Lemag.ma : Portail d’information dédié au Maroc et au Maghreb
Facebook
Twitter
App Store
Newsletter
Mobile
Rss
Italie: référendum à risque, en pleine vague populiste, pour Renzi: Le chef du gouvernement... | via @lemagMaroc https://t.co/JlyujW1Cxy


MAP - publié le Lundi 13 Avril à 12:35

Revue quotidienne des éditos



Rabat - Les éditorialistes des quotidiens parus lundi ont centré leurs commentaires sur le dernier rapport du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon sur la situation au Sahara, ainsi que sur l'accident de la route, survenu dans la province de Tan Tan, et l'évaluation de l'application de la Charte nationale d'éducation et de formation.



Abordant le dernier rapport du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon sur la situation au Sahara, Rissalat Al Oumma écrit que "dans une démarche surprenante et même choquante pour les adversaires, et contrairement aux attentes du régime algérien et du polisario suite à la dernière tournée dans la région de l'envoyé personnel de Ban Ki-moon, Christopher Ross, ce rapport souligne les pas positifs du Maroc en matière des droits de l'Homme, dont l'adoption du nouveau Code de justice militaire et l'adhésion au Protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture.

Ce rapport, qui sera publié la semaine prochaine, se distingue de celui de l'année dernière par l'absence de recommandation de l'élargissement du mandat de la Minurso et de l'intégration, pour la première fois, dans la partie "recommandation" de la "nécessité de l'enregistrement" des populations dans les camps de Tindouf en Algérie, pour lequel le Maroc ne cesse d'appeler, note l'éditorialiste, soulignant que le contenu de ce rapport constitue "un nouveau camouflet" infligé aux adversaires du Maroc et un cuisant revers à leurs visées expansionnistes.

Revenant sur l'accident de la route survenu, vendredi dernier dans la province de Tan Tan suite à la collision frontale entre un autocar et un camion semi-remorque, et qui a causé la mort de 33 personnes, Bayane Al Yaoum souligne que l'enquête diligentée sur les causes de cet accident "doit être menée avec rigueur, diligence et sérieux" .

L'éditorialiste, qui a souligné la nécessité de déterminer les responsabilités "avec objectivité" et d'appliquer la loi avec "rigueur et fermeté" à l'encontre des coupables, fait remarquer que ce drame est poignant d'autant que "nous avons cru que nos routes ne tuent plus comme auparavant et que le nombre d'accidents de la circulation a significativement diminué".

L'accident de Tan Tan "est l'un de ces drames qui laissent des plaies ouvertes et des traces indélébiles", écrit pour sa part Aujourd'hui le Maroc. L'éditorialiste estime que l'émoi provoqué par cette tragédie "ne doit pas nous empêcher de soulever les vraies questions et, partant de là, éviter que des drames similaires ne se répètent dans l'avenir. Car là où elles sont, les victimes n'ont pas besoin de notre compassion".

Commentant le témoignage de l'un des survivant, qui a affirmé qu'il avait passé du temps à ouvrir la porte bloquée de l'autocar bien que ces véhicules soient équipés de fenêtres de secours faciles à ouvrir, l'auteur estime que l'école "ne joue pas son rôle puisque les cursus du primaire jusqu'à l'université ne prévoient pas chez nous des exercices d'évacuation en cas d'urgence".

Dans un éditorial titré "Evaluation", allusion faite au dernier rapport d'évaluation de l'application de la Charte nationale d'éducation et de formation, L'Economiste souligne l'urgence de changer le mode de contrôle du secteur de l'Education nationale, affirmant que depuis plus de trente ans, les fonctionnaires du ministère "ne savent utiliser que la moitié du budget qu'on leur donne (...) alors que la Charte leur demande de tenir un budget satellite pour mieux savoir ce qui se passe, mesure qu'ils ont effectuée une seule fois, en 2003-2004, mais plus jamais après".

D'après l'éditorialiste, les parents et les contribuables ne sont pas naïfs, et chacun devine bien pourquoi un tel document a été tué dans l'œuf, étant donné qu'il conduisait à l'évaluation, ce dont personne ne veut. 

Selon lui, les élus des deux Chambres du Parlement doivent demander aux ministres successifs d'"expliquer pourquoi les finances sont si mal tenues depuis longtemps", soutenant que "la plaie du ministère de l'Education nationale est d'avoir réussi à se construire une puissante carapace anti-contrôle et a détruit, pièce par pièce, les instruments qui permettaient de rapprocher son budget et ses réalisations".

Un exemple des désordres qu'engendre l'absence de contrôle réside dans le fait que les académies régionales d'éducation et de formation n'ont pas de comptabilité analytique et qu'elles ont 3,5 milliards de DH d'arriérés de paiement envers les fournisseurs, relève l'éditorialiste.

               Partager Partager

Fil Info | Lemag | Presse | Tribune | Sahara