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AFP - publié le Samedi 11 Décembre à 09:56

Tunisie: mauvaise année pour la presse et les journalistes



Tunis - 2010 aura été particulièrement mauvaise pour la liberté de la presse et celle des journalistes, a affirmé vendredi le président destitué du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) à l'occasion de la journée internationale de la Déclaration des droits de l'Homme.



Tunisie: mauvaise année pour la presse et les journalistes
"La liberté de la presse a été soumise à une multitude d'entraves et reste sous le poids d'un arsenal de lois liberticides", a affirmé Neji Bghouri lors d'une rencontre organisée par le Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL, opposition).

Bghouri a mentionné des saisies de journaux de l'opposition, la fermeture de sites internet, des attaques physiques et procès contre des journalistes.

"Des journalistes ont été jetés en prison sous de fausses accusations", a-t-il dénoncé, citant Taoufik Ben Brik et Fahem Boukadous.

Neji Bghouri a également dénoncé l'absence de critères d'autorisation de radios et télévisions privées, limitée, selon lui, aux proches du régime, et a rappelé que lui et son équipe avaient été destitués de la direction du SNJT au profit de partisans du pouvoir.

Touafik Ben Brik a purgé six mois de prison pour "violences" contre une femme ayant porté plainte pour coups et injures. Le journaliste et ses défenseurs ont dénoncé une machination visant à le punir pour ses écrits hostiles au président Ben Ali.

Condamné en juillet, Fahem Boukadous purge quatre ans de prison pour "diffusion d'information susceptible de porter atteinte aux personnes et à leurs biens" et "entente criminelle".

Selon ses défenseurs, il a été jugé pour la couverture pour une chaîne par satellite des manifestations sociales de 2008 dans la région minière de Gafsa (350 km de Tunis).

Le gouvernement considère qu'il a été impliqué dans les troubles et a donc été jugé pour "des infractions de droit commun".

Par ailleurs, une centaine d'activistes ont observé une grève de la faim vendredi à l'appel du "mouvement de protestation sociale du bassin minier", a indiqué à l'AFP Zakia Dhifaoui, membre du FDTL.

Adnane Hajji, porte-parole de ce mouvement, a dénoncé dans un communiqué "une grave détérioration des droits de l'Homme" et demandé la libération de prionniers, dont Fahem Boukadous, ainsi que la réinsertion des ex-détenus de Gafsa.

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