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MAP - publié le Lundi 30 Mars à 17:37

Une vingtaine d'ONG et institutions africaines condamnent le détournement par le polisario et les responsables algériens de l'aide humanitaire destinée à la population des camps de Tindouf






Douala (Cameroun) - Une vingtaine d'ONG et institutions africaines oeuvrant pour la paix, la stabilité, la bonne gouvernance et la démocratie en Afrique ont condamné le détournement par le polisario et les responsables algériens de l'aide humanitaire destinée à la population séquestrée dans les camps de Tindouf dans le sud-ouest algérien, appelant la communauté internationale à intervenir pour recenser les populations de ces camps afin de quantifier l'aide réelle à allouer.
 
Dans une déclaration dite "Déclaration de Douala II", publié samedi, ces ONG et institutions africaines déplorent qu'outre les détournements financiers, les dons en nature, les médicaments et les biens d'équipement sont vendus dans le sud algérien, en Mauritanie et au nord du Mali.

Ces ONG et institutions ont appelé la communauté internationale à intervenir pour "enregistrer et recenser les populations des camps de Tindouf, afin de quantifier l'aide réelle à allouer, conditionner l'assistance à l'assurance que les donateurs et les institutions humanitaires puissent circuler librement dans les camps, assurer un contrôle sur tout le circuit de distribution de l'aide et exiger l'audit complet du croissant rouge algérien (CRA), principal organisme algérien incriminé dans ces détournements".

Le détournement de l'aide humanitaire a également été rendu possible et facilité par la surestimation du nombre de la population des camps de Tindouf, relèvent les ONG et institutions africaines, ajoutant que les recettes des ventes frauduleuses de cette aide humanitaire renflouent les comptes personnels des dirigeants du polisario et des dignitaires algériens.

Ces ONG, qui dénoncent "une fraude de grande ampleur", rappellent que le rapport de l'Office européen de lutte anti-fraude (OLAF) sur le détournement de l'aide humanitaire destinée à la population des camps de Tindouf a mentionné explicitement les dirigeants du polisario, ainsi que les militaires et fonctionnaires algériens, comme auteurs et bénéficiaires des détournements.

Les signataires de la "Déclaration de Douala II" rappellent qu'à partir des années 80, plusieurs ex-membres du polisario et des responsables d'ONG avaient relevé que les détournements de l'aide humanitaire destinée à la population des camps de Tindouf avaient été effectués pour le compte des responsables du polisario et de l'Algérie, dénonçant l'implication dans ces détournements des "hauts responsables" du polisario soupçonnés d'enrichissement personnel sous forme de propriété immobilière et d'acquisition des biens.

Les ONG et institutions africaines condamnent dans ce sens la découverte dans certains marchés de l'Afrique sub-saharienne (principalement au Mali et en Mauritanie) d'importantes quantités de l'aide alimentaire européenne destinée à la population des camps de Tindouf.

La "Déclaration de Douala II" condamne également que les enquêteurs ne peuvent accéder librement à l'information dans les camps de Tindouf.

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