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MAP - publié le Jeudi 1 Octobre à 17:27

Sahara marocain: la position de la Suède procède d'une perception superficielle d'une question centrale dans les équilibres géostratégiques






Dakhla - La position de la Suède vis-à-vis de la question de l'intégrité territoriale du Royaume procède d'une perception superficielle d'une question centrale dans les équilibres géostratégiques dans une région en proie à de graves défis sécuritaires, a affirmé Abdelfattah El Fatihi, expert des questions du Sahel et du Sahara.
Dans une déclaration à la MAP, M. El Fatihi a indiqué que de grands pans de la région du Grand Sahara sont sous la coupe de multiples organisations terroristes, relevant que la présence de groupes séparatistes dont la connexion avec les mouvements terroristes est avérée, constitue également une source de menace majeure à la paix et à la stabilité de la région.

La décision du gouvernement suédois est totalement aux antipodes de la volonté de la communauté internationale de parvenir à une issue politique à la question du Sahara, comme elle est de nature à entraver l'action de l'ONU et du Conseil de sécurité (CS) qui a appelé dans ses dernières résolutions à une solution politique mutuellement acceptable, a-t-il relevé.

La Suède qui se targue de promouvoir les principes de la pratique démocratique, risque de se retrouver en contradiction avec le droit international en reconnaissant un "Etat" dépourvu de tout attribut de souveraineté, en plus de interférence flagrante dans l'action de l'ONU chargée de la résolution du conflit factice autour du Sahara marocain, a-t-il poursuivi .

Pour M. El Fatihi, le pays scandinave dispose encore du temps nécessaire pour évaluer les répercussions de sa position erronée sur l'ensemble de la région et sur les relations avec le Royaume du Maroc, qui jouit d'un statut avancé auprès de l'Union européenne avec des engagements moraux et politiques astreignant les pays membres à respecter les intérêts territoriaux et souverains du pays bénéficiant de ce statut.

Décidément, la Suède "chante faux" à travers cette position, étant donné que le statut avancé sous-tend le recours préalable aux canaux politiques et diplomatiques via l'espace européen, avant de s'aventurer à prendre, unilatéralement, des décisions qui sont, somme toute, aux antipodes des positions de la communauté internationale concernant ce dossier, a-t-il observé.

La décision de la Suède et ses manœuvres diplomatiques sont dictées par des considérations idéologiques étroites des partis socialistes de ce pays scandinave et une sympathie anachronique avec le "Polisario", fondée sur une compréhension surannée du concept de l'autodétermination, a-t-il relevé.

L'expert a fait savoir, dans ce sens, que la Suède est loin de cerner "toute la réalité" de ce conflit factice et ses soubassements, notant que l'expérience requise pour la compréhension de ce dossier fait défaut à ce pays.

Pour toutes ces considérations, M. El Fatihi qualifie la position suédoise d'"irrationnelle", voire d'"extrémiste", aux retombées morales et politiques susceptibles d'entraver le processus visant à chercher une solution politique mutuellement acceptable conformément aux résolutions de l'ONU et du CS. 

De l'avis de l'expert, comparer le différend du Sahara au conflit arabo-israélien est incontestablement "absurde" et trahit une compréhension totalement erronée de la réalité qui ne sied point à un pays appartenant à l'espace européen qui ne reconnaît pas la chimérique "rasd" depuis le début du conflit et jusqu'à aujourd'hui. 

Et de souligner que la décision de la Suède est plutôt une manifestation "affective" loin de toute objectivité.

La Suède, à travers ses manœuvres qui vont à l'encontre de l'intégrité territoriale du Royaume, affiche son hostilité à la sécurité nationale et stratégique du Maroc, a-t-il estimé, affirmant que les Marocains ne manqueront pas de faire face à cette attitude avec fermeté et à tous les niveaux.

La situation actuelle interpelle la mobilisation des différentes potentialités nationales dans le cadre d'une diplomatie civile forte et capable de faire valoir la justesse de la cause nationale en Europe du nord, vu que la position de la Suède pourrait influencer d'autres pays ne disposant pas d'une connaissance précise et objective sur ce conflit artificiel.

Dans ce sens, M. El Fatihi a rappelé que SM le Roi Mohammed VI avait mis l'accent, dans le discours du Trône, sur l'impératif de mener une action diplomatique avancée concernant la cause nationale et "ne pas s'en tenir à de simples réactions", appelant, à cet effet, à une mobilisation nationale pour faire face à la position suédoise via une diplomatie officielle et de la société civile.

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