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Mohamed Takadoum - publié le Jeudi 5 Février à 16:35

Scandale à la commission de Bruxelles qui a couvert les détournements de l’aide européenne aux réfugiés sahraouis.




La Commision européenne a enterré sciemment un rapport de l’Office de répression des fraudes de la Commission Européenne de 2007.




D’après un article du monde du 23/01/2015 « C’est un rapport daté de 2007 qui vient d’être exhumé. Il est rédigé par l’Office anti-fraude de l’Union européenne (UE) qui pointe un détournement bien organisé depuis des années de l’aide humanitaire accordée aux réfugiés sahraouis des camps de Tindouf en Algérie.

Ce rapport se fonde sur les résultats d’une enquête menée depuis 2003. Il porte de lourdes accusations et cite les noms des personnes soupçonnées d’être les organisateurs de ces détournements, qui commencent dans le port algérien d’Oran où est opéré le tri entre « ce qui doit arriver et ce qui peut être détourné ». Sur la copie de ce rapport qu’a pu obtenir l’AFP, les noms des suspects ont été noircis.nterrogée jeudi 22 janvier au Parlement européen sur ce rapport rédigé en 2007, la commissaire européenne au Budget, Kristalina Georgieva, a reconnu que l’exécutif bruxellois n’avait pas jugé nécessaire de suspendre son aide. »

En effet , en dépit du constat terrible établi par le directeur général de l’Aide humanitaire et de la Protection civile de la Commission européenne (ECHO), Peter Zang à l’issue d’une visite des camps de Tindouf en Algérie (Al Watan) : malnutrition, jeunesse désœuvrée, éducation délaissée, population vulnérable ; la situation ne s’est guère amélioré, depuis.

Or cette situation est due en grande partie au détournement de l’aide humanitaire destinée aux populations Sahraouis à Tindouf.Les détournements de l'aide humanitaire destinée aux populations dans les camps de Tindouf est « l'œuvre conjointe de la direction du Polisario et de certains milieux algériens proches du pouvoir », avait déjà affirmé le président du Centre européen pour l'intelligence stratégique et la sécurité (ESISC).

Il avait précisé que le rapport publié à ce sujet par l'Office européen de lutte Anti-fraude (OLAF) « pointe le croissant rouge algérien comme étant le principal bénéficiaire de ces détournements, et ce dès le port d'Oran »« La responsabilité algérienne ne fait aucun doute du point de vue juridique », a-t-il ajouté, soulignant que « c'est donc à Alger de veiller à ce qu'il n'y ait aucun détournement. Le moins que l'on puisse dire est qu'il y a là un grave manquement à des obligations internationales ».L'Olaf avait révélé, dans un rapport, les mécanismes des détournements des aides humanitaires destinées aux populations sahraouis dans les camps de Tindouf. « Ce rapport d'une vingtaine de pages explique comment l'aide est largement détournée au profit des dirigeants du Polisario et aussi de diverses parties algériennes », a précisé le président de l'ESISC, ajoutant qu'« il nous a même été confirmé de plusieurs sources, y compris algériennes, que l'Etat algérien perçoit des taxes sur une partie de l'aide ».« Une partie de l'argent du contribuable européen censé aider les populations de Tindouf sert en effet à enrichir l'Etat algérien via son système fiscal. ».

Les enquêteurs de l'OLAF « ont, également, tracé les villas de luxe achetées dans le sud de l'Europe avec l'argent issu de ces détournements ainsi que les caches dans lesquelles des stocks sont constitués en vue de leur revente ultérieure, entre autres, en Afrique subsaharienne ». Face à cette situation, le président de l'ESISC a plaidé pour deux solutions à court terme : se livrer à un recensement précis des populations sahraouies et mieux contrôler l'aide (ce que refusent jusqu’a présent le Polisario et Alger). Voir la totalité de l’entretien.

Car depuis création du Polisario l’Algérie refuse de procéder au recensement des populations de Tindouf . C’est ce qu’affirme un rapport confidentiel de l’Office européen de lutte anti-fraude (OLAF), cité par le Centre européen pour le renseignement stratégique et la sécurité (ESISC). L’ESISC précise, dans un document publié sur son site Internet , que « si le refus injustifiable de l’Algérie » de procéder au recensement des populations de Tindouf « peut s’expliquer facilement eu égard à l’état de ses relations avec le Maroc et par son besoin de propagande politique sur la question des réfugiés présents sur son sol, le refus du Polisario est, quant à lui, principalement motivé par les profits illégaux que les dirigeants du front opèrent grâce à une surestimation du nombre de réfugiés et, par voie de conséquence, à une aide humanitaire plus importante ».

Par ailleurs, l’'ONG américaine Teach the Children International a accusé la direction du Polisario de détourner l'aide humanitaire destinée aux populations des camps de Tindouf, en Algérie"Des aides ne sont jamais arrivées. Des conteneurs entiers ont été détournés de leur destination", avait affirmé, Leah Farish, membre de cette ONG basée en Oklahoma.

Quelque 5 millions de dollars d'aide, constituée de produits alimentaires, de médicaments et autres produits de première nécessité ont été acheminés vers les camps par cette ONG qui opère dans plusieurs pays en développement."Nous ne sommes pas la première ONG à avoir dévoilé ces actes sordides, plusieurs rapports d'ONG indépendantes ont en fait l'amère constat avant nous", avait-t-elle fait savoir à New York en marge de sa visite auprès de plusieurs missions de pays membres du conseil de sécurité et d'ONG.Il s'agit notamment de l’AJC et de "The Association of the Bar of the City of New York" (Association du barreau de la ville de New York), fondée en 1870 et regroupant plus de 23.000 membres dans 50 pays.

"Nous avons acquis la preuve de ces détournements et nous nous sommes vus dans l'obligation de suspendre puis d'arrêter définitivement ces aides, malheureusement nécessaires pour ces populations qui n'ont que trop enduré, depuis 35 ans", a déploré Mme Farish, avocate de profession spécialisée dans les libertés publiques."Teach the Children International" a en effet arrêté toute aide pour les camps depuis 2005.

Devant cette situation et devant la réticence de la communauté internationale à lever des fonds au profit des réfugiés sahraouis ; le représentant du Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) à Alger, Abdelkrim Ghoul, a appelé en juin de cette année la communauté internationale, notamment les pays donateurs, à intensifier leurs aides humanitaires au profit des réfugiés sahraouis.La communauté internationale est donc devant un dilemme : continuer de donner de l’aide en sachant qu’une grande parte est détournée ou laisser les refugiés sahraouis à leur sort ?


 



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