Lemag.ma : Portail d’information dédié au Maroc et au Maghreb
Facebook
Twitter
App Store
Newsletter
Mobile
Rss
Marie Brizard Wine & Spirits, veut vendre ses vins et spiritueux,... | via @lemagMaroc https://t.co/RZLvMN1gE2 https://t.co/6OPOAgMKZY



Mehdi Alaoui Mhammedi - publié le Lundi 16 Mars à 21:42

Une société civile au cœur de la réforme






Dès les années 90, l’accent a été mis sur le développement économique et social équitable et la lutte contre la pauvreté, l’exclusion et la précarité. En effet, l’étape s’est concrétisée par le lancement de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH). Ce projet de développement qui vise la lutte contre la pauvreté, l’exclusion et la précarité, et instaure des nouveaux modes de gestion basés sur une optique partenariale entre les différentes parties prenantes à savoir le pouvoir étatique, les institutions déconcentrées et décentralisées et la société civile. Les différents acteurs ont compris que la prise en considération des dimensions constitutionnelles, économiques, sociales, juridiques et culturelles de la réforme passe nécessairement par une implication de toutes les parties prenantes et nécessite la reconnaissance de l’importance du rôle de la société civile et son implication dans le processus de changement.

Le sucées de l’expérience exigeait une institutionnalisation de ce partenariat. De ce fait, la constitution du 29 juillet 2011 venait apporter des éléments importants quant à la reconnaissance de la société civile, l’élargissement de son champ d’action et la détermination minutieuse de ses rôles. La société civile pourrait jouer le rôle du médiateur avec les citoyens, de plus, elle intervient dans le débat sur :

• Les libertés individuelles ;
• Le rôle des institutions politiques ;
• La parité et l’égalité homme-femme ;
• La démocratie participative ;
• Le développement économique et social ;
• Les principes de droit de l’homme.

De nos jours, l’enjeu de cette implication réside dans le fait de savoir comment la société civile devrait s’organiser et élaborer une stratégie claire qui accompagne ce changement constitutionnel, et de s’imposer comme force consultative et partenaire au développement.
L’expérience marocaine apporte des réflexions intéressantes et démontre que le rôle actuel de la société civile ne se limite pas uniquement à opposer l’État et ses politiques, mais de se présenter comme un partenaire du développement économique et social et dans la construction démocratique.


*Etudiant-chercheur à l’Université d’Aix-Marseille



               Partager Partager