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MAP - publié le Samedi 7 Novembre à 13:09

Une myriade de sons, d'odeurs et de couleurs illumine le ciel de Lâayoune






Lâayoune - Assurément, le public venu nombreux ce vendredi soir à Place Méchouar à Lâayoune, une des places mythiques de la ville, n'aura pas été déçu. Le temps d'un spectacle de feux d'artifice, en marge de la visite royale, le ciel de la cité a été serti d'une myriade d'étoiles, de sons, d'odeurs et de couleurs au grand plaisir des spectateurs.
 
La grande Place, lieu légendaire de rencontre, traditionnellement prise d'assaut par des familles entières, s'est métamorphosée, pour la circonstance, en point névralgique vers lequel convergent les processions spontanées d'une population résolument déterminée à reproduire le geste fondateur d'une épopée, lancée il y a 40 ans: La Marche verte.

Il était 22h40, soit immédiatement après la fin du discours royal adressé à la Nation depuis Lâayoune, lorsque les visiteurs de la Place Méchoaur commençaient à scruter incrédules les alentours, ne sachant d'où cela partait, avant de rester les yeux rivés au ciel, comme hypnotisés par la magie des formes et des lumières.

La Place, qui a vibré au rythme de partitions musicales savamment puisées dans le répertoire patriotique de la Marche verte (Sawt Al Hassan, Lâayoune Iniya, etc.), allait pendant une vingtaine de minutes briller littéralement de mille feux.

Les scènes se succèdent et ne se ressemblent pas. Une constellation d'étoiles, d'arbres et d'autres motifs floraux, semble avoir plongé l'assistance dans une atmosphère féerique, presque onirique, où des formes de palmiers donnent la réplique à celles de prairies en fleurs, des cœurs embrassent des étoiles.

Les anneaux de feu s'enchaînent, s'entrelacent ou s'enchevêtrent, avant de se détacher sans se faire de mal, tantôt sous forme de spirales, tantôt en cascades ou en guirlandes, striant le ciel d'une riche palette de couleurs, heureuses et enjouées, qui donnent toute la mesure d'un travail pyrotechnique assez élaboré.

Au gré de ce torrent d'étoiles et de couleurs qui embrase le ciel, les regards s'illuminent, les langues se délient et des exclamations fusent de partout, comme rythmées par les crépitements, l'odeur et les détonations des pétards, au milieu de cris de joie et d'émerveillement.

A 23h, l'assistance, comme prise dans un engrenage, suivait religieusement le déferlement ultime d'une fresque colorée faite de crépitements, de détonations, d'odeurs de pétards et d'ondulations de bulles argentées et dorées qui passent, avec une aisance déconcertante, du jaune au bleu, du blanc au rose, du bleu au pourpre...

Clou du spectacle: L'osmose chromatique réussie qui réunit, sur fond d'un ciel dégagé, le Rouge et le Vert, les deux couleurs cultes qui font la grandeur et la gloire d'un Maroc, fort de ses multiples affluents, uni dans sa diversité et fier de ses racines.

Lâayoune peut savourer, avec sérénité, détermination et confiance, une fin de soirée animée et douce, agréablement tempérée par les brises de l'Atlantique et le souffle automnal d'un arrière-pays, patiemment façonné par la richesse de son histoire et la générosité de ses hommes.

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