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Sommes-nous devenus des cybercondriaques?


Wafaa Taha Latik - Emarrakech - publié le Lundi 6 Août 2012 à 18:29 modifié le Lundi 6 Août 2012 - 18:33

Paris : Ces dernières années, les consultations médicales sur Internet sont devenues de plus en plus fréquentes. En effet, nombreux sont ceux qui choisissent, au moindre signe de maladie, de consulter des sites médicaux pour "savoir de quoi il s'agit". Ces consultations ont tendance parfois à rendre plus malade qu'on ne l'est, plutôt à devenir des "cybercondriaques".



Sommes-nous devenus des cybercondriaques?
En réalité, et selon une étude sur le magazine "Ca m'intéresse", quand on navigue pour consulter à propos d'un mal, ce dernier ne fait qu'empirer. Il s'agit d'une inquiétude excessive et non fondée qui conduit l'internaute à consulter plusieurs sites médicaux afin d'y rechercher des symptômes.. la vesrion "cyber" de l'hypocondriaque.

Pour rappel, l’hypocondrie est un syndrome caractérisé par une peur et anxiété excessives et bouleversantes concernant la santé et le bon fonctionnement du corps d'un individu. Une écoute obsessionnelle de son corps amène l'hypocondriaque à interpréter la moindre observation comme le signe d'une maladie grave.

Cependant, la cybercondrie se propage beaucoup plus vite à cause de toutes les "issues" qu'ouvre internet. En 2008, Ryan White et Eric Horvitz, des chercheurs travaillant pour Microsoft, ont analysé le comportement de millions d'internautes naviguant sur des sites médicaux. Ils ont répertorié les symptômes les plus courants à plusieurs causes possibles, bénignes ou malignes.

Résultat: Un mal de tête est associé à une tumeur cérébrale dans 25% des réponses listées par un moteur de recherche de Microsoft, et plus d'une réponse sur trois relie une douleur à la poitrine à une attaque cardiaque.

Il faut dire que les sites internet consacrés aux maladies sérieuses sont bien nombreux, et internet et en exergue des cas exceptionnels auxquels on a tendance à s'identifier alors qu'ils ne nous concernent pas.

La question est, donc, comment devenir moins "cybercondriaque" et cibler sa recherche sans tomber dans l'illusion maladive? Il faut, tout simplement, faire confiance au travail des médecins, les seuls capables de faire un diagnostic en regroupant des symptômes; et passer par le "corps", un diagnostic "virtuel" n'étant point un véritable diagnostic.

Il faut, ainsi, considérer Internet comme un complément d'informations à un diagnostic de médecin, et ne jamais y rechercher un diagnostic au péril de s'imaginer, rapidement, atteint d'une maladie grave.

En plus, il vaut mieux consulter les sites certifiés qui portent le HON (Health On the Net) code, certification indépendante délivrée par une équipe de professionnels de la santé, apposé sur plus de 900 sites français et sur environ 7300 sites dans le monde, dans le but d'aider l'internaute à savoir qui dit quoi.



           







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