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Kamal Znidar - publié le Jeudi 2 Janvier à 15:24

Témara : Les habitants se plaignent des petits taxis




A Témara, les clients sont tout sauf satisfaits par les services présentés par les chauffeurs des petits taxis. Dans cette ville du Maroc, le client est loin d'être traité comme roi. Son déplacement en petit taxi est devenu tout sauf un moment de plaisir. Moyens de transport de luxe, se déplacer en petit taxi est devenu une véritable corvée pour le citoyen T'mari.



Les chauffeurs des petits taxis -dans leur majorité- n'assurent que les courses qui les arrangent. Ils embarquent rarement deux personnes ensemble. Et quand il s'agit de trois, il est hors de question qu'ils s'arrêtent et acceptent d'accomplir leur rôle.

Certains d'entre eux pratiquent le délit de faciès. Pour eux, les africains noirs, les personnes âgées ou mal-habillées sont une clientèle à éviter. Ainsi, à cause de ce racisme et ce "double-poids, double-mesure", des clients se trouvent dans la contrainte d'attendre à chaque fois au moins une demi-heure avant qu'un chauffeur s'arrête et accepte de les transporter.

La grande partie des chauffeurs de petits taxis profite de la non-application des textes en vigueur et fonctionne en fonction de sa propre loi. En plus de charger qui ils veulent, ce sont eux qui imposent leurs itinéraires. Quant aux tarifs, elles ne sont jamais fixes et varient en fonction de leur perception du client en face.

Pour le même chemin, des fois on te demande 10 DHS, d'autres 15 DHS. Si tu es accompagné d'une femme, le chauffeur peut te demander 30 DHS pour une course qui en vaut 15. Et quand il s'agit d'un touriste ou un MRE, des arnaqueurs ont l'habitude d'exploiter l'ignorance de ces clients et leur extorquer 50 DHS -au minimum- pour une course qui en vaut 10.

Habitants de la ville, touristes ou MRE, tout le monde se plaint de cette situation mais en vain. Deux arrêtés municipaux permanents (8-62 et 9-62) du 25 septembre 1962 et le dahir n° 1-63-260 du 12 novembre 1963, sont censés être des textes qui régulent le transport par taxis. Malheureusement, les autorités locales sont tout sauf prêtes à les appliquer.

Ces textes stipulent que le client du petit taxi a bien le droit d'exiger que le compteur soit visible et mis en marche avant son départ comme il a le droit de refuser que le chauffeur du taxi charge d'autres clients et exiger de lui de suivre l'itinéraire qu'il lui indique, et non pas celui qui arrange le taximan.

Le véhicule doit être propre et bien-entretenu. Les chauffeurs doivent avoir une tenue vestimentaire correcte. Le client n'est pas obligé de supporter les discours du taximan ou ses goûts musicaux. Le chauffeur du taxi est interdit de fumer dans la voiture comme il lui est interdit de refuser d'embarquer des clients.

C'est beau tout ça ! Mais malheureusement, les responsables de la ville ne veulent pas que ces dispositions soient appliquées sur terre. Ils refusent de mettre fin à cette anarchie comme ils refusent de combattre cette arnaque qui fait défaut à la ville et présente une mauvaise image du citoyen T'mari en particulier et de l'identité marocaine d'une façon générale.

L'Observatoire de la Protection et l'Orientation du Consommateur, suite aux nombreuses plaintes reçues de la clientèle des petits taxis, a pris récemment le soin de contacter le Préfet de Skhirate-Témara. Il a demandé des informations sur le fonctionnement de ce secteur (les lois organisant le transport en petit taxi, les tarifs, le nombre de petits taxis en fonction dans la ville, etc.).

Ceci n'est qu'un premier pas. L'Observatoire de la Protection et l'Orientation du Consommateur ne compte pas s'arrêter à ce stade. Le Président de cet Observatoire, Larbi Tabit, a l'intention de tout faire pour faire bouger les choses et pousser les responsables de la ville vers la réalisation de ce qu'ils ont toujours refusé de faire avant : respecter les dispositions légales et veiller sur leur bonne exécution.




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