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MAP - publié le Lundi 8 Septembre à 11:21

Un prince jordanien aux commandes de l'arène genevoise des droits de l'Homme



Genève - A 50 ans, le prince Zeid Raâd Zeid al-Hussein n'ignore rien des difficultés qui l'attendent à Genève où il vient de prendre ses fonctions en tant que Haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme.



Charges de travail, critiques, crises aiguës et autres innombrables questions qui fâchent, celui qui se définit comme un "vieux routier de la diplomatie multilatérale" aura fort à faire dans le poste "le plus exposé" du siège européen de l'ONU.
 
"A Genève, sa mission ne sera surtout pas de tout repos", confie un diplomate arabe sous couvert d'anonymat avant de lancer : "les attentes de la communauté internationale des droits de l'Homme sont énormes".
 
Le prince Zeid Al-Hussein n'a pas le luxe du temps surtout qu'il prend la relève de l'énergique sud-africaine Navi Pillay, un lourd héritage qu'il est appelé à fructifier sans attendre, estime-t-il.
 
Si ce membre de la famille royale de Jordanie est peu connu dans la cité helvétique, siège du Haut-commissariat et du Conseil des droits de l'Homme, il n'en demeure pas moins un diplomate chevronné et fin connaisseur des arcanes des Nations unies et des institutions internationales.
 
L'ancien représentant permanent du Royaume hachémite auprès de l'ONU à New York (2000-2007 et 2010-2014) et ambassadeur de son pays à Washington (2007-2010) est aujourd'hui la première personnalité arabe et musulmane à occuper le poste de Haut-commissaire aux droits de l'Homme.
 
Lorsque le chef de l'ONU, Ban Ki-moon, l'a désigné en juin dernier en tant que candidat pour succéder à Mme Pillay, l'Assemblée générale a approuvé sa nomination par consensus, tous groupes géographiques confondus.
 
"Je serai le premier haut-commissaire issu de l'Asie et des mondes arabe et musulman. Cela reflète l'engagement de la communauté internationale pour cet important dossier et sa volonté de le faire progresser partout dans le monde", avait-il alors déclaré les yeux pénétrants derrière ses petites lunettes.
 
Ce diplômé en philosophie est connu dans les milieux diplomatiques pour un rapport très critique, rendu en 2005, sur les abus sexuels commis par les forces de maintien de la paix. Mais trois ans auparavant, sa contribution fut indéniable à la mise en place de la Cour pénale internationale (CPI) dont il a été la même année élu à la tête de l'assemblée réunissant tous les Etats membres.
 
Né à Amman en 1964, SAR Zeid Al-Hussein est diplômé de l'Université Johns Hopkins aux Etats-Unis et de Cambridge (PHD en histoire) en Grande-Bretagne. Il a débuté sa carrière aux affaires politiques à la Force de protection de l'ONU en ex-Yougoslavie en 1994. Depuis, il n'a cessé d'enchaîner les mandats onusiens, tout en servant son pays d'origine, le Royaume hachémite.
 
Après avoir présidé le Conseil de sécurité en janvier dernier, Zeid Al-Hussein a été l'un des artisans de la résolution 2139 sur l'accès de l'aide humanitaire en Syrie, en proie à une guerre civile depuis mars 2011. Au jour de sa nomination, les membres de l'Assemblée générale ont d'ailleurs tenu à lui rendre hommage pour "son grand professionnalisme et sa conscience morale".
 
Le diplomate jordanien est tout aussi un fervent défenseur de la justice internationale, engagement qui lui a valu le poste de premier président de l'organe de gouvernance de la Cour pénale internationale (CPI) de 2002 à 2005.
 
Le nouveau locataire du Palais Wilson ne va certainement pas chômer. Au-devant d'une nouvelle mission aux multiples défis, il a du pain sur la planche : crises au Proche-Orient, diffamation des religions, rapports avec les grandes puissances et équilibres fragiles aux organes des droits de l'Homme.

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