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Mahamat Samba Touré - publié le Samedi 16 Mars à 08:05

Une visite royale pour renforcer les liens d’amitiés, de coopération et d’échange






Une visite royale pour renforcer les liens d’amitiés, de coopération et d’échange
Le discours royal du 9 mars 2011 et les reformes politiques qui s’en sont suivies, ont été à l’initiative des profonds bouleversements qu’a connus le Maroc au cours de l’année 2011. Plus que dans toute autre région, les pays du Maghreb se sont engagés dans un long processus de changement et de réforme. Avec la Constitution marocaine de 2011, le royaume a manifesté sa volonté d’œuvrer en faveur d’une coopération plus étroite avec les pays d’Afrique sub-saharienne. Ce mouvement se fonde sur le fait que les objectifs visant à atteindre la prospérité, la stabilité et la démocratisation au niveau national, ne pourront être pleinement atteints sans un approfondissement des relations avec les pays du Sud.

En initiant cette nouvelle visite auprès de trois de ses alliés de longue date, à savoir le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Gabon, le roi du Maroc entend d’une part renforcer la coopération de ce dernier, en s’appuyant sur l’expérience qu’il a acquise de ses relations avec les Etats européens ; et d’autre part, exprimer l’intérêt qu’accorde la diplomatie marocaine à l’Afrique sub-saharienne. Il faut noter qu’un continent africain uni et plus fort, aidera à relever des défis communs, tels que l’instabilité dans la région du Sahel, la sécurité énergétique, ou encore la nécessité de créer des emplois et de lutter contre le changement climatique.

La présente visite s’inscrit dans le cadre de la nouvelle orientation diplomatique du royaume, définie par la Constitution de 2011, et dont le roi est le maître d’œuvre. Elle vise à renforcer et à compléter un partenariat pour la démocratie et la prospérité partagée. Dans cette optique, cette nouvelle visite, met en évidence l’importance d’une plus grande intégration « sud-sud », en plus d’autres engagements bilatéraux.

Les atouts économiques que recèlent ces Etats et les gains mutuels découlant d’une coopération bilatérale sur des dossiers comme l’immigration, le commerce et l’investissement, mettent à l’ordre du jour la nécessité de relancer le positionnement économique du Maroc sur le continent africain. Ce qui se fait non sans succès, avec l’implantation de plusieurs banques comme Attijariwafa Bank, la Banque Populaire ou encore la Banque Marocaine du Commerce Extérieur. Les secteurs industriels et de service ne sont pas en reste, puisque nombre d’entreprises marocaines font partie intégrante du paysage économique africain, et sont en nette progression par rapport aux entreprises européennes. Ces coopérations économiques, visent tout autant à renforcer et à consolider les parts de marché, qu’à diversifier l’éventail des échanges extérieurs du royaume du Maroc.

A cela, s’ajoute le soutien sans faille qu’accordent la Côte d’Ivoire, le Gabon et le Sénégal au Projet Marocain d’Autonomie du Sahara, jugé sérieux et crédible par la Communauté internationale, et constituant l’unique moyen de débloquer ce dossier. Les dirigeants de ces Etats ont exprimé dès le début, leur approbation à ladite initiative marocaine et jugent qu’il est temps de résoudre définitivement ce conflit, qui n’a aucune raison d’être, et qui coûte près d’un point de croissance au royaume.

Mahamat Samba Touré
Doctorant en Droit Public et Sciences Politiques



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