Lemag.ma : Portail d’information dédié au Maroc et au Maghreb
Facebook
Twitter
App Store
Newsletter
Mobile
Rss
DMN : Fortes pluies parfois orageuses de dimanche après-midi à lundi à... | via @lemagMaroc https://t.co/fMulX9kRJr https://t.co/WIPUGiCK7G


Zineb Idrissi - publié le Vendredi 18 Avril à 14:07

Un physicien marocain rend hommage au chant populaire marocain





Le vendredi 11 Avril, La chaine AlJazeera Documentaire a diffusé le film documentaire marocain « L’Ayta…Le voyage de Melody » portant sur Le chant Ayta de son réalisateur Rabii EL Jawhari. Jamais, à ce titre, une œuvre cinématographique n'avait eu autant de valeur. 6000 Km de voyage a travers le chant populaire marocain, et plus de 20 figures emblématiques de l’art populaire présent tout au long du voyage.

Un vibrant hommage rendu à ceux qui ont marqué la scène artistique marocaine et une dernière apparition de L’Hajja Hammounia et du grand Mohammed Laaroussi.

Un voyage de Melody
Le film raconte l’histoire d’un jeune artiste marocain charmé par la culture marocaine qui décide alors de partir à la recherche des anciennes formes musicales populaires tout en puisant dans le creuset des rythmes et de la poésie marocaine.
Du chant amazigh au chant populaire ‘Ayta’ tout en passant par la culture Hassani, l’intérêt du film réside essentiellement dans le choix de laisser de côté la « «mythologie Ayta » pour se focaliser sur le chevauchement entre les différents genres musicaux indépendamment de toutes autres définitions normalisées.
Le film évoque la nature de l’art de L’Ayta qui refuse à céder à tout type d’approches qui tentent de codifier ses formes musicales. Le film suggère également de nombreuses sections traditionnelles de différentes régions du Maroc, dans une tentative de documenter la vie privée des chyoukhs de L’Ayta.

Nacim HADDAD
Nacim HADDAD est considéré comme l’un des physiciens marocains qui ont contribué à l’une des plus grandes découvertes scientifiques du 21ème siècle.
Il prépare un doctorat en physique nucléaire auprès de l’expérience ATLAS du fameuse organisation européenne pour la recherche nucléaire « CERN » après avoir eu un master en physique informatique de l’université Mohammed V de Rabat pour rejoindre le groupe de recherche international en suisse et participer ainsi à la grande découverte du ‘boson de Higgs’, la particule élémentaire conférant la masse à matière.
Le jeune chercheur s’est intéressé à la culture populaire marocaine des son bas âge ce qui lui a constitué une base solide pour s’intégrer dans le monde de la recherche.

Des chyoukhs en mémoire
L’Ayta comme étant un protecteur de la mémoire orale, c’est les chyouks qui ont joué le rôle principal à graver l’ensemble des lieux et des évènements de l’histoire marocaine. Sauf que ce rôle a été minimisé avec l’émergence de la nouvelle scène et bien évidement la marginalisation qu’a connu l’art populaire marocain après la colonisation.
Le film vient alors pour rende hommage aux maitres de cet art à citer ‘Cheikh jamal Zerhouni’, ‘Khadija Mergoume’, ‘Weld Mbarek Lkhribgui’ et le grand artiste amazigh ‘Abdelwahed hajjaoui’, sans oublier des grandes figures de l’art traditionnel marocain comme ‘hajib’, ‘stati’ et le grand ‘Omar Sayed’.
Alors, la question demeure, A quel point le film peut recouvrir l’ignorance et la marginalisation que connaisse la culture populaire marocaine sous l’indifférence des responsables sur le domaine artistique marocain.

Film Complet


               Partager Partager

Dépêches | Lemag | Presse | Tribune | Sahara | Focus