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Farid Mnebhi - publié le Mardi 10 Janvier à 06:50

Une analyse pré-électorale sur l’Algérie (1ère partie)






Avant d’entamer mon propos, je tiens à affirmer que toutes les informations qui ont permis à bâtir mon analyse ont été publiées par des quotidiens officiels algériens et lues par tous les algériens. Il ne peut donc y avoir, de ma part, une quelconque tentative de porter atteinte à l’Algérie et à son peuple, contrairement aux autorités algériennes et aux médias à sa solde qui ne se privent pas d’insulter le Maroc, son peuple et ses autorités, mais aussi d’autres pays et leurs peuples, allusion faite à la Tunisie, la Libye, l’Egypte et bien d’autres..

Ceci étant dit et posé, je tenterais, à la lecture des articles publiés par ces journaux algériens, de brosser une analyse sur la situation sociale que traverse aujourd’hui l’Algérie et ce, à quelques semaines des législatives et des présidentielles.

Pour ce qui est des volets politique, sécuritaire et de la place de l’Algérie sur la scène diplomatique, ceux-ci feront l’objet d’autres papiers que je proposerais aux lecteurs

I - Situation sociale algérienne
Un simple coup d’œil sur l’ensemble de la presse algérienne depuis quelque temps permet au commun des mortels de relever que la situation sociale d’un grand pays producteur de pétrole et de gaz est catastrophique et hors norme.

En effet, la crise touche non seulement les secteurs vitaux de la société algérienne tels: la santé, l’éducation, le logement, le sanitaire et le transport mais aussi et surtout l’approvisionnement en denrées alimentaires de base, en eau potable et en électricité des populations.

Pour étayer mes propos, je citerais simplement ces cas :

1/ grève d’une semaine des travailleurs de l’éducation (SNTE) à dater du 09 janvier 2012, constitués notamment d’agents de saisie, de secrétaires, d’agents administratifs et assimilés administratifs, d’archivistes, de laborantins, d’agents d’entretien et de sécurité, de documentaristes, de factotums, de chauffeurs, de travailleurs de cantines et d’agents d’hygiène en raison des conditions exécrables de travail et des disparités de salaires énormes par rapports aux travailleurs de l’éducation nationale algérienne.

2/ grève des pilotes de ligne d’Air Algérie le 03 janvier 2012 pour revendiquer des meilleurs salaires et une amélioration de leur condition de travail. Une grève qui a causé d’important retard retards aux vols tant en Algérie que dans les pays que dessert la compagnie aérienne algérienne.

3/Le président de la Commission Nationale Consultative de Promotion et de Protection des droits de l’Homme en Algérie (CNCPPDH), Farouk Ksentini a affirmé fin décembre 2011, avoir reçu 20 000 plaintes pour atteinte aux droits de l’homme (la Hougra).

Il a même déclaré que l’Etat devrait agir pour que certains responsables cessent d’agir en toute impunité, tout en dénonçant au passage le vide législative, qui encourage ce phénomène monnaie courante dans l’administration algérienne et ce, en toute impunité.

4/ début janvier 2012, de nombreuses personnes exclues d’une opération de relogement à Constantine ont menacé de se suicider collectivement si elles n’étaient pas réhabilitées dans leurs droits au logement. A signaler que ces personnes détenaient leurs actes de propriétés.

5/ de nombreuses wilayas algériennes ont été les théâtres de manifestations, sit-in et occupations des lieux publics. Les populations de ces régions protestaient contre la dégradation de leur niveau de vie. Ces manifestation ont concernées essentiellement les wilayas de Tizi Ouzou, Tipaza, Blida, M’Sila et Laghouat

Les revendications portaient sur le recasement d’habitation, l’assainissement, le raccordement au réseau du gaz de ville, le revêtement des routes.

6/ La mal vie des enseignants contractuels à qui ont continue à leur refuser l’intégration. Ces « travailleurs sociaux », aux services de la collectivité, ont menacé de jeter leur carte d’identité nationale algérienne dans la poubelle et de suicider collectivement

C’est ainsi que plus de 400 personnes, venant de Bejaia, Djelfa, Tébessa et Jijel ont manifesté devant la présidence et passé la nuit dehors sous de conditions climatiques très dures. A noter que seuls les algériens des pays du Golfe leurs ont fournis couvertures et nourritures.

7/ Pour conclure mon volet social, je vous livre la cerise sur le gâteau.

Le 08 janvier 2012 à Ouargla, Laghouat et Skikda, trois villes pétrolières ont été les champs de manifestations des sans emplois. Ces protestataires demandaient du travail et une enquête sur les dérapages, la prévarication et la corruption

Ces jeunes ne comprennent pas d’être laissés à l’écart de revenus générés par la manne pétrolière de leur pays, qui représente plus de 40% du PIB alors que le chômage touche plus de 20% de cette catégorie de la population de ces villes.
Pour mémoire, et à Laghouat, plus d’une dizaine personnes ont été blessées et des dizaines d’autres arrêtées lors d'affrontements le 10 janvier 2012 entre forces de sécurité et habitants de cette ville. Selon un responsable des protestataires, Abbes Hadj Aissa, la situation serait même hors du contrôle des chômeurs et des services de sécurité,
Les affrontements, qui ont débuté le matin 10 janvier 2012, ont a été marqués par la participation active de la population a réagi aux provocations des services de sécurité qui ont insulté des personnes âgées qui attendaient le bus.
Ces jeunes ne comprennent pas d’être laissés à l’écart de revenus générés par la manne pétrolière de leur pays, qui représente plus de 40% du PIB alors que le chômage touche plus de 20% de cette catégorie de la population de ces villes.

Que conclure ?

Tout d’abord, malgré d’importants revenus générés par les hydrocarbures, les autorités algériennes, qui se sont succédées depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962, n’ont pu offrir au peuple algérien un cadre de vie digne de leur potentiel économique que l’a offert la nature.
Ces mêmes autorités ont préféré confisquer l’indépendance acquise par le peuple algérien dans le sang afin de s’enrichir et perpétuer leur contrôle sur les richesses de leur pays et tuer dans l’œuf toute tentative de contestation sur ce fait accompli.

Je souhaiterai qu’on m’explique deux choses :
1/ comment un pays comme l’Algérie qui dispose d’importantes réserves en pétrole et en gaz et dont les revenus dans ces deux domaines sont faramineux ne puisse garantir à sa population une vie digne et meilleure qu’envieraient les populations européennes ?

2/ comment un pays comme l’Algérie, qui sous la colonisation française était alimentairement auto-suffisant et alimentait même la métropole el produits alimentaires, soit obligé depuis son indépendance d’importer des produits de base comme le lait, la viande, les céréales, les fruits et légumes, le sucre, le thé, l’huile de table pour alimenter sa population ?

J’invite donc les lecteurs à m’apporter des réponses.


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