Lemag.ma : Portail d’information dédié au Maroc et au Maghreb
Facebook
Twitter
App Store
Newsletter
Mobile
Rss
Une veille informationnelle sur le festival international du film de Marrakech App #eMarrakech #FIFM2016... https://t.co/34xwOAAqjU



Adam Sfali - publié le Samedi 11 Avril à 19:33

Sahara: Rabat recadre Madrid concernant les ‘poursuites judiciaires’ contre 11 marocains




Rabat : Le ministère marocain des affaires étrangères a très véhémament commenté la décision judicaire espagnole de poursuivre 11 marocains, accusés de ‘charges graves’ au Sahara.



En effet, le MAEC vient de publier aujourd’hui, Samedi, un communiqué dans lequel, il dit son étonnement et condamne la procédure judiciaire lancée par un juge espagnol, contre 11 marocains, accusés de faits graves au Sahara.

Dans son communiqué au ton plus que ferme, le MAEC a dénoncé "une instrumentalisation de la justice espagnole par des parties obscures", à des fins politiques hostiles au royaume, indiquant que cette affaire, dont les faits se seraient déroulée au Sahara, il y a plusieurs décennies, n’aurait été déterrée en Espagne, à ce moment précis oû l’affaire du Sahara est en délibération au conseil de sécurité de l’ONU, que pour nuire aux relations entre les deux pays, qui traverse, selon le MAEC, une de ses phases "les plus sereines et les plus prometteuses".

Le MAEC a expliqué que si des marocains peuvent être suspectés de quelconque incident déroulé sur le territoire national, il revient à la justice marocaine et à elle seule d’y trancher et que point juridiction étrangère ne peut prétendre à cette compétente.

En fin le MAEC a assuré que l’affaire en question concerne ‘‘une période historique très particulière et des circonstances spécifiques liées à des hostilités armées d’une autre époque’’ et qu’elle a été traité par l’Instance Equité et Réconciliation (IER)’’.

A noter que le juge espagnol Pablo Rafael Ruz Gutiérrez a décidé de poursuivre 11 responsables marocains pour des charges graves de 'Génocide' au Sahara, sur la base de témoignages douteux, de 19 individus accusant ces dits responsables, d'avoir commis ces prétendus faits, entre 1975 et 1991.

Selon des sources médiatiques de la place, le juge Ruz, aurait basé l'instruction de son dossier d'accusation sur des rapports dont la rédaction aurait été financée par des formations politiques espagnoles pro-Algérie.
Le juge espagnol Pablo Rafael Ruz Gutiérrez - PH diariodenavarra.es
Le juge espagnol Pablo Rafael Ruz Gutiérrez - PH diariodenavarra.es

Suivant le communiqué du MAEC :

Le Royaume du Maroc a pris note, avec étonnement, d’une décision judicaire espagnole inédite touchant 11 citoyens marocains et souhaite apporter les éléments de clarification et de précision suivants:

1- Il s’agit d’une nouvelle tentative d’exhumer un dossier ancien, après celle de 2007, qui s’est révélée vaine et truffées d’erreurs factuelles graves et d'incohérences frôlant le ridicule. Les semblants de « corrections » apportées depuis confirment le manque de crédibilité de la démarche et son caractère inique.

2- Les faits évoqués datent de plus de 25 ans et pour certains de près de quatre décennies. Ils concernent une période historique très particulière et des circonstances spécifiques liées à des hostilités armées d’une autre époque. Les déterrer aujourd’hui préside surtout d’une instrumentalisation politique, d’autant plus qu’ils ont été couverts par le travail de l’Instance Equité et Réconciliation (IER), dont le sérieux et la crédibilité ont été largement reconnus.

3- Le timing choisi pour ressusciter cette pseudo affaire, à l’approche des échéances onusiennes annuelles relative au dossier du Sahara marocain, renseigne amplement sur les parties, bien connues, qui sont derrières ces manœuvres et dévoilent leur agendas politiques réelles.

4- Il est regrettable que certains individus, aux motivations obscures et en quête de gloire personnelle, mettent leurs responsabilités au sein du système judicaire espagnol, au service de manigances ciblant la relation bilatérale marocco-espagnole, qui traverse, aujourd’hui, une de ses phases les plus sereines et les plus prometteuses.

5- Autant le Maroc est disposé à coopérer pleinement avec les autorités espagnoles pour démontrer le caractère infondé des accusations, autant il réitère son refus de principe de toute poursuite judiciaire contre des citoyens marocains à l’étranger pour des faits supposés avoir été commis sur le territoire national et qui demeurent du ressort de la justice marocaine.

6- Le Royaume du Maroc est attaché au renforcement de la relation de bon voisinage constructif et au partenariat stratégique particulier qui le lie au Royaume d’Espagne. Il œuvrera pour la préservation de cette relation contre toutes les manœuvres de nuisance ourdies par les adversaires de cette relation.

               Partager Partager