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MAP - publié le Jeudi 24 Mars à 10:53

Sahara : Ban Ki-moon focalise sur les effets et élude la cause (Naïm Kamal)




Rabat - Pour se dégager de l'embarras, le secrétaire général de l'ONU cherche à focaliser l'attention du conseil de sécurité non plus sur la cause, les agissements de Ban Ki-moon, mais sur leurs effets, notamment la décision du Maroc de renvoyer la composante civile de la MINURSO et la fermeture du bureau de liaison militaire de Dakhla, affirme le journaliste Naïm Kamal.



"Par un flot de mots et de phrases sur la situation préoccupante dans la région et les risques que lui font courir la réduction des moyens de la MINURSO, le secrétariat général tente de reprendre la main", lit-on dans un éditorial publié, mercredi, par "Quid.ma".

En ajoutant aux termes impropres, les gestes déplacés (V de la victoire et visite de Bir Lahlou) le secrétaire général de l'ONU a voulu forcer la main au Conseil de Sécurité pour le sortir de la logique actuelle dans le traitement du dossier, relève l'auteur de cet article. 

Son erreur, sa faute, a été de croire que par glissements sémantiques et sémiologiques, il allait changer l'approche du conseil de sécurité dans la recherche d'une solution politique au conflit, affirme-t-il.

Selon Naïm Kamal, le porte-parole adjoint du secrétaire général de l'ONU, Farhan Haq, et derrière lui Ban Ki-moon, veulent faire oublier que ce qu'il a qualifié au début de "malentendu" ne se limite pas à l'usage du terme "occupation", qui a mué dans le dernier point de presse, tenu mardi 22 mars au siège de l'organisation, en "territoire contrôlé par le Maroc", mais à tout les agissements du secrétaire général dans la sous-région, à commencer par sa visite, en compagnie de dirigeants du Polisario, à Bir Lahlou, que ce mouvement veut faire passer pour une sorte de "capitale provisoire".

Cette persistance dans l'erreur et ce point de presse lui-même sont une manière de poursuivre la pression sur le conseil de sécurité qui ne se résout pas, malgré toutes les tentatives du secrétaire général de l'ONU, à le suivre dans ses desseins pour la région, note le journaliste.

Pour pallier ce manque de soutien, le porte-parole adjoint a déclaré qu'il "est clair que les membres du Conseil de sécurité mesurent la gravité de la chose. Et il est clair qu'ils comprennent la nécessité de soutenir le travail et le mandat des missions de maintien de la paix des Nations Unies".

Personne n'en doute et le Maroc ne dit rien d'autre que le respect de ce mandat tel que défini par les résolutions du conseil de sécurité, a-t-il précisé.

C'est dans ce sens que la plupart des membres du conseil, essentiellement ceux qui comptent, ont réitéré leur soutien au plan d'autonomie marocain comme base d'une solution mutuellement acceptable, et que chacun avec son style propre, a désavoué les tentatives du secrétaire général de faire dérailler le train, conclut M. Naïm Kamal.

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