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MAP - publié le Mercredi 23 Septembre à 13:09

Vers un dénouement de la crise au Burkina : Michel Kafando annonce son retour au pouvoir



Ouagadougou - Le président burkinabè, Michel Kafanado, renversé jeudi dernier par un putsch du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), a annoncé, mercredi matin, son retour au pouvoir.



Michel Kafanado
Michel Kafanado
Dans une déclaration à la presse au ministère des Affaires étrangères, jouxtant l'ambassade de France où il s'était refugié lundi soir, M. Kafando a annoncé la remise en selle des institutions de la transition et la reprise du travail gouvernemental.

'Je suis de retour'', a dit le président de la transition qui a salué les efforts déployés par la médiation de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), appelant toutefois ce groupement sous-régionale à prendre en compte la volonté du peuple burkinabè.

Les chefs d'Etats de la CEDEAO réunis en Sommet extraordinaire, mardi à Abuja Nigéria), ont condamné le coup d'Etat et décidé de dépêcher une nouvelle mission de médiation au Burkina Faso pour dénouer la crise et réinstaller les institutions de transition.

La mission, attendue ce matin à Ouagadougou, est composé notamment des présidents du Nigeria, du Niger, du Togo, du Ghana, du Bénin et du Sénégal.

A l'issue du Sommet extraordinaire, les dirigeants de la CEDEAO ont réaffirmé leur soutien total à la poursuite de la Transition, avec le rétablissement du président Michel Kafando dans ses fonctions de Président.

Ils ont de même demandé au RSP de déposer les armes et aux autres forces de défense et de sécurité de ne pas recourir à la violence comme moyen de règlement du conflit, de ne pas compromettre la paix et de se consacrer à la protection des personnes et des biens.

Le Sommet, qui a par ailleurs appelé l'Union Africaine et la communauté internationale à sursoir aux sanctions prises contre le Burkina, n'a pas approuvé la demande d'amnistie pour les responsables du coup d'état, contenu dans le projet d'Accord politique pour une sortie de crise.

Mardi soir, les forces loyalistes et le RSP ont signé un accord pour éviter un affrontement et l'effusion de sang.

Aux termes de cet accord de cinq points, le Régiment de Sécurité présidentielle (RSP), auteur du coup d'Etat militaire de jeudi dernier, accepte 'le cantonnement au Camp Naba Koom II'' et à 'céder tous les postes de garde dans la ville de Ouagadougou.

De leur côté, les forces armées qui ceinturent la capitale vont faire reculer les troupes loyalistes de 50 km au début du cantonnement et s'engagent à garantir 'la sécurité du personnel du RSP et celle de leurs familles''.

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