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Zoubeir Turki , ou « Si Zoubeir » comme on l’appelle affectueusement, faisait sans doute partie des dernières légendes vivantes de la scène artistique maghrébine. Né à Tunis en 1924, il suit ses études à la Zitouna avant de rejoindre l’Institut des hautes études et l’école des Beaux-Arts de Tunis. Il quitte ensuite la Tunisie au début des années 1950, après avoir été molesté par les forces coloniales, et complète sa formation artistique en Europe, dans les différentes écoles d’art. De retour au pays à partir de 1959, il rejoint le groupe de « L’Ecole de Tunis », composé par de grands noms comme Ammar Farhat, Abdelaziz Gorgi ou Ali Bellagha, pour ne citer qu’eux. Sa peinture figurative, s’illustre autour de thèmes inspirés de la tradition et d’une culture tunisienne authentique à laquelle il fut profondément attaché. Les personnages qu’il peint sont ainsi souvent représentés en habits traditionnels, dans des lieux typiques de la Médina de Tunis (« El Kotteb », « Le Fabricant de Chéchias »…). Son trait onduleux, son style particulier lui accordent une place à part dans le paysage artistique tunisien dont il devient un des leaders incontestés, mais lui confèrent aussi une renommée internationale, tant son œuvre se démarque de celle de ses compatriotes et contemporains.
Parallèlement à sa création artistique prolifique, Zoubeir Turki occupera nombre de postes administratifs dans le domaine de la culture et veillera à la consécration de lieux artistiques. Il présidera ainsi le comité culturel de la ville de Tunis et fondera l’Union Nationale des Arts Plastiques de Tunis, de même qu’il sera à l’origine de la création du Centre d’Art vivant du Belvédère (Tunis). Au-delà des frontières de son pays, l’artiste aura également été à la tête de l’Union Maghrébine des Arts Plastiques.
Jusqu’aux dernières années de sa vie, « Si Zoubeir » poursuivra cet élan didactique en transformant sa maison de la banlieue sud de Tunis en musée qu’il ouvrira et fera visiter au public. En grand homme qu’il était, le peintre savait que l’art n’a de valeur que dans ce qu’il a de généreux.
Quoique méconnue par la jeune génération, l’œuvre de Zoubeir Turki demeure tout de même présente et fait désormais partie du patrimoine culturel tunisien et maghrébin. Ses tableaux sont reproduits sur les timbres ou illustrent la couverture de certains ouvrages. Une fresque importante, véritable chef-d’œuvre de sa création, orne le hall de la Maison de la Radio tunisienne. Mais son œuvre la plus connue demeure sans doute la statue d’Ibn Khaldoun, sculptée en bronze, en plein cœur de Tunis.
Un phare artistique a éteint ses feux. Paix à votre âme, Si Zoubeir.


Parallèlement à sa création artistique prolifique, Zoubeir Turki occupera nombre de postes administratifs dans le domaine de la culture et veillera à la consécration de lieux artistiques. Il présidera ainsi le comité culturel de la ville de Tunis et fondera l’Union Nationale des Arts Plastiques de Tunis, de même qu’il sera à l’origine de la création du Centre d’Art vivant du Belvédère (Tunis). Au-delà des frontières de son pays, l’artiste aura également été à la tête de l’Union Maghrébine des Arts Plastiques.
Jusqu’aux dernières années de sa vie, « Si Zoubeir » poursuivra cet élan didactique en transformant sa maison de la banlieue sud de Tunis en musée qu’il ouvrira et fera visiter au public. En grand homme qu’il était, le peintre savait que l’art n’a de valeur que dans ce qu’il a de généreux.
Quoique méconnue par la jeune génération, l’œuvre de Zoubeir Turki demeure tout de même présente et fait désormais partie du patrimoine culturel tunisien et maghrébin. Ses tableaux sont reproduits sur les timbres ou illustrent la couverture de certains ouvrages. Une fresque importante, véritable chef-d’œuvre de sa création, orne le hall de la Maison de la Radio tunisienne. Mais son œuvre la plus connue demeure sans doute la statue d’Ibn Khaldoun, sculptée en bronze, en plein cœur de Tunis.
Un phare artistique a éteint ses feux. Paix à votre âme, Si Zoubeir.










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