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DR IDRISSI MY AHMED - publié le Mercredi 16 Septembre à 01:43

Visite de monsieur François Hollande à Tanger : Le Maroc, la France et le dossier saharien






Le principal ne réside pas dans l’économie et les urgences qui vont de soi entre partenaires incontournables, mais dans le soutien historique, vrai et judicieux, face au bellicisme arrogant et inlassable de nos nouveaux riches et immenses voisins !

Une culture, complexe, faite de défis, de courage historique, de noblesse et d’erreurs, d’arrière-pensées dépassées aussi, qui viennent intoxiquer la moitié des Maghrébins. Les nouvelles générations, qui, à force de matraquages et d’intox, ont ingurgité dans leur génome, une haine viscérale ou un dépit morbide, une maladie auto-immune, face au régime et au droit à l’unité dans leur territoire historique, de leurs frères marocains.

Le souci économique et du développement qui s’en ressent est causé par l’antinomique struggle algérien et sa conduite sénile, qui a empoisonné les jeunes par l’intox, la propagande et la subornation.

Voici ce que j’en pense, pour le moment, espérant que ces idées devraient être entendues par nos amis socialistes de France. Le soutien amical français, qu’on nous reproche d’ailleurs, et qui, s’il dope le partenariat fidèle et prépondérant, doit se situer dans l’entreprise commune de paix et de construction de l’Afrique. Celle du Nord et de sa paix, de sa démocratisation, quelles que soient les vanités, les bannières et les banderilles des républiques qui nous livrent une bataille existentielle. Un souci de développement indépendant et clair, afin de livrer bataille aux retards, tous égaux dans la paix et ensemble fédérés sur le pourtour de la Méditerranée. Ceux dus à la sécheresse, aux retards techniques et culturels, à la faim et à la maladie, au chômage et à l’injustice, aux guerres, à l’émigration clandestine, aussi, dont le Maghreb sert de réservoir et de freins. Comme aux réactions de dépits terroristes, de par le monde, qui installent leurs fortins et tentes nomades dans la sous-région ! A commencer par les activistes du Sud algérien.

D’autant que le potentiel d’extension dévastateur pourrait toucher parallèlement la France et le reste de l’Europe. Les menaces de déstabilisation du Maroc et de son régime, par des actions extrémistes et terroristes, ne sont qu’une partie de l’entreprise. Fusible ou chaînon fragile, il n’en demeure pas moins que ce foyer injuste est à clarifier pour l’éteindre par les Français les premiers, en tant que colons initiateurs des frontières, face à la partialité du délirium séparatiste et du matraquage algériens. Je parle de ceux de nos voisins qui sont contre les façons de faire de Feu Hassan II. Mais celui-ci est mort et ils n’ont guère changé de méthodes. C’est toujours le Polisario qui sert de bras armé à leur étrange politique. On ne change pas un cheval qui gagne, direz-vous. Mais, le cornac semble faire courir un mammouth fossile, dans une arène qui s’effrite, avec un jockey fourbu comme écuyer. L’un de ces foyers est le Sahara marocain. Justifiable qu’il est, justiciable en fait, d’une action éthique de témoignage historique, de la part de la France, devant le concert des nations, en l’occurrence l’ONU et ses instruments.

La France socialiste doit, par éthique culturelle et morale, user de son poids d’ancienne puissance coloniale. Elle qui avec l’Espagne ont manipulé les tracés de la région, avant d’y laisser sur le départ, par mégarde ?, les levains et le venin, qui empoisonnent la vie et qui bloquent le développement des Maghrébins.

Avatars de l’histoire des peuples, espoirs et opinion

La France est devenue l’amie de tous les pays de son ancien «empire» et autres colonies, par sympathie, par besoin et par pragmatisme et complémentarité. Un prestige rare, qui fait qu’elle garde sa stature de grande puissance. Sauf qu’elle n’est pas étrangère à la configuration des Etats qu’elle a dirigés ou digérés, ni à leur histoire ou leur économie. Et en sortant, leurs frontières, entre les mêmes peuples parfois et les mêmes tribus qu’elle a soumis, ont été remaniés à la hache et au sécateur.

A ce titre et pour la vérité, son témoignage est impératif dans le cadre de la mondialisation des échanges, de la paix entre les peuples, qu’elle a scindés, revitalisés et/ou «civilisés». La frontière Est et Sud du Maroc, vieil empire qu’elle a réduit ou rongé, devrait retourner à son origine ante. En toute équité. Celle d’avant la pénétration militaire et administrative française et les déchirements consécutifs du pays, de son aire et de ses tribus. Faire admettre la notion de paix et de complémentarité vitales entre les pays frères et voisins, le plus près de leur histoire et de leurs droits, doit être le souci d’une diplomatie prospective, juste et réaliste. Il revient à cette France d’innover pour être sincère et de commencer cette opération de reconstruction éthique, économique et de paix. Elle en profitera, certes, sur tous les plans!

Pour parler de démocratie, de droits de l’Homme et d’autodétermination des peuples, parlons de la franchise de la France et de son courage de témoigner, ostensiblement et librement, contre vents et marées. Le peut-elle, malgré l’appel des promesses ou l’interférence des intérêts miniers et énergétiques de son ancien département? Ce n’est pas en fuyant les témoignages, pour faire plaisir ou des concessions à un pays devenu immense et riche, l’Algérie, ou pour lui vendre des armes et puiser du pétrole, du gaz, et des minerais, qu’il faut encore taire, lâchement ou complaisamment, le droit des Marocains à être sécurisés. Dignes et sereins, constructifs et pacifistes, dans leurs terres, sans déchirement des peuples et autres éclatements de son territoire et/ou de ses tribus. Les socialistes français, plus que d’autres, sont sensibles à l’esprit de partage, de démocratie, de libertés à l’intérieur des communautés, comme de leur ouverture, pacifique, digne et respectée envers les autres. C’est une culture anti-impérialiste, qui devrait être contraire à toutes les formes d’ingérences et de prétextes fallacieux. D’où leur similitude avec le peuple, valeureux et fier d’Algérie… Encore que la similitude ne soit pas un copier-coller des cultures, des cultes, des us ou des programmes et autres intentions… Mais le témoignage de vérité est une forme d’ingérence diplomatique, nécessaire et louable.

Les socialistes français, par conviction éthique et par culture, sont donc de principe, contre toutes les formes de suprématie. Surtout si elles sont décriées, parce que contraires à l’histoire, ou qu’elles viendraient fausser l’équité et la vérité.

Maintenant au pouvoir, par esprit de justice et pour corriger les erreurs graves et les événements passés, ils ne devraient plus cacher ni taire les droits dus à l’histoire. Ils ne doivent pas, par complicité ou par duplicité ou copinage, nier les droits du Maroc sur son sol, au profit clientéliste d’un régime militaire. Non pas qu’il soit en vacance ou en fin de vie, mais il est loin d’être le parangon ou l’idéal en matière d’ouverture ou de démocratie. Les socialistes français, sensibles aux droits de l’Homme et des peuples, partout où ils sont contrits, ne devraient pas déchirer les nôtres ni leur entité. Ils ne doivent point permettre par connivence à un grand pays, riche, arrogant et fier, l’Algérie qu’elle soit nommée, de dicter à l’Afrique ses volontés. Ni encore de tenter d’écraser les peuples, les pays, les régimes ou les gouvernants, les moins nantis, pour son expansion et son profit. Et ce, malgré les vastes territoires et ses nouvelles étendues acquises, à son indépendance, comme réparation et logique territoriale.

Morcellement et sécession

Spolier le Maroc ou tenter de le réduire et de fractionner son peuple, de démembrer son territoire ou de le réduire, voire de le forcer, afin d’accéder à la côte atlantique est une vision expansionniste et belliciste. Elle se cache derrière un hypocrite et prétendu droit des peuples à l’autodétermination. Ces peuples, combien sont-ils selon les promoteurs de l’idée ? Et que fait-on des mélanges des peuples et des métissages, des transhumances économiques et/ou par l’histoire et les batailles forcées? Que dire des autres Sahraouis et des populations nomades, dont l’actuel et gigantesque territoire de l’Algérie nouvelle, a bonnement hérité ? Des hommes ambitieux, pour ne pas parler de prédateurs, ont eu des visions prussiennes, dignes de la théorie de la «race pure» et des «identités supérieures», pour élargir leurs pays.

L’histoire a clos ce chapitre des conquérants, des tzars et des Hitler et de leurs invasions funestes. Il reste des frontières et des douanes, des barbelés, dont une juste mondialisation, équitable et pacifique, devrait s’en passer.

A ce titre, François Hollande est sollicité pour faire admettre avec courage les droits inaliénables, historiques et prometteurs des Marocains. Ceux de son peuple multiethnique, arabe, berbère, sahraoui et africain, dans l’étendue de ses tribus et de ses factions sur toute l'étendue de son territoire. Un damier qui fut dilacéré par les puissances impérialistes de l’époque. Il est tenu de défendre la justesse et l’opportunité d’une solution éthique à notre cause. Et qui plus est, pour cette Méditerranée commune, de défendre ses partenaires du Sud, avec équité et objectivité, auprès de nos frères et voisins , qui demeurent néanmoins ses sympathisants identitaires, du « continent Algérie ».

A bon entendeur, paix et merci.

Président de l’Association des amis des myathéniques du Maroc

ARCHIVES Par le Dr Idrissi Moulay Ahmed
http://www.libe.ma/%E2%80%8BLe-Maroc-la-France-et-le-dossier-saharien_a58962.html



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