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L'avènement du mois saint est prévue vendredi ou samedi selon l'observation lunaire. Le mufti de la République annoncera le début du Ramadan jeudi soir vers 20h locales (19hGMT).
En plus de la chaleur exceptionnelle qui prévaut en cette période estivale avec des pics de plus de 40 degrés Celsius, la conjoncture socio-économique a été fragilisée par les troubles qui ont sérieusement affecté le pays depuis janvier 2011.
"í‡a va être dur. Mais comme nous le recommande notre religion, nous devons faire preuve de patience et nous serrer la ceinture en tenant compte de nos modestes moyens", se console Saïda Ben Hassine, une femme au foyer, la cinquantaine, mère de quatre enfants.
Pendant le mois de Ramadan, les musulmans qui représentent la quasi-totalité (près de 98 de la population tunisienne estimée à environ 11 millions de personnes, observeront le jeûne en s'abstenant de boire, de manger et d'avoir des relations sexuelles de 4h à 19h. La Tunisie ne punit pas ceux qui ne respectent pas ce rite, et dans la capitale Tunis, comme dans les grandes villes, des cafés et restaurants restent ouverts, dans la discrétion.
Paradoxalement, le mois saint, censé être une période de piété et de maîtrise des désirs, est caractérisé par un phénomène de surconsommation.
Ridha Gouia, membre de l'association des économistes tunisiens, prévoit que la consommation des ménages sera multipliée par 1,5 au cours du mois de Ramadan. Pour parer à cette demande croissante, le gouvernement met en place des stocks de produits de base (oeufs, lait, eau minérale, viandes blanches et rouges), en recourant en cas de nécessité à l'importation. Et parallèlement, les contrô les vont s'intensifier pour combattre la hausse illicite des prix qui se manifeste en cette période.
Le ministère des affaires sociales et les associations de la société civile ont annoncé des programmes d'aides en nature et en espèces ciblant quelque 235.000 familles démunies. Des "restos du coeur" sont également prévus dans les régions pauvres. Le taux de pauvreté est estimé à environ 20% de la population.
Selon un autre expert économiste Fethi Nouri, le Ramadan fait ressortir "les habitudes comportementales négatives" des Tunisiens et des musulmans en général. Il les attribue à "des facteurs psychologiques" qui incitent les jeûneurs à "imiter les autres de manière irréfléchie" indépendamment de leurs moyens.
Cet expert évalue leur impact, "nuisible sur le budget des ménages et l'économie du pays en général", à des dépenses supplémentaires estimées entre 8 à 10% par rapport à la moyenne ordinaire.
Il considère néanmoins que la surconsommation des Tunisiens est "globalement raisonnable" par rapport à d'autres où elle est beaucoup plus élevée notamment au Maroc (de 13 à 30, en Egypte (de 40 à 60%) et dans les Territoires palestiniens (30 à 40%).
Si la tension monte parfois d'un cran à l'approche de la rupture du jeûne, "aucune mesure particulière n'a été prise à l'occasion du mois de Ramadan", précise un porte-parole du ministère de l'Intérieur Lotfi Hidouri. "Les services de sécurité font normalement leur travail et nous n'avons enregistré aucune menace de quelque partie que ce soit", a-t-il assuré en allusion aux groupes dits salafistes.
Même constat dans les villes touristiques qui connaissent une affluence notable en cette période estivale. "Un effectif sécuritaire renforcé observe une vigilance discrète aussi bien (sur) les plages qu'autour des unités hô telières où les touristes vaquent normalement à leurs activités", a précisé le chargé de la communication du ministère du tourisme Zoubeir Jbabli.
En plus de la chaleur exceptionnelle qui prévaut en cette période estivale avec des pics de plus de 40 degrés Celsius, la conjoncture socio-économique a été fragilisée par les troubles qui ont sérieusement affecté le pays depuis janvier 2011.
"í‡a va être dur. Mais comme nous le recommande notre religion, nous devons faire preuve de patience et nous serrer la ceinture en tenant compte de nos modestes moyens", se console Saïda Ben Hassine, une femme au foyer, la cinquantaine, mère de quatre enfants.
Pendant le mois de Ramadan, les musulmans qui représentent la quasi-totalité (près de 98 de la population tunisienne estimée à environ 11 millions de personnes, observeront le jeûne en s'abstenant de boire, de manger et d'avoir des relations sexuelles de 4h à 19h. La Tunisie ne punit pas ceux qui ne respectent pas ce rite, et dans la capitale Tunis, comme dans les grandes villes, des cafés et restaurants restent ouverts, dans la discrétion.
Paradoxalement, le mois saint, censé être une période de piété et de maîtrise des désirs, est caractérisé par un phénomène de surconsommation.
Ridha Gouia, membre de l'association des économistes tunisiens, prévoit que la consommation des ménages sera multipliée par 1,5 au cours du mois de Ramadan. Pour parer à cette demande croissante, le gouvernement met en place des stocks de produits de base (oeufs, lait, eau minérale, viandes blanches et rouges), en recourant en cas de nécessité à l'importation. Et parallèlement, les contrô les vont s'intensifier pour combattre la hausse illicite des prix qui se manifeste en cette période.
Le ministère des affaires sociales et les associations de la société civile ont annoncé des programmes d'aides en nature et en espèces ciblant quelque 235.000 familles démunies. Des "restos du coeur" sont également prévus dans les régions pauvres. Le taux de pauvreté est estimé à environ 20% de la population.
Selon un autre expert économiste Fethi Nouri, le Ramadan fait ressortir "les habitudes comportementales négatives" des Tunisiens et des musulmans en général. Il les attribue à "des facteurs psychologiques" qui incitent les jeûneurs à "imiter les autres de manière irréfléchie" indépendamment de leurs moyens.
Cet expert évalue leur impact, "nuisible sur le budget des ménages et l'économie du pays en général", à des dépenses supplémentaires estimées entre 8 à 10% par rapport à la moyenne ordinaire.
Il considère néanmoins que la surconsommation des Tunisiens est "globalement raisonnable" par rapport à d'autres où elle est beaucoup plus élevée notamment au Maroc (de 13 à 30, en Egypte (de 40 à 60%) et dans les Territoires palestiniens (30 à 40%).
Si la tension monte parfois d'un cran à l'approche de la rupture du jeûne, "aucune mesure particulière n'a été prise à l'occasion du mois de Ramadan", précise un porte-parole du ministère de l'Intérieur Lotfi Hidouri. "Les services de sécurité font normalement leur travail et nous n'avons enregistré aucune menace de quelque partie que ce soit", a-t-il assuré en allusion aux groupes dits salafistes.
Même constat dans les villes touristiques qui connaissent une affluence notable en cette période estivale. "Un effectif sécuritaire renforcé observe une vigilance discrète aussi bien (sur) les plages qu'autour des unités hô telières où les touristes vaquent normalement à leurs activités", a précisé le chargé de la communication du ministère du tourisme Zoubeir Jbabli.









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