Bulletin de l’écologie de l’Afrique

Voici le bulletin de l’écologie de l’Afrique pour la journée du lundi 20 mars :

Sénégal :

La définition et la conduite de la politique environnementale et de développement durable visent à faire en sorte qu’à l’horizon 2025, la gestion de l’environnement et la gouvernance verte soient « le socle d’un Sénégal émergent », a affirmé le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Baldé.

Ouvrant, vendredi, à Saly-Portudal (Mbour, ouest), la revue annuelle de performance de son ministère, il a précisé que le but est d’atteindre un « développement socio-économique inclusif et durable’’.

« Certes, c’est un objectif ambitieux, mais nous pensons être sur la bonne voie, puisque les résultats obtenus en 2016, et dont témoigne largement le rapport de performance, autorisent tous les espoirs’’, a-t-il estimé.

Selon M. Baldé, le bilan technique et financier de l’exercice, qui correspond à la première année de mise en œuvre de la Lettre de politique du secteur de l’environnement et du développement durable 2016-2020, est « très encourageant’’. Il a souligné qu’il a été enregistré un taux d’exécution budgétaire de 82% et un taux de réalisation des prévisions de 83%.

Burkina Faso :

–L’ambassadeur du Burkina Faso en Belgique et auprès de l’Union européenne (UE), Mme Jacqueline Zaba a signé, jeudi dernier à Bruxelles, la Charte Internationale de l’Energie, faisant de ce pays un membre de cette instance de coopération en matière énergétique.

Selon l’Agence d’information burkinabè (AIB) qui cite un communiqué de l’ambassade, cette adhésion permettra au Burkina d’avoir voix au chapitre sur les débats qui se mènent dans le monde sur les questions énergétiques.

«Cette signature qui devrait ensuite être ratifiée par l’Assemblée nationale permettra au pays de solliciter auprès du Secrétariat général de la Charte des accompagnements techniques afin d’atténuer sa fragilité en matière d’accès à l’énergie», précise la même source.

Gabon :

La Banque africaine de développement (BAD) vient de signer avec le Gabon une convention de don d’une valeur de plus de 800 millions de fcfa (1 euro = 656 cfca), destiné au financement du Programme national d’évaluation environnementale des sites industriels et des services environnementaux (Pesise).

Cette convention a été signée par le représentant-résident de la BAD à Libreville, Ali Lamine Zeine, etle ministre gabonais de l’Economie, de la prospective et de la programmation du développement durable, Régis Immongault, en présence du coordonnateur du Pesise, Nicaise Moulombi, par ailleurs président de l’ONG « Croissance saine environnement », rapportent des médias locaux.

Ce projet de financement s’inscrit dans la perspective de soutenir la transition vers une économie verte à bas carbone, en lien avec les deux piliers du Document stratégie pays du Gabon (2016-2020), selon la même source.

Côte d’Ivoire

-Le géant français de l’énergie, ‘’ENGIE’’, a pour ambition d’installer à Bouaké (Centre-Nord ivoirien), une Centrale thermique solaire d’une capacité de 150 Mégawatts, a annoncé le weekend, le maire de cette ville, Nicolas Youssouf Djibo au terme d’un conseil municipal.

‘’Le groupe ENGIE a voulu investir en Côte d’Ivoire et a choisi la ville de Bouaké. Donc ce groupe s’est approché de la mairie c’est comme ça que nous avons décidé ensemble de l’installation de cette centrale solaire’’, a-t-il confié à la presse.

Anciennement GDF Suez, ENGIE est un groupe industriel énergétique français. Il a été classé en 2015 comme le 3è plus grand groupe mondial dans le secteur de l’énergie.

– Le secrétaire national du Comité National d’Information, d’Education et de Sensibilisation pour la défense de la forêt (CNIESDF), le colonel Kassamba Aboubacar, a révélé que les feux de brousse ont causé des pertes estimées à 204 milliards FCFA en Côte d’Ivoire, rapporte dimanche l’Agence Ivoirienne de Presse (AIP).

Intervenant lors d’une cérémonie de sensibilisation et de lutte contre les feux de brousse, organisée au profit des populations du Bafing, le colonel Kassamba a fait savoir que le bilan des dégâts causés par les feux de brousse en 2016 se résume à 17 personnes tuées, plus de 200 cases parties en fumée et 2 000 hectares de cultures de rente calcinées.

‘’Les feux de brousse figurent parmi les causes de la disparition de nos forêts. De 16 millions d’hectares de forêts au début de l’Indépendance, notre pays possède aujourd’hui moins de trois millions d’hectares’’ a-t-il déploré.

Pour le directeur départemental des Eaux et Forêts, le commandant Djan Yapo Evariste, la région du Bafing n’a pas enregistré de perte en vie humaine en 2016 mais les feux de brousse ont causé la destruction de plusieurs hectares de plantation d’anacarde, de cacao, de tecks.

Mali :

La nouvelle centrale hybride de Diéma (une commune dans la région de Kayes) mise en service en avril 2016, a une puissance de 870 kW et une puissance exploitable de 870 kW, ont indiqué les responsables de ce chantier lors d’une visite effectuée récemment par le ministre de l’Energie et de l’Eau Malick Alhousseini à ce site.

Le parc de production comprend trois groupes électrogènes et une centrale solaire avec une puissance de 600 kW.

La centrale dispose deux transformateurs élévateurs de 630 KVA chacun.

Pour l’évacuation, la centrale est équipée de deux départs vers la ville dont un en réserve et le stockage est constitué d’une cuve d’une capacité de 50 m3.

La centrale est raccordée au réseau d’adduction d’eau de la ville. En plus, il existe un bassin de stockage de 30m3 et un système de pompage raccordé à deux châteaux d’eau de 15 m3 chacun sur 10 m de hauteur.

Kenya:

Le Kenya se penche sur la mise en place d’une politique à même de permettre au pays d’élargir et renforcer son industrie de la pêche marine le long des eaux côtières, a fait savoir la secrétaire principale du cabinet des Affaires maritimes et du Fret, Nancy Karigithu, citée par des médias locaux.

« La stratégie et la politique d’exploitation des ressources marines créera un cadre réglementaire fort permettant au Kenya d’étendre son secteur maritime de la pêche », a annoncé Mme Karigithu.

Cette nouvelle politique sur les ressources marines aidera également à développer une zone économique spéciale pour la transformation du poisson et la création de la valeur ajoutée, a indiqué la responsable, notant que le secteur de la pêche au Kenya contribue à hauteur de moins de 1% au Produit intérieur brut du pays.

Le Kenya compte près de 600 kilomètres de côtes sur l’océan indien, qui regorgent de ressources abondantes en poissons.

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