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AFP - publié le Mercredi 10 Décembre à 11:32

Une cour d'Alger : Traiter un Algérien de "harki" est diffamatoire



Alger - Traiter un Algérien qui ne l'est pas de "harki", supplétif de l'armée française durant la guerre d'Algérie, est diffamatoire, selon un jugement rendu par une cour d'Alger et rapporté mardi par un avocat de la défense.



Saïd Sadi
Saïd Sadi
La cour a jugé lundi en appel une plainte inédite pour diffamation déposée par l'opposant Saïd Sadi et ses frères contre un maire ayant traité leur père de "harki" et des médias qui ont relayé ses propos, en produisant un document falsifié.

Elle a confirmé le jugement de première instance rendu au printemps dernier et condamnant pour diffamation le maire de Tazmalt, en Kabylie, Smaïl Mira, ainsi que le quotidien Mon journal, a déclaré à l'AFP Me Sadek Chaïb. La chaîne Chourouk TV, également condamnée en première instance, n'a pas fait appel.

En plus de la sanction pénale, les prévenus ont été condamnés à verser 20.000 dinars (200 euros) à chacun des sept héritiers de Amer Sadi, décédé, a ajouté l'avocat. Saïd Sadi a dirigé pendant plus de 20 ans le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (parti anti-islamiste).

L'affaire agite depuis plus de deux ans le débat politique dans un pays où la guerre d'indépendance (1954/1962) demeure la source de légitimité politique; traiter un Algérien de "harki" ou de "fils de harki" c'est le dénigrer et le délégitimer aux yeux de la société.

Elle avait mobilisé tout le village d'Aghrib d'où est issue la famille Sadi et dont les habitants se sont déplacés en nombre au procès à Alger.

"On n'imagine pas les dégâts que cette affaire a causés à un village qui a pourtant tout donné à la Révolution", a commenté Me Chaïb qui se dit "satisfait" du jugement. Il regrette cependant que la condamnation au civil "ne répare pas les dommages causés à la famille par une diffamation de cette ampleur".

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