Année 2018: la Chambre des conseillers confirme son statut de tribune de débat public

Année 2018: la Chambre des conseillers confirme son statut de tribune de débat public

Rédigé le 18/12/2018
MAP - Taib Gouzrar


Rabat - La Chambre des conseillers s'est engagée durant l'année qui s'achève dans un ensemble de chantiers et d’initiatives ayant confirmé son statut de tribune de débat public et d’espace dédié au dialogue et à la concertation.

De telles initiatives visent à élaborer des recommandations et des plate-formes de soutien à l’action parlementaire, aussi bien au niveau de la législation, de contrôle ou d’évaluation des politiques publiques et de diplomatie parallèle, outre le renforcement des prérogatives traditionnelles de l’institution.

Aux côtés des journées d’étude et de colloques organisés par les groupes et groupements parlementaires, en harmonie avec le rôle constitutionnel de l'institution législative, la deuxième chambre n’a pas ménagé aucun effort pour exploiter toutes les opportunités et engagé un débat public diversifié autour des questions se rapportant à ses attributions.

C'est dans cet esprit que le siège de la Chambre a abrité le 3ème forum parlementaire sur la justice sociale, placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI.

Le forum s’est assigné pour objectif l'élaboration de politiques publiques à long terme, l’interaction avec les préoccupations des citoyens en fonction des besoins et des spécificités de chaque région, la mise en place d'une vision stratégique pour un développement durable en phase avec le nouveau modèle de développement pour atteindre les objectifs stratégiques du pays.

Sur la même lancée, la chambre a organisé en juin dernier à Dakhla un colloque sur "le développement intégré des provinces du sud", en coordination avec les régions et provinces du sud du Royaume.

Cette rencontre organisée en application des recommandations du Forum parlementaire des régions, a été consacrée à l’examen de l'état d'avancement des projets programmés dans le cadre de la stratégie de dynamisation de ce modèle de développement, deux ans après sa mise en oeuvre.

Le choix du thème s’explique par le fait que ce modèle constitue un mécanisme approprié pour l'accélération de la régionalisation avancée, en tant que levier de promotion du développement global et intégré des provinces du sud.

A l’occasion du 60ème anniversaire de la promulgation des dahirs du 15 novembre 1958, tels qu'ils ont été modifiés et complétés, la Chambre des conseillers a organisé en novembre une Journée d’étude autour des droits d’association et de rassemblement, en partenariat avec le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH).

Cette journée d’étude, qui a coïncidé avec la commémoration du 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, a pour objectif d’enrichir le débat autour de l’exercice des libertés d’association et de rassemblement et de mettre en exergue les défis posés dans la réalité, à la lumière des dispositions constitutionnelles, en particulier l’article 29 garantissant les libertés de réunion, de rassemblement, de manifestation pacifique, d'association et d'appartenance syndicale et politique.

Parmi les moments phares de l’action législative figure aussi la réélection de Hakim Benchamach à la tête de la Chambre pour un nouveau mandat.

La reconduction de M. Benchamach a suscité une vague de réactions suite à la décision de certains partis de la majorité de voter pour le candidat de l’opposition.

Par ailleurs et conformément aux dispositions de l'article 67 de la Constitution et de la loi organique 085-13 sur les modalités de gestion des commissions d'enquête parlementaires, la Chambre des conseillers a tenu en juillet dernier une séance plénière consacrée à l’examen des rapports des commissions parlementaires d'enquête sur l'Office national marocain du tourisme et l'autorisation de l'importation des déchets.

La chambre a poursuivi la mise en application de ses prérogatives en matière de contrôle de l'action gouvernementale et d'évaluation des politiques publiques, à travers les séances de questions orales et les séances mensuelles lors desquelles le Chef du gouvernement répond aux questions en lien avec la politique générale, sans omettre l’action des commissions permanentes et des missions d'enquête parlementaires.

D'autre part, l’institution a pris une série d’initiatives à caractère stratégique dans l’optique d’assurer la mise à niveau de la diplomatie parlementaire, en conformité avec les Hautes orientations royales.

L'action diplomatique a été ainsi retenue parmi les priorités de la Chambre en tant que tribune de défense des questions stratégiques du Royaume, en particulier la question du sahara marocain et la consolidation des relations de partenariat et de coopération avec la communauté interparlementaire.

L'année 2018 a aussi été marquée par le lancement de nouvelles applications électroniques par la Chambre des conseillers, offrant des solutions en matière d'accès à l'information, dans la perspective de la mise en place d’un parlement électronique.

Le lancement de ces applications électroniques découle de la conviction profonde que l'opinion publique et la presse nationale ont le droit de s'informer sur les questions liées au pouvoir législatif et sur toutes les affaires et activités de la chambre.

Par ailleurs, la deuxième Chambre aspire à poursuivre ses efforts en vue de réhabiliter l'action parlementaire, renforcer les rôles des institutions constitutionnelles et soutenir les bases du choix démocratique dans le cadre d'un État de droit et des institutions.