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Abdelaziz RHEZALI - publié le Jeudi 7 Mars à 15:56

Un paradis fiscal : jusqu’à quand ?






Un paradis fiscal : jusqu’à quand ?
L’agriculture est l’armature de l’économie nationale. Par sa contribution au PIB qui dépasse les 15%, ce secteur emploie plus de 4 millions de ruraux et joue un rôle incontestable dans les équilibres macro-économiques de notre pays. Le Maroc table sur ce secteur afin d’assurer un développement durable et un futur verdoyant. Le plan Maroc vert est venu consolider l’agriculture et lui apporter un plus en terme d’investissement et de recherche. D’autre part, ce plan a pris parmi ses priorités d’assurer une sécurité alimentaire pour le pays. Le but est de faire face aux menaces (variations brutales des prix de denrées alimentaires, impact des changements climatiques) qui planent sur le Maroc. Le gouvernement notamment le ministère de l’agriculture se voit en pleine action, ne serait ce que d’éviter une famine d’ici 2050. Parmi les questions pesantes et récurrentes qui se posent sur ce secteur, comment l’état continuera à soutenir la recherche agronomique et à doper l’investissement dans le monde agricole sachant que ce dernier vit dans le paradis fiscal : Pas d’impôts. Notre gouvernement ressemble à une société qui offre des prestations de service gratuitement aux agriculteurs. Cette situation peut être qualifiée de drôle, d’illogique, mais elle existe en réalité.

Les grands agriculteurs qui gagnent des fortunes colossales annuellement, tirent la sonnette du petit fellah de but d’échapper de l’impôt. C’est comme une grande forêt qui veut se cacher derrière un arbre chétif et pâle. Des lobbys qui s’activent et essayent par tous les moyens, de conserver ce privilège ou plutôt cette malédiction qui sévit depuis des années dans notre pays. Des déclarations irraisonnables, transmises par des grands acteurs du monde agricole, stipulent qu’il est nécessaire de retarder la fiscalisation jusqu’à trouver une base pour appliquer l’impôt. Ces ‘Crocodiles et Démons’ veulent s’accaparer du droit du peuple et de l’état, et maintenir un système défaillant mais en faveur de leurs intérêts perfides.

Notre agriculture a besoin de l’argent pour financer en premier temps la recherche scientifique qui connait un état de misère au Maroc, et en deuxième temps le petit agriculteur. Ce dernier a besoin d’un soutien permanent afin qu’il puisse continuer à exercer son activité noble. Chaque grand agriculteur doit être honnête devant soi et devant son pays, en mettant un point clair dans son esprit : il est censé aider sans hésitation le développement de l’agriculture marocaine par le billet des impôts. Un vrai patriote doit avoir la conscience des chevaliers courageux, qui osent couler leurs sangs dans les guerres, pour faire gagner des vies à leurs pauvres compatriotes. Notre gouvernement actuel, chapeauté par le PJD, doit prendre l’élan afin de réformer la fiscalisation des agriculteurs. Il doit mettre fin à cette iniquité pratiqué sur un peuple avide pour le changement, qui veut voir une agriculture marocaine moderne, puissante et compétitive.



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