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"The Dictator": Sacha Baron Cohen dans la peau d'un potentat


AP - Pierre-Yves Roger - publié le Lundi 18 Juin 2012 à 11:36 modifié le Lundi 18 Juin 2012 - 11:40

Paris - Après "Borat" et "Brí¼no", Sacha Baron Cohen est de retour dans un rôle extrême comme à son habitude. Dans "The Dictator", qui sort mercredi sur les écrans français, il incarne un tyran imaginaire d'un pays d'Afrique du nord qui use et abuse de son pouvoir. Dans l'excentricité la plus totale.



"The Dictator": Sacha Baron Cohen dans la peau d'un potentat
L'histoire commence en Wadiya, une nation dirigée d'une main de fer par l'amiral général Aladeen (Sacha Baron Cohen). L'homme est craint par ses sujets, car il n'hésite pas à demander à ses collaborateurs de faire couper la tête à tous ceux qui s'opposent à lui, ou simplement le contrarient.

L'ONU n'apprécie guère le comportement d'Aladeen et ce dernier est convaincu par Oncle Tamir (Ben Kingsley), son principal conseiller, de se rendre à New York pour tenter de l'amadouer. Il n'est toutefois pas du tout disposé à autoriser l'accès de ses installations d'armes nucléaires à des inspecteurs du Conseil de sécurité.

Quand Aladeen arrive à New York, il ne reçoit pas le meilleur accueil, tant de la part des militants de droits de l'Homme que des expatriés qui souhaitent la disparition du dictateur et que la République du Wadiya s'ouvre à la démocratie. Le destin du tyran va alors basculer...

En découvrant "The Dictator", réalisé par Larry Charles, les fans de Sacha Baron Cohen ne seront pas déçus, car c'est un festival de gags plus absurdes les uns que les autres. On est dans un univers proche de "Borat" (un reporter de la télévision kazakh très particulier) et de "Brí¼no" (un gay icô ne de la mode), totalement loufoque. Aladeen, par exemple, n'hésite pas à organiser dans son pays des Jeux olympiques pour le plaisir de remporter toutes les épreuves. Et à la course, il tire au pistolet sur tous ceux qui ont le malheur de contester sa suprématie.

Sacha Baron Cohen, qui a la triple casquette de scénariste, producteur et acteur, est omniprésent, incarnant son propre personnage, mais aussi celui d'un sosie qui est là pour se faire tuer à sa place en cas de besoin. Il est entouré par une galerie de personnages qui lui servent plus ou moins de faire-valoir comme Ben Kingsley ("Gandhi", "La jeune fille et la mort", "La liste de Schindler"), qu'on n'est pas habitué à voir dans ce genre de rô le, et Anna Faris ("Lost in Translation", "Smiley Face").

"Lors de mon travail avec Sacha, le véritable défi a été pour moi de ne pas essayer d'être drô le", raconte Ben Kingsley. "Je ne devais pas me laisser gagner par l'extraordinaire sens de l'humour ou la jubilation de son personnage, car je devais être solide comme un roc. Je suis le faire-valoir, mais je dois également être conscient du rythme comique", ajoute-t-il.

Sacha Baron Cohen et Ben Kingsley avaient déjà tourné ensemble récemment dans "Hugo Cabret" de Martin Scorsese.

Une grande partie du tournage s'est déroulée à New York, en commençant par le quartier de Brooklyn, en juin 2011. D'autres scènes ont ensuite été tournées à Manhattan, dans le Queens et à Staten Island. Larry Charles (qui avait déjà réalisé "Borat" et "Brí¼no") n'a pas lésiné sur les décors et certaines séquences sont impressionnantes, comme la parade sur la 5e avenue à dos de dromadaire.

Le ton est donné dès le début et jusqu'à la fin du film, le rythme reste soutenu. Mais ce style d'humour très particulier, assez répétitif et qui n'hésite pas à sombrer dans le scatologique est parfois lassant. L'effet de surprise que Sacha Baron Cohen avait su créer avec "Borat" est passé. Mais il faut lui reconnaître des dialogues souvent savoureux, dans lequels on peut aussi voir une satire politique: le dictateur utilise des arguments d'une totale mauvaise foi qui peuvent rappeler ceux utilisés par de nombreux potentats.


Tagué : film, The Dictator

           





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