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William Racimora - publié le Vendredi 4 Mai à 09:58

Violence urbaine : Un état des lieux




En 1950, 30% de l’ensemble de la population mondiale vivait en ville. Aujourd’hui plus de la moitié de la population réside dans les agglomérations urbaines, et cette tendance à la concentration de l’habitat tend à se maintenir. Dans les pays développés, le taux d’urbanisation atteint déjà 75% de la population totale. La ville est un espace privilégié doté d’un fort pouvoir d’attraction parce qu’il offre un accès aisé aux services et au marché de l’emploi. Mais c’est également un lieu où s’expriment les tensions sociales et où apparaissent des formes de violence spécifiques.

De quoi parlons-nous ?



Etant donné le phénomène mondial d’augmentation de la population urbaine, on peut logiquement en déduire que les violences de toutes natures sont appelées à connaître une croissance proportionnelle dans les villes. Ce premier constat, élémentaire pour ne pas dire simpliste, ne rend pas compte de la réalité multiple d’une « violence urbaine » qui se décline en modalités distinctes et d’intensités très variables : émeutes urbaines cycliques aux Etats-Unis, crise nationale de novembre 2005 ou encore rituel des voitures incendiées en France, contrôle de favelas brésiliennes par des gangs armés,  sentiment d’insécurité, etc.

De nombreuses approches empiriques et/ou théoriques de la « violence urbaine » proposent de la différencier de la délinquance classique en proposant une typologie centrée sur des actions qui ne poursuivent pas, du moins pas prioritairement ou uniquement, un objectif de lucre. On y trouve, pêle-mêle, les actes de vandalisme, les violences en bande associées à l’idée de domination spatiale (un quartier, un trottoir, un hall d’entrée d’immeuble, etc.) ou encore des agressions symboliques et/ou physiques dirigées contre des cibles institutionnelles (bâtiments scolaires, forces de l’ordre, pompiers, etc.). Ce type d’approches considère les émeutes de grande ampleur comme le degré supérieur de la « violence sociale » en cela qu’elles réunissent différents paramètres significatifs : augmentation généralisée du sentiment d’insécurité y compris chez les populations éloignées des émeutes, médiatisation très importante pouvant concourir à entretenir la dynamique de la violence, affrontements généralisés avec les forces de l’ordre, apparition de tactiques de guérilla urbaine, etc.


Tagué : Etats-Unis, violence

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