeur de la dimension spatiale, ainsi qu'à la promotion de l’espace maroco-saharo-hassani.

Organisé par le Centre cinématographique marocain (CCM), du 20 au 23 décembre, en collaboration avec la région de Laâyoune Sakia-El Hamra, le club des producteurs et professionnels de l’audio-visuel et du cinéma à Laâyoune, la wilaya de la région de Laâyoune-Sakia El Hamra, ainsi que la commune urbaine de Laâyoune, cette grande rencontre cinématographique de quatre jours ambitionne d'encourager les films documentaires et les productions cinématographiques dans les provinces du Sud.

Le festival vise aussi à promouvoir et faire connaître les productions documentaires traitant des différentes composantes du patrimoine culturel hassani, en tant que composante indispensable de l’identité nationale marocaine.

Il a également pour objectif de créer un espace de rencontre et d’échange entre les professionnels du cinéma dans cette région du Royaume, le but étant de renforcer le rayonnement de la civilisation, de la culture et de l’histoire du Maroc et de mettre en exergue les spécificités de l’identité marocaine.

Dix films traitant de la thématique de la culture, de l’histoire et de l’espace sahraoui hassani sont en lice pour la compétition officielle de ce festival. Ces films, qui ont bénéficié du soutien à la production d’œuvres cinématographiques, concourent pour le Grand Prix et les Prix du jury, de la meilleure réalisation, meilleur montage et meilleure musique.

Les films documentaires en lice pour la compétition officielle sont "Bienvenue en enfer" du réalisateur Farid Regragui, "Contes de l'eau et du sable" de Ali Tahiri, "Echos du Sahara" de Rachid Kasmi, "L'artisanat au Maroc" du réalisateur Kouider Bennani, "Le plaisir du monde est dans sa misère" de Malika Maalainine, "L'Homme préhistorique saharien" de Rachid Zaki ainsi que le film documentaire "Vie côtoyant la mort" du réalisateur Lahcen Majid.