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Sahar ABDELLI - publié le Lundi 28 Février à 00:00

Scandale Gaymard, La presse : le quatrième pouvoir mais sous d’autres cieux !



Emarrakech - « Ce n’est plus une affaire immobilière, c’est une crise de confiance » a affirmé le quotidien français le Monde dans son éditorial intitulé « Discrédit » du vendredi 25 février. L’Affaire Gaymard a fait coulé beaucoup d’encore et a fait réagir l’opinion publique ayant décelé au grand jour de l’essor de la démocratie française, une réalité amère, à savoir « le symptôme d’une impuissance des responsables publics à saisir que les temps ont changé ».



Hélas ! la déception est unanime. La conviction communément défendue par le gouvernement français s’est avérée un simple discrédit politique réduit aux mensonges reflétant l’ambivalence entre le « dit » et le « fait ».

A l’origine de l’affaire, un duplex de 600 m2 loué par l’Etat français à 14000 euros par mois au profit du ministre de l’économie et des finances Hervé GAYMARD, en tant que logement de fonction, ce qui est en inadéquation avec la circulaire de Matignon fixant et limitant les surfaces et les enveloppes budgétaires consacrées aux logements de fonction. L’opinion publique a pris connaissance de surcroît de la détention de Mr Gaymard d’un appartement de 190 m2 loué moyennant 2500 euros par mois, ce qui n’est pas illégal conformément à la législation en vigueur, mais aux antipodes de la politique d’optimisation des dépenses publiques préconisée par la république française.

Il se doit d’être signalé que les Gaymard ont déclaré solennellement avoir prêté gracieusement et bénévolement l’appartement objet de leur propriété, à un ami, ce qui n’est pas vrai. Ces balivernes s’ajoutent aux maladresses de communication de Gaymard mettant le gouvernement de Raffarin dans une situation délicate qui risquerait de dégrader son image auprès d’un peuple relativement avertis.

Suite à cette polémique Gaymard a présenté sa démission et a fait l’objet de l’ordre du jour du plateau du vendredi 25 février à 20h sur TF1. Quelques heures après sa démission, l’ex ministre de l’économie et des finances déclare : "Je m'en veux. J'ai fait des erreurs, j'en ai tiré les conséquences, je payerai ce qu'il faut pour les redresser. Mais je crois très honnêtement que le niveau que la polémique a atteint ne correspond pas à la réalité des choses."

Il est à rappeler également que Paris Match a publié le jeudi dernier un entretien avec l’ex ministre où il déclare « Evidemment, si je n'étais pas le fils d'un cordonnier marchand de chaussures, si j'étais un grand bourgeois, je n'aurais pas de problème de logement. Je serais propriétaire de mon appart, et il n'y aurait pas toute cette affaire ». L’ex ministre a nié le vendredi soir sur TF1 avoir accordé ces propos à Paris Match.

Qui a raison et qui a tord ? A vous de juger. En tous cas la presse française a prouvé encore une fois son unanimité pour instaurer un débat collectif où le citoyen lambda se retrouve et s’y identifie. Moralité de l’affaire, je reviens à nos chers journalistes nationaux, cessez de dire et redire « MIN AYNA LAKOUM HADA », ce n’est pas le noyau dur de notre retard. Un grand « Jihad » vous attend pour que la satisfaction du citoyen soit vraiment votre cheval de bataille. Sans vouloir procéder à un benchamarking, les faits sont là. Nous exigeons une presse à la hauteur de la transition démocratique. EH oui Driss BENNANI l’a bien dit : nous demandons le palpable et j’ajoute que la presse doit donner en premier lieu l’exemple pour être crédible aux yeux du quidam.

Lire sur Emarrakech :
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