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MAP - publié le Samedi 12 Mars à 09:47

Sahara: nouveau revers pour l'Algérie au Conseil des droits de l'Homme




Genève - L'Algérie a essuyé un nouveau revers au Conseil des droits de l'Homme (CDH) de l'ONU, suite à la décision du Haut-commissaire aux droits de l'Homme de ne pas évoquer la situation au Sahara dans son rapport soumis à l'organe onusien.



Le Haut-commissaire Zeid Raad Al-Hussein a choisi de focaliser son rapport périodique sur les situations de conflit et de violations flagrantes des droits humains, comme en Syrie, au Yémen et dans certains pays africains. 

Et sans surprise, l'ambassadeur algérien à Genève n'a pas caché son irritation et sa déception lors du débat qui a suivi la présentation du responsable international, en appelant à ce qu'une "attention particulière soit accordée" à ce qu'il qualifie de "violations des droits des populations du Sahara". 

Exerçant son droit de réponse, l'ambassadeur représentant permanent du Maroc à Genève, Mohamed Aujjar, a affirmé que le Maroc "n'a pas de leçons à recevoir de quiconque" en matière des droits de l'Homme: les réalisations et les acquis accumulés dans les provinces du sud sont là pour le prouver. 

"Le respect des droits et des libertés demeure un choix stratégique pour le Maroc dans l'ensemble de son territoire national, y compris le Sahara marocain", a-t-il fait valoir, tout en refusant d'être entrainé dans "une polémique stérile" indigne du Conseil des droits de l'Homme.

L'ambassadeur a dans ce contexte rappelé que 11 procédures spéciales ont visité le Maroc et ont pu constater, in situ, le niveau d'ouverture, de développement et de jouissance des droits humains dans le pays. 

"Si violations il y a, c'est bel et bien dans les camps de Tindouf en Algérie où les populations sont privées de leurs droits les plus élémentaires depuis 40 ans", a affirmé encore M. Aujjar. 

Le Maroc, a-t-il dit, ne peut recevoir de leçons d'un pays connu pour avoir fermé ses frontières depuis de nombreuses années aux mécanismes et rapporteurs de l'ONU, mais aussi aux ONG actives dans le domaine des droits de l'Homme. 

Le diplomate marocain a en même temps attiré l'attention du CDH sur les conditions inhumaines qu'endurent les habitants des camps de Tindouf, devenus l'une des zones les plus dangereuses au monde, dans un climat d'impunité totale. 

Au cours de ce débat du conseil tenu en plénière, M. Zeid Al-Hussein s'est dit "très préoccupé" par la frustration croissante des jeunes vivant dans les camps de Tindouf exposés au risque de recrutement par des groupes terroristes présents dans la région

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