Bulletin de l’écologie en Afrique

Voici le bulletin africain de l’écologie pour la journée du vendredi 10 mars :

Burkina Faso :

–Le Conseil des ministres, réuni jeudi à Ouagadougou, a adopté deux décrets dont le premier concerne les listes A et B de protection des espèces fauniques au Burkina Faso.

Les espèces d’animaux de la liste A bénéficient d’une protection intégrale et celles de la liste B, d’une protection partielle pouvant faire l’objet de chasse et de capture.

Le second décret porte conditions de détention, de cession, de circulation, d’importation, d’exportation et de réexportation d’animaux sauvages vivants et des produits de chasse.

L’adoption de ces décrets vise à renforcer le cadre juridique de protection des ressources forestières, fauniques et halieutiques et à mieux faire face aux nouveaux défis en la matière

Gabon :

–Les opportunités de collaboration bilatérale ont été au centre d’une récente réunion à Libreville entre des responsables des Agences gabonaises d’études et d’observation spatiales (Ageos) et des infrastructures numériques (Aninf).

L’Ageos est un établissement public à caractère scientifique, technologique et environnemental ayant pour mission de contribuer à la mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière de collecte, d’analyse et de mise à disposition des données issues de l’observation spatiale du territoire national, pour la gestion durable de l’environnement, des ressources naturelles, de l’occupation des sols, de l’aménagement du territoire, ainsi que de la recherche et de l’innovation.

Les deux parties ambitionnent de poser les jalons d’une plateforme pour étudier les voies et les moyens de consolider davantage ces opportunités, notamment pour l’Ageos qui souhaite apprendre de l’expérience de l’Aninf pour élaborer son plan de développement pour les dix ans à venir.

Côte d’Ivoire :

— La Côte d’Ivoire abritera du 27 au 31 mars courant, la 12ème Conférence des Parties à la Convention d’Abidjan ou Convention relative à la Coopération en matière de protection et de mise en valeur du milieu marin et des zones côtières de la région de l’Afrique Occidentale, Centrale et Australe (COP 12), a annoncé jeudi à Abidjan, la ministre de la salubrité, de l’environnement et du développement durable, Mme Anne Désirée Ouloto.

‘’Nous assistons à une exploitation abusive des nos ressources marines, à une occupation anarchique de l’espace côtier et à un développement d’activités sans prendre en compte des nuisances engendrées sur le milieu. Autant de préoccupations que nos Etats doivent prendre en charge au niveau régional’’, a-t-elle fait savoir, notant que cette conférence sera placée autour du thème : ‘’la politique de gestion intégrée de l’océan en Afrique’’.

La Côte d’Ivoire se réjouit de cette opportunité, a indiqué la ministre, précisant que le gouvernement qui reste très préoccupé par la problématique de l’érosion côtière et l’aménagement de l’espace littoral, attend beaucoup de cette 12ème Conférence des Parties (COP 12) à la Convention d’Abidjan.

Le secrétaire exécutif de la Convention d’Abidjan pour le compte de l’ONU-Environnement, Abou Bamba, a expliqué que cet événement devra déboucher sur la Déclaration d’Abidjan.

La 12ème Conférence des parties marque la fin d’un processus de revitalisation initié par les parties contractantes, dont la Côte d’Ivoire, depuis 2006. Pendant ce processus, on a assisté au transfert du siège de la Convention à Abidjan, après environ 25 ans de présence à Nairobi, rappelle-t-on.

–Un atelier d’élaboration des mécanismes de fonctionnement de la ‘’bio-banque’’ de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est ouvert, jeudi à Abidjan.

La mise en place d’une bio-banque régionale permettra à la région ouest- africaine de se doter de capacités techniques suffisantes de conservation et de gestion des ressources biologiques, selon les normes internationales pour améliorer la coopération scientifique et la recherche dans l’espace CEDEAO.

‘’La bio-banque répond à un besoin réel pour tous les pays de la CEDEAO’’, a souligné la ministre ivoirienne de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Ramata Ly-Bakayoko, notant que l’Afrique Subsaharienne fait l’objet depuis les années 2000 d’une recrudescence d’épidémies de pathologies émergentes ou ré-émergentes comme la Fièvre Jaune, Dengue, Fièvre de la vallée du Rift, Chikungunya, Ebola, Zika mais également d’épidémies récurrentes de méningites bactériennes et de choléra

Mali :

–La Direction nationale de l’Energie et de l’Eau au Mali, dans le cadre du Projet d’appui à la promotion des énergies renouvelables au Mali (PAPERM), a organisé, récemment, un atelier de validation du document de stratégie de communication, de gestion et de partage des connaissances.

Cet atelier visait à valider par les acteurs le PAPERM dont le financement s’élève à 1, 232 milliard de Franc CFA.

Le PAPERM a pour objectifs d’améliorer le cadre politique, juridique, réglementaire et institutionnel favorable à la promotion des investissements en énergie au Mali, de renforcer les capacités des acteurs en faveur des énergies renouvelables et d’appuyer le système de suivi d’évaluation.

Kenya:

–La « Kenya Electricity Generating Company » (KenGen) veut approvisionner directement les grands consommateurs, ont rapporté des médias, soulignant que la compagnie nationale de production d’électricité, qui jusque-là se contentait de la production, entend ainsi réduire le risque qu’elle encourt en cédant sa production à un client unique à savoir la compagnie nationale de distribution d’électricité « Kenya Power ».

Le producteur national d’électricité attend actuellement l’adoption par le Parlement de la nouvelle loi sur l’énergie, qui permettra la fourniture de l’électricité par un distributeur autre que la Kenya Power, avant de parachever les détails de la mise en œuvre de sa décision, souligne-t-on.

Cité par les médias, le directeur de la KenGen, Albert Mugo a rassuré que le producteur national d’électricité ne visait que les clients importants non encore abonnés à Kenya Power, expliquant que « nous continuerons à fournir de l’électricité à Kenya Power. Nous avons des contrats et nous en prendrons de nouveaux. Ce que nous recherchons, ce sont les clients nouveaux et importants ».

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