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Fouad EL Mazouni - publié le Samedi 26 Juillet à 00:00

Un rempart royal contre l’extrémisme religieux




Depuis plus de dix ans, au royaume du Maroc, l’émergence de l’islamisme crée une nouvelle donne. Les rapports entre le religieux et le politique sont modifiés. Plus que jamais la souveraineté royale est le consentement et la légitimation religieuse. C’est la souveraineté qui définit le Droit parce que c‘est elle qui le créé.



Le Dahir royal interdisant aux chefs religieux, aux imams et aux prédicateurs toutes appartenances à une enseigne politique ou syndicale, vient soutenir la stratégie de sécurité nationale du royaume. Celle qui peut être mise en péril par l’action de l’extrémisme religieux.

Le décret, publié le 1er juillet, dote le pays des capacités permettant de parer aux risques ou menaces susceptibles de porter atteinte à la vie de la nation. Il vient combler un vide en établissant un cadre juridique clair et suffisant concernant la question des liens entre religion et politique. Un nouveau dispositif juridique définira donc clairement la séparation entre la politique et la religion au Maroc, ainsi que les modalités principales de la pratique des préceptes de l’Islam.

De cette initiative royale émerge un nouveau concept ; celui des réglementions de l’activité des religieux qui établit, sans les confondre, les constantes des missions religieuses des religieux marocains, notamment le respect du malékisme qui constitue la pierre angulaire de la culture religieuse marocaine. Des Idrissides jusqu’aux Alaouites, en passant par les Almoravides, les Almohades, les mérinides et les Saadiens, toutes les dynasties qui se sont succédées sur le trône du Maroc ont consolidé cette école, qui est un rempart contre l’extrémisme, un rempart basé sur un Islam du juste milieu et prônant la modération et la tolérance, le renforcement des valeurs d’ouverture et de coexistence pacifique.

Ce renforcement de l’arsenal juridique pour mieux contrer l'extrémisme religieux qui est source de division, de discorde et de faiblesse. Celui qui cherche les succès auprès de nos enfants, par un terreau favorable constitué de la désespérance de la jeunesse, de sentiments d’impasse, et à des situations d'absence d’avenir. L'extrémisme religieux est aussi la violence qui assène et échine par surprise. De par sa nature même, il excède nos attentes, coupe toute frontière entre foi et fanatisme, dérange notre vie de tous les jours.

Le nouveau Dahir royal représente un nouveau jalon sur la voie de la réforme du champ religieux que Sa Majesté le Roi, commandeur des croyants n'a eu de cesse d'entourer d'une sollicitude particulière, depuis son accession au Trône. Il intervient en application des orientations royales pertinentes visant à promouvoir et moderniser le champ religieux, à empêcher l’exploitation de la chose religieuse à des fins politiques, à s’opposer à la manipulation de la religion à des fins électoralistes.

Souvenons-nous que l’un des premiers crimes intégristes dans le monde attribués à la filière djihadiste a été perpétré à Marrakech en août 1994. « Par la suite, des réseaux se sont organisés en filières de recrutement et d’acheminement vers des « terres de djihad » et, pour certains, en cellules opérationnelles. »

L’histoire depuis le 23 Juillet 1999, date d’accession de Sa Majesté le Roi Mohammed VI au Trône, peut se lire comme un long effort et une grande sagesse historiquement reconnue aux monarques allaouites pour irradier la violence des relations entre les personnes, entre les partis et les Etats. Le royaume du Maroc est une terre qui favorise une coexistence harmonieuse et paisible au sein de notre nation, le berceau de toutes les civilisations, une Terre sainte où il n'y a pas de place pour des affrontements.



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