Événements de Gdim Izik: le retrait des accusés, un signe de mépris à l’égard des victimes et de leurs familles

Paris – La décision des accusés, poursuivis dans le cadre des événements de Gdim Izik, de se retirer mardi du procès en cours, est un signe de mépris à l’égard des victimes et de leurs familles, comme l’a été également leur refus de répondre aux questions émanant des parties civiles auxquelles ils ont dénié toute légitimité, souligne l’Association pour la promotion des libertés fondamentales (APLF), basée à Paris.

Dans un communiqué parvenu jeudi à la MAP, l’association indique que les accusés veulent fuir leurs responsabilités, accablés par la précision des témoignages à charge sur les crimes commis qui s’apparentent à des actes terroristes par leur barbarie et leur préméditation.

« Malgré la mauvaise foi des accusés, qui ont vainement tenté de politiser un procès qui ne concerne que des actes criminels de droit commun, il est donc souhaitable, en respect des victimes et de leurs familles, que la Cour continue à assurer le procès dans les mêmes conditions que celles qui ont toujours prévalu, à savoir celles d’un procès équitable dans lequel les droits de la défense et ceux des parties civiles sont scrupuleusement respectés », relève l’APLF.

Elle souligne en outre que la juridiction a le devoir de rendre une décision afin de faire en sorte que la justice passe, rappelant que les règles d’un procès juste et équitable consistent à la fois à respecter intégralement les droits de la défense et en même temps ceux des victimes et de leurs familles.

Et d’ajouter qu’après avoir cherché à diverses reprises à saboter la procédure par leurs invectives et leur comportement, les accusés ont désormais voulu saboter le bon déroulement du procès par leur décision de refuser d’assister aux audiences, répondant ainsi à un mot d’ordre dicté de l’extérieur et par certains avocats étrangers qui ont multiplié les provocations.

Cette décision a été jugée regrettable par un avocat de la défense qui a rendu hommage aux efforts du président de la Chambre criminelle de la Cour d’appel à Salé pour garantir toutes les règles procédurales et les normes d’un procès équitable, note l’APLF, jugeant que tout a été fait par la formation de jugement pour que les principes du contradictoire et de l’égalité des armes soient préservés.

« Les règles fondamentales et universelles de la procédure pénale ont été parfaitement respectées et le président de la Cour a fait preuve d’une parfaite maitrise du débat et d’une patience remarquables », a fait valoir l’Association.

Des observateurs -avocats, universitaires et magistrats-membres de l’Association, suivent régulièrement le déroulement des audiences du procès des actes criminels commis en 2010 à Gdim Izik.

vous pourriez aussi aimer Plus d'articles de l'auteur

Les commentaires sont fermés.