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El Mokhtar Chafik - publié le Vendredi 8 Mars à 20:25

Violence et contre violence






Violence et contre violence

Femme et résistance

INTRODUCTION

Tout d'abord il faut signaler que nous ne voulons pas s'intégrer ni prendre part dans un débat qui règne sur la scène nationale ces derniers jours, et qui soulève de chaudes et brûlantes discussions.
Nonobstant, cela ne veut absolument pas dire que nous laissons à part la réalité de la société marocaine et ce qui l'intéresse, mais, seulement, que l'angle duquel nous approchons l'objet essaie de réaliser une telle rupture avec le sens commun, en cherchant une objectivation de l'objet et la création d'une distance avec lui.
Ainsi, nous partons dans notre approche, que nous voulons qu'elle soit sociologique, des questions suivantes : est-ce que la violence, entre conjoints, était toujours horizontale ? Ne peut - elle pas être verticale ou, d'une autre manière, partagée ? Autrement dit, est ce que la violence était toujours une affaire des hommes ? C'est - à - dire, est ce que la femme n'exerce pas une telle violence, d'une manière ou d'une autre ?
Pour répondre à ces questions nous partons des résultats d'une enquête de terrain que nous avons mené à la fin de l'année précédente, dans un petit village du Rhamna Nord, il s'agit d'une trentaine d'interviews, auprès des femmes mariées, jeunes et vieilles, âgées de 15 à 80 ans, résidentes à Skhours Des Rhamna.

OUI... MAIS A CONDITION

Partons, tout d'abord, du sens de la violence chez nos enquêtés. Il s'agit purement de la violence matérielle, c'est - à - dire des châtiments corporels que la femme subit lors des querelles avec son mari ou entre membres de famille : Pères et filles, frères aînés et sœurs, etc. Le fait est toujours accompagné d'insultes et de menaces.
Mais, que pensent les femmes de cette violence ? Signalons, premièrement, que la violence, même dans ses manières les plus agressives, n'est pas totalement rejetée, à contrario, elle est acceptée par une grande majorité, surtout parmi les bonnes femmes.
Il ne faut pas comprendre que la violence est autorisée, banalisée et légalisée totalement. Cependant, même si les femmes acceptent d'être objet de violence, quelle que soit son origine : un père, un frère aîné ou un mari, elles ne l'acceptent que sous condition qu'elles soient la cause qui a provoqué la nervosité de leurs maris ; négligence de la femme des besoins de son mari ou le laisser - aller des fonctions vitales ; préparation de repas, lessive, linge, lavage, éducation et entretien des enfants, sortie sans autorisation du mari, la mise en cause de son autorité, s'elle ne respecte pas les membres de sa famille ou elle le trompe... etc.
Un autre répertoire si important d'où la violence virile puisait sa légitimité, aux yeux des femmes, est la religion ou ce qu'elles appellent " chra'a “. Ce dernier, qui, pour elles, octroi aux hommes une autorité et une possibilité d'utiliser la violence légitime. Ainsi, le mari, rien qu’il est homme, a le droit d'utiliser son autorité ou de recourir à la violence au moment où la femme ne peut que se soumettre, et comme disait le proverbe populaire : "le bâton est sorti du paradis “. Les bonnes femmes traduisent cette réalité dans un proverbe très éloquent " c'est ton eau poissons, vis ou morts “.

LA CONTRE - VIOLENCE

Les femmes ripostent - elles ? Réagissent – elles ou non devant l'intransigeance des hommes ?
Nous pouvons affirmer, dés lors, que les femmes ne se replient pas devant la violence, souvent agressive, exercée par les hommes, mais elles répliquent, elles se défendent de leurs propres manières.
Bien sûr, leur condition physique inférieure aux hommes ne leur permet pas de défier les hommes, et les oblige à céder le champ de la violence matérielle aux hommes. Cela veut dire que les femmes ont leurs moyens propres de résistance, de défense et de faire la violence.
Cela ne veut absolument pas dire que les femmes ne font jamais recours à la violence. Même si les membres de notre échantillon déclarent qu'elles ne font pas recours à la violence, pour des raisons éthiques, elles citent d'autres cas où la violence – matérielle bien sûr - est souvent présente. Malgré tout, peu de femmes reconnaissent à la femme le droit de recourir à la violence, elles la considèrent comme méchante, sans honneur ni dignité, et son acte est interprété comme immoral.
Dans ce contexte, les vieilles femmes font une comparaison entre une femme, dite d'autrefois, et une autre, dite d'aujourd’hui. La première est glorifiée, elle ne fait pas recours à la violence en face de son époux, elle ne le bat plus, elle le respect. Même lorsqu'il fait appel à la violence, elle se contente de pleurer, de fuir, de quitter le foyer conjugal pour aller se réfugier chez les parents, en attendant l'arrivée du mari ou des membres de sa famille, pour s'excuser au près d'elle et tenter de réconcilier les conjoints, avant qu'elle ne regagne, de nouveau, sa maison, en se référant au vieux proverbe qui dit : " tant que l’œil grandira, elle ne pourra dépasser le sourcil “.
Ainsi, nous constatons que les femmes sont, dans la majorité des cas, inoffensives, elles attendent chez eux l'arrivée de l'autre pour qu'elles ripostent, ce qui fait que les femmes se bornent aux limites de la résistance, elles exercent une contre - violence.
Il ressort de ceci que les femmes ne restent pas les mains croisées, mais elles essaient d'influencer leur réalité quotidienne en recourant à une violence symbolique, ce qui fait que leur résistance est négative. Cette résistance se base sur deux genres d'influence : l'une négative et l'autre fictive.

1/ L'influence négative

Elle est négative puisqu'elle évite le face à face, elle se base sur des actes inaperçus, qui n'attaquent pas directement l'homme, elles peuvent même passer, parfois, invisibles.
Par ces actes, la femme cherche avant tout à " se venger “, à " se rendre justice “, d'une manière qui lui est propre et qui lui garanti de se passer d'une guerre ouverte avec son conjoint.
Ainsi, la femme commence à manquer à ses fonctions habituelles, surtout celles qui sont au service directe de son mari. Elle fait défaut au lavage de ses vêtements, elle ne prépare plus de repas, elle ne lui parle plus, elle abandonne son lit ou sa maison pour aller se réfugier chez les parents, des membres de la famille ou même chez les voisins. Parfois elle se torture elle - même ou torture son environnement, en battant ses enfants, en cassant les vitrines, les récipients, les tables... en général, tout ce qui est à la portée de sa main, etc.
Mais, que font - elles lorsque ces actes n'ont pas de fruits ?! Les femmes rahmanis vont - elles aux tribunaux ? Pas question, elles ne quittent que rarement leurs domiciles pour aller demander justice auprès des tribunaux. Excepte les jeunes mariées qui, elles recourent à la justice pour revendiquer leurs droits. Pourquoi donc ?
Aller au tribunal s'explique, premièrement, comme atteinte à la personnalité de la femme, à son honneur, à son image et aux représentations que le monde ambiant se fait d'elle, et surtout à l'orgueil de son mari... Deuxièmement, ce recours est absolument intolérable par les maris et par la société rurale tout entière.
Même si les femmes rahmanis affirment que la femme peut aller au tribunal en quête de justice, elles lient ce recours au cas de divorce, du remariage de l’époux ou si ce dernier l'abandonna avec ses enfants, sans abri, ni argent ni aucune possibilité de remboursement financier.
En général, les femmes rurales rejettent le recours au Makhzen en cas de querelle avec leurs maris, puisqu'elles croient que la femme qui se dirige vers le tribunal ne devait jamais revenir chez son mari. A leur avis, la cohabitation ne pourra persister dans un tel climat, la vie deviendra très difficile, parsemées d'angoisse, de doutes et de conflits. Les vieilles femmes voient, que seules les femmes, dites d'aujourd’hui, qui se dirigent aux tribunaux, ce qui fait qu'elles sont qualifiées de mauvaises épouses, de méchantes, sans honneur et sans dignité. En dépit de tout, la femme rurale peut solliciter le Makhzen en cas de désespoir ou de recherche de divorce.

2 / L'influence fictive

Parfois la violence virile est si cruelle que des simples actes, comme ceux cités en haut, peuvent la contester ou l'éviter, le fait qui pousse les femmes à chercher d'autres moyens plus efficaces pour pouvoir faire face à la cruauté et la brutalité des hommes. Et puisque ces femmes ont fini leur potentiel intérieur, elles se tournent vers l'extérieur ou le de - hors. Mais que trouvent - elles ?
Dans ce contexte, elles trouvent un palliatif de leur situation, un moyen fictif de lui remédier. Elles le trouvent et chez les bonnes femmes et chez les charlatans et sourcières. C'est ces derniers qui s'occuperont dés maintenant de l'insupportable mari. Ils écrieront des recettes complètes, ils prépareront des repas spéciaux pour l'affaire et ils produiront des conseilles qui déterminent et contrôlent, dés maintenant, tous les actes de la femme même dans sa relation intime avec son mari.
En général, les recettes comportent deux manières d'intervention :
a) la première, nous pouvons affirmer, que c'est alchimique, puisqu'elle se base sur la préparation des repas spécifiques pour le mari, contenant des herbes toxiques, des membres d'animaux connus pour leur stupidité tel ce que les femmes surnomment " mokh dba'a “.
b) la deuxième est pure et dure magique, puisqu'elle se base sur des recettes particulières tel :
lui laver les mains par un morceau de savon qui a servi pour les ablutions funéraires d'un mort.
lui servir un " couscous magique “, c'est - à - dire un couscous préparé à l'aide d'une main arrachée à un nouveau mort masculin.
trouver des talismans qui seront mis dans un matelas, un coussin ou les laissés passer une nuit au - dessus des étoiles dans un récipient et un peu de l'eau avant que le mari les absorbes.
le "Taleb" écrit le "livre de l'amour" et donne du « Fasoukh » à ceux qui sont atteint d'un fait magique ou écrit à la femme des mots magiques dans sa main et des talismans à porter ou à mettre dans un arbre afin que le vent puisse le faire bouger.
Lui citer des herbes qui servent à laver ses vêtements et ceux de son mari.
Le " Taleb " lui demande aussi d'apporter une photo de son mari, et parfois une d'elle aussi, des morceaux des vêtements de son mari, tel que la chemise, le maillon, la serviette qui leur sert lorsqu'ils sont au lit, une chevelure de sa tète, de sa barbe ou de son sous - bras qui serviront à une recette magique et, enfin, un animal pour le sacrifice.
A partir des exemples cités en haut, nous constatons la portée symbolique de cette procédure, tel que l'omniprésence de la mort, puisqu'on donne au mari le savon qui a servi aux ablutions funéraires d'un mort pour que ses mais " meurent " et perdent leur force. Mais la mort au monde islamique n'est aucunement la fin de la vie puisqu'il y a la résurrection, la nouvelle naissance, le paradis, l'extase... C'est cette nouvelle vie si calme, si heureuse et si pacifique qui hante l'imaginaire de la femme rahmani qui mène une vie conjugale plus proche de l'enfer.
Nous pouvons affirmer, presque, la même chose pour un autre symbole, la nuit, ce qui nous fait référence à l'obscurité, les ténèbres, la peur, l'angoisse, et même à la mort ou à ce qu'on nomme au Maroc " la petite mort “, c'est - à - dire le sommeil. Il s'agit donc à mon avis de la nuit si sombre, si froide et si longue de la femme marocaine, sinon la femme arabe, la sanglante nuit des sacrées filles de Chahrayard. Aussi, le talisman qui passera la nuit de hors en attendant l'aube pour qu'il soit retiré symbolise l'attente de la femme rahmani de ce beau jour si loin, claire, douce, luminescent et fleurassent, son attente du moment où elle s'échappera de ses cauchemars et ses maux quotidiennes pour retrouver le calme d'une vie conjugale douce et stable.

CULTURE DE SOUMISSION

Jusqu'à présent, nous constatons que l'acteur principal est l'homme, autrement dit, c'est l'homme qui est responsable de cette situation conjugale instable, parsemée de violence ( dans le sens matériel ) et de brutalité, la femme n'est - elle pas responsable de son coté, ne contribue - t - elle pas de sa part dans la perpétuation et la reproduction de cette situation ?
Comme l'affirmait Rahma Bourqia, la femme est la mémoire de la société, c'est - à - dire qu'elle contribue efficacement dans sa reproduction par la transmission, de génération en génération, et grâce à l'éducation, qui est sa propre fonction, la culture, les valeurs et les règles - du sens que donne Durkheim à ce mot - de la société.
Dans le même sens, la femme rahmani transmis, de mère en fille, plusieurs valeurs si anciennes. Ces dernières portent une image particulière de l'homme et de la relation homme - femme. Elles contribuent, d'une manière ou d'une autre, à maintenir, fortifier et durcir la domination masculine – concept cher à Pierre Bourdieu -, et reproduisent l'image du patriarche protecteur qu'il faut servir et se soumettre à son autorité, puisque cela relève de la religion islamique, et puisque la contestation de sa volonté, et la remise en question de son obéissance et sa servilité, engendre la punition et le châtiment divins.
Seulement dans ce contexte, nous pouvons comprendre l'histoire que racontent les bonnes femmes rahmani, sous prétexte qu'elle s'est passée ou s'est déroulée au temps du prophète. Il s'agit d'une femme de bûcheron, un homme si modeste et si pauvre qui quittait chaque matin à l'aube sa maison en direction de la forêt, laissant derrière lui son obéissante femme... Un jour, Lalla Fatim Zahra, la fille du prophète, vient lui rendre visite accompagnée de son fils Elhassan, ainsi la fidèle femme permet à Fatim Zahra d'entrer, mais sans son fils, sous prétexte qu'elle lui fallait intervenir son mari, qui lui a permit de le faire entrer la prochaine fois. Pendant l'autre visite la fille du Prophète est venue accompagner de ses deux fils, Elhassan et Elhossein, mais la femme ne permet qu'au premier d'entrer, car son mari était hors du demeure, ce qui lui valait attendre la permission du mari. En visitant la femme du bûcheron, Lalla Fatim Zahra l'a trouvée si modeste, elle ne mangeait que du " pain froid “, ne buvait que de "l'eau chaude " et passe tout son temps sous une chaleur accablante en attendant le retour de son mari, en étalant un matelas pour trois places. Après l'avoir interrogée, elle a répondu que son mari vit dans le même état dans la forêt, et que le devoir l'oblige de partager avec lui les conditions de sa vie, ainsi qu'elle utilise le large matelas pour pouvoir être toujours en face de son mari, même s'il tourne à gauche ou à droite. En retournant chez soi, Lalla Fatim Zahra a raconté toute l'histoire à son père qui lui a affirmé que l'obéissante épouse l'avait devancée au paradis et qu'elle a les clefs, avec lesquels va lui ouvrir ses portes.
Elle est si claire maintenant, la contribution féminine dans la reproduction de la domination virile, et perpétuation d'un statut féminin inférieur, et une image d'une femme dépendante et subordonnée. Ceci peut se clarifier à partir des moments suivants :
La femme est sous-estimée par soi - même, puisqu'elle ne considère pas ses efforts mis en service de sa maison, ses enfants et son époux. Ainsi, elle reproduit l'idée de l'infériorité du travail féminin, de son maigre et chiche contribution à l'économie familiale, et de sa simplicité et son aisance. Ainsi, la femme se trouve indépendante et subordonnée à l'homme, de plus, elle se sent besoin de sa protection et de sa force de travail. Ce qui fait qu'elle doit être respectueuse et obéissante s'elle voulait survivre en dignité et en paix.
L'obtention de la grâce, la bénédiction et le pardon divins, passe par le respect absolu du mari et l'obéissance aveugle à ses demandes et ses réquisitions. Ainsi, non seulement la vie terrestre de la femme dépend de son époux, mais aussi son devenir à l'au - delà.
Il ressort de ce qui précède que l'obéissance au mari, son respect absolu et le fait d'être, toujours, à son service et à sa disposition, dans une soumission sans frontières, est l'un des prescriptions de la religion islamique, le fait qui pourvu et muni la domination virile d'une légitimité religieuse, et lui fournit, d'une manière ou d'une autre, une force inépuisable à se perpétuer, à se reproduire et à résister aux tentatives de contestation et de remise en question.

CONCLUSION

Arrivant à ce point d'analyse, nous pouvons conclure que, si nous dépassons la dénotation restreinte du concept violence, qui le borne à sa dimension matérielle ou corporelle, pour que ce dernier prenne en considération la dimension symbolique, nous pouvons confirmer que l'homme n'est pas le seul pionnier de la violence, puisque la femme exerce, de sa part, comme nous l'avons montrer en haut, une violence particulière, qui correspond à ses capacités corporelles et sa position dans la hiérarchie sociale, une contre - violence, que nous pouvons nommer, violence symbolique.
Malgré tout, nous pouvons affirmer, que cette manière féminine de contestation, ne fait que fortifier la domination masculine. Ainsi, en recourant à une contestation négative, fictive parfois, une contestation qui évite le face à face, et se contente de quelques manières de contestation qui passent parfois inaperçues, ne fait qu'appuyer sa reconnaissance de l'hégémonie virile et son incapacité à contester, directement et ouvertement, l'ordre établi.
Dans ce contexte, on peut poser la question suivante : Est - ce que la production d'une panoplie de lois régissant la relation entre conjoints peut sauver la femme, surtout dans le monde rural, du dilemme ?
A mon avis, cette initiative ne pourra pas réaliser, au moins, tous ces buts, du fait qu'elle porte une vision réductrice au problème, et qu'elle l'envisage loin de son contexte socio - culturel.
Personnellement, je considère que les problèmes que vit la femme, aujourd’hui, sont les problèmes d'une société tout entière. Ainsi, on ne peut les résoudre que dans une vision globale aux maux de la société, autrement dit, on ne peut les abolir qu'à partir de l'élaboration d'un projet social global.
Ainsi, combattre la violence contre la femme en milieu rural, signifie, l'abolition de l'analphabétisme, de l'ignorance, la contestation d'une situation socio - économique et culturelle défavorisée, accélérer la vitesse du développement économique et de la modernisation, améliorer l'infra - structure locale... etc. Les interventions, qui sans elles, on ne peut jamais mettre en question une culture de soumission et d'obéissance enracinée, et un imaginaire qui s'est accumulé pendant des siècles.
En bref, une probable intervention ne peut être efficace que s'elle prend en considération la société -- ou le monde social, expression chère à Pierre Bourdieu -- dans sa totalité. Autrement dit, elle ne parviendra à ses fins qu'en dépassant la perception partielle des choses, des problèmes plutôt.
Ainsi, toute intervention, qui veut être efficace, rentable et déterminante, ne peut se dépasser d'une connaissance scientifique générale et profonde, pour ne pas dire spécialisée, de son terrain de travail ou d'intervention. Le fait seul qui lui permettra de mieux envisager ses projets, sinon, elle ne produira, de sa part, qu'une influence fictive.

El Mokhtar Chafik. Maitre Assistant. CRMEF. Safi



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