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Mohamed Laroussi - publié le Lundi 28 Janvier à 12:53

Un pas en avant, et pas mal de pas en arrière…




Je blague souvent, je raconte parfois des bêtises, je me marre de temps en temps sur le dos d’honnêtes gens, je délire toujours, mais malgré tout ça, mon éthique perso et pro m’oblige à dire quelques vérités, quand toutefois vérités il y a. Je vous avoue, tout-à-fait entre nous, que ça ne m’arrange pas beaucoup de reconnaître certaines vérités dites positives, comme par exemple, certaines initiatives de nos politiques ou de ceux et celles qui rôdent autour. Le meilleur exemple qui me vient à l’esprit, parce qu’il est tout récent, c’est la prochaine abrogation de cette loi exécrable qui permettait aux violeurs minables d’épouser leurs victimes fussent-elles mineures pour avoir leur pardon. Il était temps !



Un pas en avant, et pas mal de pas en arrière…
 Pourtant, rappelez-vous, certaines personnes concernées et qui se reconnaîtront qui défendaient corps et âme ce tristement célèbre article 475 – un chiffre qu’on devrait enlever même de la calculette – sont bizarrement celles-là même qui soutiennent aujourd’hui sa suppression. Bon, on ne va pas bouder notre plaisir et on doit faire vite d’applaudir de peur qu’ils ne reviennent sur leur décision. Ah oui, parce qu’avec ces gens-là, on ne décide pas, monsieur, on se tâte… D’ailleurs, procédures obligent, rien n’est encore définitivement voté. Croisons les doigts, mais ne nous croisons pas les bras.
 
En effet, ce n’est pas parce que cet odieux article sera enfin abrogé que les affreux violeurs et autres voyous  vont disparaître. Je vais vous donner deux preuves qui font d’ailleurs l’actualité chaude du moment. La première, c’est que ce camp qui, en moins d’un an, a fait le grand écart en passant de souteneur – au sens de soutien d’une loi et non d’autre chose – à abrogateur, est le même qui, aujourd’hui même, défend bec et ongles la dépénalisation, ou presque, des rapports sexuels avec mineur(e)s, « du moins quand les mineur(e)s sont consentant(e)s », tiennent-ils à préciser en rougissant. Vous voyez bien qu’on n’est pas encore sortis de l’auberge close. Un petit gamin ou une petite gamine qu’on a attiré(e) dans un coin sombre pour s’amuser un peu en lui offrant une friandise à deux sous ou même en lui filant les deux sous en question ou un peu plus, est considéré(e) par ces gens-là, monsieur, comme une personne consentante !
 
Deuxième preuve : le dernier procès qui a confronté un honorable parlementaire et néanmoins président de commune et une simple citoyenne, de surcroît fonctionnaire des  Habous et des affaires islamiques. Je vous résume l’affaire. La citoyenne a déposé une plainte contre le parlementaire pour viol tout en demandant une reconnaissance de paternité du bébé, fruit interdit de ce viol maudit. Alors que le tribunal de Première Instance avait condamné le présumé coupable à un an de taule ferme, la cour d’appel, elle, innocente purement et simplement le présumé innocent. Un des nombreux hics de ce dossier c’est que le test ADN s’était pourtant révélé positif. En vérité, je n’aime pas trop qu’on interfère dans les affaires de la justice, mais connaissant la nôtre et sa très frêle indépendance, je suis presque tenté de suggérer à notre ministre qui a la double lourde charge de s’occuper des justiciers et de leur liberté, de revoir ce dossier qui me paraît pour le moins suspect, c’est le cas de le dire.
 
J’ai dit tout ça pour vous dire que je vais continuer d’applaudir ce qui doit être applaudi, mais je promets aux concernés qu’en même temps, je continuerai de siffler, tant que, à Dieu ne plaise, on ne me coupe pas le sifflet. Je les aurais prévenus. Quant à vous,  qui vous soyez et où vous soyez, je vous souhaite un très long et bon week-end et un très bon Mouloud.
 
Dernier message à qui veut l’entendre : quand on n’est plus d’accord, on claque la porte ou on la ferme.



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