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MAP - publié le Vendredi 9 Mars à 10:35

Sahara : le "new deal" régional, levier pour un règlement du différend artificiel




New York - Près de sept mois après les derniers pourparlers informels sur le Sahara marocain, un nouveau round réunira à partir de dimanche à Manhasset les parties au conflit autour de ce différend artificiel, dans un Maghreb qui inaugure un nouveau départ, mais fait face, dans le même temps, à de nombreux défis, en premier lieu la menace terroriste sur son flanc sud.



Christopher Ross
Christopher Ross
Plusieurs experts et observateurs avaient, à de nombreuses reprises, attiré l'attention de la communauté internationale sur les risques "d'un Sahélistan aux portes du Maghreb", une menace accentuée par les derniers bouleversements dans la région, notamment en Libye et qui sont venus confirmer la collusion entre groupes terroristes.

"On constate depuis plusieurs années une hybridation des mouvements terroristes (dans la région) qui versent et recrutent de plus en plus dans le milieu criminel de droit commun", a expliqué à la MAP une source diplomatique occidentale.

Dernier en date, un rapport des Nations Unies est venu confirmer cette crainte en mettant au jour les liens tissés par la secte terroriste Boko Haram, un groupe actif au Nigéria avec Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), dans une région sahélo-saharienne déjà en proie aux turbulences.

La guerre civile en Libye aurait permis à des groupes armés africains tels que la secte Boko Haram et AQMI d'accéder à de vastes caches d'armes, selon ce rapport publié en janvier dernier, à l'issue d'investigations menées en Afrique de l'Ouest par une mission onusienne, et présenté devant le Conseil de sécurité de l'ONU.

La Chute du régime Kadhafi en plus d'amplifier la menace terroriste, signe aussi la fin d'un appui moral, financier et militaire généreux apporté aux séparatistes du polisario. La chute du régime de Kadhafi a également laissé une direction corrompue du polisario, plus en plus fragilisée et aux abois et qui persiste à tenir en otage, depuis plus de 37 ans, des populations dans les camps de Tindouf. Celles-ci sont privées de recensement et exposées à tous les risques, une situation qui vient s'ajouter à l'instabilité au Sahel.

La série d'enlèvements d'Occidentaux dans la région sahélo-saharienne, dont les trois humanitaires européens kidnappés à Rabouni, en liaison avec les différents trafics liés à la drogue et à la contrebande, devient une puissante source de financement pour les bandes criminelles et terroristes qui opèrent dans cette zone vulnérable, aux frontières poreuses et à la jeunesse désÂœuvrée, et une sérieuse menace pour la sécurité de la sous-région, notamment les pays du Maghreb.

"Nous avons vécu le printemps arabe, nous avons vu des signes de désaffection grandissante parmi les jeunes et nous avons relevé un désir de raviver le mouvement pour l'unité du Maghreb. Nous avons aussi vu une prise de conscience plus forte concernant la menace terroriste", soulignait récemment l'Envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU pour le Sahara, Christopher Ross.

Ces éléments, selon lui, "pourraient pousser les parties prenantes à un engagement plus solide et cela pourrait aussi pousser les acteurs régionaux et internationaux à s'engager davantage à la recherche d'une solution", a insisté l'Envoyé personnel.

Dès lors, une solution négociée basée sur le réalisme et l'esprit de compromis à la question du Sahara revêt un caractère prioritaire dans le nouvel ordre régional au Maghreb, marqué par la récente dynamique, le signe du réchauffement entre les cinq pays frères.

Dans cette perspective, l'initiative marocaine d'autonomie reste la solution la plus réaliste à ce conflit d'un point de vue américain tout comme français ou espagnol, selon l'ancien représentant spécial du secrétaire général de l'Onu pour le Sahara, Erik Jensen.

Pour  Jensen, depuis les évènements qui ont secoué la région d'Afrique du Nord et du Moyen Orient (MENA), l'ancien ordre, quand il n'a pas totalement disparu, a connu de grands défis. Mais dans tous les cas, selon lui, un nouvel ordre doit émerger pour accompagner la nouvelle génération de populations, en majorité des jeunes, bien éduqués, aspirant à une vie meilleure et mieux au fait de leur environnement immédiat et international.

Dans ce contexte, le Maroc, à travers les choix opérés dans le cadre de profondes réformes initiées par SM le Roi Mohammed VI, adoptées lors du vote historique de juillet dernier, et massivement saluées à l'échelle internationale, offre une nouvelle dynamique pour engager des discussions substantielles sur le plan d'autonomie.

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