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Table-ronde : « La littérature carcérale en question » à Tanger


Abdelali Najah - publié le Mercredi 27 Juin 2012 à 12:56 modifié le Jeudi 28 Juin 2012 - 10:28

Afin de clôturée sa saison culturelle en apothéose, la Librairie La Virgule organise une table ronde sur « La littérature carcérale en question » à Tanger le samedi 30/06/2012 à partir de 18h30.



Table-ronde : « La littérature carcérale en question » à Tanger
D’éminents écrivains participeront à cette rencontre littéraire à savoir les Professeurs M’hamed Lachkar, Driss Bouissef Rekab et Mohamed Fellous et dont les Animateurs seront RACHID KHALESS Poète et Président MED-CULTURES, et ABDELLAH BAIDA Critique littéraire.

L’écriture carcérale, textes déclinés sous différentes coutures, peinture, poésie, dessins, récits, romans, par celles et ceux qui ont enduré les affres de la prison pendant les années de plomb auront la parole entière pour apporter chacun son témoignage sur cet épisode douloureux de l’Histoire contemporaine du Maroc. Thérapie, restitution crue ou romancée du passé ou encore acte de pardon, cette écriture atteint-elle à l’exigence littéraire ?

On connait d’illustres noms représentatifs de cette veine : Abdellatif Laâbi, Abdallah Zrika, Abdelkader Chaoui, Salah El Ouadie, Jaouad Mdidech, , Abdelaziz Mourid, Ahmed Merzouki, Fatna Bouih, ou encore Christine Daure Serfati. La région du Nord compte bien une galerie d’anciens détenus qui ont osé écrire : Mohamed Lachkar commet Courbis son œuvre de pardon, Driss Bouissef Rekab, auteur du célèbre A L’Ombre de Lalla Chafia et Mohamed Fellous qui écrit son Soliloque carcéral où l’on peut lire : « La cellule, ma cellule, dont je parle depuis longtemps, est un cercueil sur mesure. Un cercueil où, à la différence des autres, tu peux marcher (en faisant seulement trois pas dans un sens et trois dans l'autre, pas plus), tu peux changer de place, tu peux, à travers un trou, voir un morceau de ciel, une étoile si le cœur lui en dit de venir se placer juste face à ce trou, sinon jamais tu ne verras d'étoiles. Néanmoins ça reste, malgré tout, un cercueil, fait pour les morts-vivants qui y habitent, un cercueil ou nous ont jetés ceux qui ont choisi comme métier la destruction des hommes »

Trois expériences humaines qu’il faut absolument écouter.


           





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