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Yassine Belkassem - publié le Vendredi 28 Mars à 16:17

Un bref aperçu sur les droits de l'homme au Maroc et en Algérie






Le Royaume du Maroc s'est engagé depuis l’intronisation du Roi Mohammed VI dans une politique avant-gardiste d’adoption des standards internationaux en la matière des droits de l’Homme. De grands chapitres ont été consacres aux droits de l'homme dans la nouvelle Constitution de 2011. La plupart des conventions onusiennes en ce domaine ont été ratifiées. De même, les lois internes dont les codes civil et pénal, de la famille et plus récemment la justice militaire pour ont été amendes et ce, pour compléter l'arsenal de la préservation des droits humains, honorer les engagements du Maroc et s'inscrire dans le cadre de la réforme déjà en cours du système judiciaire pour le mettre en harmonie avec la nouvelle constitution qui renforce l'indépendance de la justice et consacre le droit à un procès équitable garantissant l'ensemble des prérogatives inscrites dans les conventions internationales ratifiées par le Maroc.

Concernant la situation au Sahara marocain, ses villes vivent paisiblement et leurs habitants exercent tranquillement leurs activités économiques, sociales, culturelles et politiques. Le Conseil National des Droits de l'Homme (CNDH), apprécié par le Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies pour trois ans successifs, dispose de commissions régionales à Laâyoune et Dakhla. Il contrôle le respect des droits de l'homme par l'administration, enquête sur les violations présumées et reçoit les plaintes. Cette évolution concerne les provinces du Sahara comme l'ensemble du royaume. Comme en témoignent beaucoup d’observateurs. Le Conseil de sécurité de l'ONU se félicite du dialogue continue entre le CNDH marocain et les instances onusiennes. Les mécanismes nationaux dans le domaine des droits de l’homme sont efficaces, selon «Human Rights Watch» et «Amnesty International» qui ont loué le professionnalisme du CNDH et de ses commissions régionales. HRW note, en 2014, la coopération des autorités marocaines avec «les experts de l'ONU en matière des droits humains». Le Parlement européen dans une résolution d'octobre 2013 salue les efforts du Maroc, «le travail efficace » du CNDH au Sahara et la visite du Rapporteur spécial des Nations-Unies sur la torture. Encore en 2013, le Secrétaire Général des Nations Unies s’est félicité de la situation de sécurité dans laquelle travaillaient les membres de la MINURSO au Maroc.

Parler de violations graves et massives des droits de l'homme au Maroc, que ce soit dans les provinces du Sud ou du Nord est inexact et aberrant. Oui, il n’y a que des machinations orchestrées par le pouvoir algérien. notamment quand celui-ci avance que l'ONU et ses organes sont interdits d'aller au Sahara. Le contraire est plutôt vrai, ce territoire est ouvert aux visiteurs étrangers, gouvernements, parlements, ONG, journalistes et les procédures spéciales. Depuis 2000 à aujourd'hui, le Maroc a reçu huit procédures spéciales des organes de l'ONU et presque toutes se sont rendues au Sahara.

Par contre, en Algérie et dans les camps de Tindouf contrôlés par l’armée algérienne et les milices des rebelles du «Polisario», la situation des droits de l'Homme est critique et nécessite une intervention d'urgence de la part de la communauté internationale. Les positions de ces mêmes instances internationales sont bien claires pour ce qui se passe aux camps de Lahmada décrite par les européens de «prison à ciel ouvert». Le Secrétaire Général de l'ONU se plaignait, en 2013, d'une insécurité qui concernait les ONG (trois personnes enlevées en 2011 de Rabouni) et la MINURSO. Il s'inquiétait de la dérive potentielle de jeunes sans perspectives d'avenir vers les réseaux criminels mafieux et/ou terroristes du Sahel. Il évoquait enfin l'opacité qui entoure les camps dans lesquels, malgré les demandes régulières du Conseil de sécurité, aucun recensement sérieux n'y a été permis. «On sait peu de choses sur la situation des droits de l'homme dans les camps des réfugiés», concluait-il. Et ce, malgré que le HCR soit sur place. Ce qui remet en question le travail de cette instance. La répression barbare des soulèvements actuels de la population dans les camps de Tindouf par l’armée algérienne et la direction du «polisario», l’assassinat de 2 personnes qui voulaient regagner la Mauritanie par l’armée algérienne et autres crimes tus à cause du blocus de la zone et l’interdiction de l’accès aux medias libres et les ONG indépendantes, montrent que les inquiétudes, exprimées par le monde, les Centres d’études internationaux et les ONG à l’ONU et au Parlement européen sont réelles. En janvier dernier, des ONG reconnues comme HRW, Amnesty International ou la FIDH et d’autres ont demandé au gouvernement algérien de permettre l'accès au territoire algérien à leurs membres et aux représentants onusiens dont les demandes de visites sont rejetées, comme celle concernant le Rapporteur spécial sur la torture.

Alger persiste à critiquer la situation au Maroc pour des motifs d’abord hégémoniques et exporter sa crise politique interne liée au régime et couvrir les graves violations sur son propre territoire des droits humains. Alger veut se présenter comme défenseur des droits de l’Homme alors que son registre interne en la matière ne le lui permet point.

Durant les trois semaines dernières, la répression systématique des manifestations pacifiques des populations de Ghardaïa par les forces de sécurité, (sans oublier les violations systématiques quotidiennes contre les Kabyles) qui a fait plusieurs victimes, prouve le désintérêt total d’Alger des droits de l’Homme. Ces violations ont été dénoncées par la Ligue Algérienne des Droits de l’Homme qui accuse les services de sécurité de racisme et de violations des droits humains des Mozabites. la ville de Ghardaïa en Algérie qui ressemble davantage à un champ de bataille avec ses maisons brûlées, ses magasins pillés, ses habitants opprimes et ses composantes socioreligieuses instrumentalisées. “Ghardaïa est pire que Alep en Syrie” comme disent les victimes algériens. En appelant la communauté internationale et à sa tête l’ONU, par le biais du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme, à une intervention rapide, la ligue algérienne souligne que la minorité mozabite subit et vit au rythme de violations graves et périodiques de ses droits humains et ce, depuis l’indépendance.

En matière des disparitions forcées, le Groupe de Travail sur les Disparitions Forcées (GTDFI) est interdit de visiter l’Algérie, à l’instar des procédures spéciales les plus importantes. De même que l’absence de coopération de l’Algérie pour élucider des milliers de cas de disparitions forcées est à la une de tous les rapports des ONG internationales et nationales.

Voilà, c'est cette réalité qu'il faut prendre en compte, et non une thèse algérienne de propagande qui on ne sait pas pourquoi elle trouve encore certains relais en Europe. Sans oublier le détournement par les hauts grades de l’armée algérienne des rentes faramineuses du gaz et du pétrole pour leurs propres comptes et pour des spéculations stériles.

°Publiciste des sites italiens « Notizie Geopolitiche.net », « mediterranews.org » Président de l’Association Oued Eddahab des marocains en Italie, Coordinateur national du Réseau des Associations de la Communauté Marocaine en Italie (RACMI) qui rassemble 130 associations et Secrétaire général de la Fédération Africaine en Toscane d’Italie (FAT) qui regroupe 26 organisations de la diaspora africaine en Toscane, présidé par le sénégalais Diop Mbaye.



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