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Selon un courriel non authentifié reçu par l'AFP et attribué au général Manaf Tlass, ce dernier appelle ses collègues militaires à "quitter le mauvais chemin". Ecarté du pouvoir depuis quelques mois car jugé peu fiable, selon une source proche du pouvoir citée par l’AFP, il aurait refusé de mener l'offensive en février-mars contre Baba Amr, un quartier de Homs contrôlé par les rebelles.
Le haut gradé sunnite de 50 ans était l’un des plus proches collaborateurs et un ami de longue date de Bachar Al Assad. Membre du comité central du Parti baas, au pouvoir en Syrie depuis 1963, Manaf Tlass était également aux commandes de la brigade 105, une unité d’élite de la Garde républicaine affectée à la défense de la capitale. Il est désormais le plus haut gradé à avoir rompu avec le régime en proie à un soulèvement populaire et à une insurrection armée, depuis seize mois.
Manaf est issu d’une famille sunnite très influente, voire peut-être la plus puissante de Syrie, originaire de la ville d’Al-Rastan, le foyer de plusieurs centaines de militaires et d’officiers sunnites souvent nommés par le père de Manaf : le général Moustapha Tlass. Ce dernier fut le plus fidèle compagnon de l’ancien président Hafez al-Assad et l’indéboulonnable ministre de la Défense de 1972 à 2004 - un record en Syrie. Il a par ailleurs amplement facilité l'arrivée au pouvoir de Bachar al-Assad après la mort de son père, en 2000.
Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a indiqué vendredi que l'officier supérieur, arrivé cette semaine en Turquie, se dirigeait vers Paris, où habitent son père et sa sœur Nahed, veuve d'un riche marchand d'armes saoudien et bien implantée socialement. Son frère Firas, richissime homme d'affaires qui a fait fortune grâce à la proximité de sa famille avec le clan Assad, serait lui à Dubaï.
La défection du général Mounaf Tlass "constitue un coup énorme pour le régime d'Assad. Nous allons chercher à coopérer avec lui. Nous appelons à d'autres défections", a déclaré lors d'une conférence de presse le président du CNS (qui rassemble la majeure partie des opposants) Abdel Basset Sayda; rapporté par les médias.
Le haut gradé sunnite de 50 ans était l’un des plus proches collaborateurs et un ami de longue date de Bachar Al Assad. Membre du comité central du Parti baas, au pouvoir en Syrie depuis 1963, Manaf Tlass était également aux commandes de la brigade 105, une unité d’élite de la Garde républicaine affectée à la défense de la capitale. Il est désormais le plus haut gradé à avoir rompu avec le régime en proie à un soulèvement populaire et à une insurrection armée, depuis seize mois.
Manaf est issu d’une famille sunnite très influente, voire peut-être la plus puissante de Syrie, originaire de la ville d’Al-Rastan, le foyer de plusieurs centaines de militaires et d’officiers sunnites souvent nommés par le père de Manaf : le général Moustapha Tlass. Ce dernier fut le plus fidèle compagnon de l’ancien président Hafez al-Assad et l’indéboulonnable ministre de la Défense de 1972 à 2004 - un record en Syrie. Il a par ailleurs amplement facilité l'arrivée au pouvoir de Bachar al-Assad après la mort de son père, en 2000.
Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a indiqué vendredi que l'officier supérieur, arrivé cette semaine en Turquie, se dirigeait vers Paris, où habitent son père et sa sœur Nahed, veuve d'un riche marchand d'armes saoudien et bien implantée socialement. Son frère Firas, richissime homme d'affaires qui a fait fortune grâce à la proximité de sa famille avec le clan Assad, serait lui à Dubaï.
La défection du général Mounaf Tlass "constitue un coup énorme pour le régime d'Assad. Nous allons chercher à coopérer avec lui. Nous appelons à d'autres défections", a déclaré lors d'une conférence de presse le président du CNS (qui rassemble la majeure partie des opposants) Abdel Basset Sayda; rapporté par les médias.









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